LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2203102

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2203102

jeudi 13 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2203102
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation8ème chambre
Avocat requérantMEZIANI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 mars 2022, Mme A C, représentée par Me Meziani, doit être regardée comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 11 janvier 2022 par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne a refusé de lui accorder la remise gracieuse de sa dette d'allocation de logement familiale d'un montant de 720 euros pour la période de juillet à décembre 2020 ;

2°) d'annuler les décisions du 8 mars 2022 par lesquelles la directrice de la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne a refusé de lui accorder la remise gracieuse de ses dettes d'aides personnelles au logement d'un montant total de 1 016,78 euros pour la période d'avril à décembre 2021 ;

3°) d'enjoindre à la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne d'accorder cette remise de dette d'un montant total de 1 736,78 euros ;

4°) de mettre à la charge de la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- les décisions attaquées sont insuffisamment motivées ;

- les décisions sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation en retenant que la requérante fait une déclaration tardive de plus de six mois de son changement de situation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juin 2022, la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- elle a fait partiellement droit à la demande de remise partielle de l'intéressée ;

- les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique, après l'appel de l'affaire, le rapport de Mme B a été entendu, les parties n'étant ni présentes, ni représentées et la clôture de l'instruction a été prononcée en application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C est allocataire de différentes prestations notamment auprès de la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne. Par une décision du 3 novembre 2021, cette dernière lui a notifié un indu d'allocation logement familiale de 720 euros au titre de la période de juillet à décembre 2020. L'intéressée a formulé une demande de remise gracieuse de dette qui a été rejetée le 11 janvier 2022 par la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne. Par une décision du

10 janvier 2022, la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne a notifié à l'intéressée un indu d'allocation de logement familiale de 687 euros et un indu de 329,78 euros d'aide personnalisée au logement pour la période d'avril à décembre 2021. L'intéressé a contesté ces indus et a formulé une demande de remise gracieuse de ces dettes qui ont été rejetées le 8 mars 2022. Par la présente requête, Mme C demande l'annulation de la décision de refus de remise gracieuse du

11 janvier 2022 et des décisions du 8 mars 2022 uniquement en tant qu'elles lui refusent la remise gracieuse de sa dette.

Sur l'étendue du litige :

2. Il résulte de l'instruction que, par deux décisions du 7 juin 2022, la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne a accordé à Mme C la remise partielle, à hauteur de 365,15 euros et 164,89 euros des montants précités. Dès lors, les conclusions de Mme C en tant qu'elles portent sur le solde des indus, à hauteur respectivement de 365,15 euros et

164,89 euros, conservent leur objet. Il y a donc lieu pour le tribunal de statuer à hauteur de cette somme.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. Aux termes de l'article L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation : " Les aides personnelles au logement () sont régies par le présent livre. / Les aides personnelles au logement comprennent : /1° L'aide personnalisée au logement ; / 2° Les allocations de

logement : / a) l'allocation de logement familiale ; () ". Aux termes de l'article L. 823-1 dudit code : " Le montant des aides personnelles au logement est calculé en fonction d'un barème défini par voie réglementaire. Ce barème est établi en prenant en considération : / 1° La situation de famille du demandeur et le nombre de personnes à charge vivant habituellement au foyer ; 2° Ses ressources et la valeur en capital de son patrimoine et, s'il y a lieu, de son conjoint et des personnes vivant habituellement à son foyer, telles que définies aux articles L. 822-5 à L. 822-8 ; () ". L'article R. 822-13 précise : " Lorsque le bénéficiaire ou son conjoint apporte la preuve de la cessation de son activité professionnelle et de son admission au bénéfice d'une pension de retraite ou d'invalidité ou d'une rente d'accident de travail ou de l'allocation aux adultes handicapés, les revenus d'activité professionnelle et les indemnités de chômage inclus dans les ressources de l'intéressé sont affectés d'un abattement de 30 %. Cette mesure s'applique à partir du premier jour du mois civil suivant celui au cours duquel survient le changement de situation. Lorsque le bénéficiaire ou son conjoint reprend une activité professionnelle rémunérée, l'abattement prévu au premier alinéa est supprimé à partir du premier jour du mois civil au cours duquel intervient la reprise d'activité ". Enfin, aux termes l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, applicable au recouvrement de paiement d'un indu d'aide personnelle au logement en vertu de l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation : " Tout paiement indu de prestations familiales est récupéré, sous réserve des dispositions des quatrième à neuvième alinéas de l'article L. 133-4-1, par retenues sur les prestations à venir ou par remboursement intégral de la dette en un seul versement si l'allocataire opte pour cette solution. () Toutefois, par dérogation aux dispositions des alinéas précédents, la créance de l'organisme peut être réduite ou remise en cas de précarité de la situation du débiteur, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausses déclarations () ".

4. Il résulte de