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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2202710

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2202710

lundi 8 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2202710
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantLEPEU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 18 mars 2022 et le 24 octobre 2023, M. B A, représentée par Me Lepeu, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 7 décembre 2021 par lequel la préfète du Val-de-Marne a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour portant autorisation de travail à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre

de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

La décision de refus de titre de séjour :

- est insuffisamment motivée ;

- est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation personnelle ;

- méconnaît les dispositions des articles L. 421-1, L. 423-23, L. 432-1, L. 435-1 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

L'obligation de quitter le territoire français :

- est illégale par voie d'exception en raison de l'illégalité du rejet de sa demande de titre de séjour ;

- a été prise en méconnaissance du principe du contradictoire ;

- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

La décision accordant un délai de départ volontaire est illégale dès lors que les circonstances justifiaient que le préfet lui accorde un délai supplémentaire ;

La décision fixant le pays de destination méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

La requête a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne qui n'a pas produit de mémoire.

Mme A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision n° 2022/338 du 16 février 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Après avoir entendu le rapport de M. Cyril Dayon, conseiller, au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant congolais se maintenant irrégulièrement en France, a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 423-22, L. 435-1 et L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 7 décembre 2021, dont M. A demande l'annulation, la préfète

du Val-de-Marne a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué, mentionne les dispositions sur lesquelles la préfète s'est fondée et les éléments de faits qu'elle a relevés pour prendre décision de refus de séjour en litige, laquelle est ainsi suffisamment motivée au regard des exigences de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

3. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète

du Val-de-Marne n'ait pas procédé à un examen particulier du requérant avant prendre la décision de refus de séjour en litige.

4. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que le requérant n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et que le préfet n'a pas examiné d'office si le requérant pouvait légalement bénéficier d'un titre de séjour sur ce fondement. Ainsi, le requérant ne saurait utilement invoquer la méconnaissance des dispositions de cet article.

5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ".

6. Pour refuser au requérant la délivrance d'un titre de séjour, la préfète

du Val-de-Marne a estimé que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été condamné à un mois d'emprisonnement avec sursis et 120 heures de travaux d'intérêt général le 18 janvier 2021 pour des faits de conduite d'un véhicule en ayant fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants, de conduite d'un véhicule sans permis, et de prise du nom d'un tiers pouvant déterminer des poursuites pénales, commis le 8 septembre 2020. Toutefois, à la date de l'arrêté attaqué, ces faits qui sont isolés, ne sauraient à eux seuls conduire à considérer que la présence du requérant sur le territoire français constitue une menace à l'ordre public. Par suite,

M. A est fondé à soutenir que la préfète du Val-de-Marne a fait une inexacte application des dispositions citées au point 5.

7. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".

8. Il ressort des pièces du dossier que M. A, qui est arrivé en France le 28 décembre 2015 à l'âge de 15 ans, a été inscrit dans une formation en vue de l'obtention d'un certificat d'aptitude professionnelle (CAP) de maçonnerie lors des années scolaires 2018 à 2020, n'a pas obtenu de diplôme et s'est réorienté dans une formation en vue de l'obtention d'un CAP de serrurerie métallerie sans davantage obtenir de diplôme. Il apparaît également que M. A a été inscrit à une formation à temps partiel du 14 décembre 2020 au 31 juin 2021 auprès d'une association, à l'occasion de laquelle il a effectué un stage de trois semaines auprès d'une société, puis a conclu un contrat d'apprentissage avec cette même société à compter

du 5 juillet 2021 et s'est inscrit dans une formation en vue de l'obtention CAP menuisier fabricant de menuiserie, mobilier et agencement. Il ressort toutefois des pièces du dossier qu'il a été licencié le 20 mars 2023 à la suite de la liquidation de la société qui l'employait. En outre, si M. A fait valoir qu'il a quitté le Congo pour des considérations humanitaires en raison des mauvais traitements qu'il subissait dans son pays d'origine, il n'apporte aucun élément au soutien de cette allégation. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, la préfète

du Val-de-Marne n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'admission au séjour de M. A ne répond pas à des considérations humanitaires et ne se justifie pas au regard des motifs exceptionnels invoqués par l'intéressé.

9. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ".

10. Lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de " salarié " ou " travailleur temporaire ", présentée sur le fondement des dispositions qui viennent d'être citées, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.

11. D'une part, si M. A allègue qu'il n'a pu déposer sa demande de titre de séjour dans l'année qui suivait son dix-huitième anniversaire en raison des difficultés à obtenir un rendez-vous en préfecture, il n'apporte aucun élément de nature à démontrer que ces difficultés, à les supposer établies, l'ont mis dans l'impossibilité de déposer une demande de titre de séjour avant le 16 août 2019. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. A s'est inscrit en formation à temps partiel auprès d'une association le 14 décembre 2020 jusqu'au 30 juin 2021 dans le cadre de l'action espace dynamique d'insertion, avant de conclure un contrat d'apprentissage en qualité d'apprenti menuisier impliquant le suivi d'une formation en vue de l'obtention d'un CAP menuisier fabricant de menuiserie, mobilier et agencement à partir du 1er septembre 2021. Dans ces conditions, M. A ne justifiait pas, à la date de la décision attaquée, du suivi depuis au moins six mois d'une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle. Enfin, si M. A fait valoir qu'il présente des liens sur le territoire français attestant de son intégration, il n'apporte aucun élément, à l'exception d'une licence dans un club de football pour la saison 2018-2019, de nature à démontrer la réalité et l'intensité de ces liens. Par suite, la préfète du Val-de-Marne n'a pas fait une appréciation manifestement erronée de la situation de l'intéressé en estimant qu'il ne remplit pas les conditions pour obtenir une carte de séjour temporaire sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

12. En septième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ". Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

13. Il ressort des pièces du dossier que M. A, qui est arrivé en France le 28 décembre 2015 à l'âge de 15 ans et que son père, sa belle-mère ainsi deux frères et sœurs résident en situation régulière en France. Toutefois, son père atteste l'héberger depuis le 13 octobre 2022, soit postérieurement à la décision attaquée. Si le requérant soutient qu'il n'a plus de liens avec sa mère au Congo, il n'apporte aucun élément de nature à démontrer qu'il est dépourvu de toute attache dans son pays d'origine où il a résidé jusqu'à l'âge de quinze ans. Dans ces conditions, la préfète du Val-de-Marne n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée et n'a, dès lors, pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

14. Il résulte de l'instruction que la préfète du Val-de-Marne, qui, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, a considéré à bon droit que l'intéressé ne pouvait pas se prévaloir d'un droit au séjour sur le fondement des dispositions qu'il invoquait, aurait pris la même décision si elle n'avait pas commis l'erreur relevée au point 6 quant à la menace pour l'ordre public que représenterait la présence de M. A sur le territoire français. Il s'ensuit que ce dernier n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision de refus de séjour en litige.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

15. En premier lieu, il résulte des dispositions du titre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français et des décisions par lesquelles l'administration octroie ou refuse un délai de départ volontaire. Dès lors, les articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration, qui fixent les règles générales de procédure applicables aux décisions devant être motivées en application de l'article L. 211-2 du même code et qui ont remplacé les dispositions de l'article 24 de la loi du 12 avril 2000 dont se prévaut le requérant, ne sauraient être utilement invoqués à l'encontre de la décision attaquée. Au demeurant, ces dispositions ne peuvent pas être utilement invoquées à l'encontre d'une décision de refus de titre de séjour, qui est prise en réponse à une demande formulée par l'intéressé.

16. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux qui ont été exposés au point 13, l'obligation de quitter le territoire français en litige ne porte pas au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette mesure a été a prise.

17. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux qui ont été exposés aux points 8, 11 et 13, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences que comporte l'obligation de quitter le territoire français en litige sur sa situation personnelle et familiale.

18. En quatrième et dernier lieu, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que M. A n'est pas fondé à se prévaloir de l'illégalité de la décision de refus de séjour à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français.

En ce qui concerne la décision accordant un délai de départ volontaire :

19. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ".

20. Si M. A se prévaut de ce qu'il n'est pas retourné dans son pays d'origine depuis plus de six ans, cette seule circonstance ne suffit pas à établir que la préfète ait commis une erreur manifeste en s'abstenant de lui accorder un délai de départ volontaire supérieur à trente jours.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

21. Aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".

22. Si M. A fait valoir qu'il risque d'être soumis à des traitements inhumains au Congo en raison des mauvais traitements que lui ont infligés les compagnes de son père antérieurement à son départ en 2015, il n'apporte aucun élément de nature à établir la réalité de ses allégations.

23. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, y compris les conclusions présentées aux fins d'injonction et d'astreinte et celles qui sont présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète du Val-de-Marne.

Délibéré après l'audience du 15 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Timothée Gallaud, président,

M. Dominique Binet, premier conseiller

M. Cyril Dayon, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 janvier 2024.

Le rapporteur,

C. Dayon

Le président,

T. Gallaud

La greffière,

L. Potin

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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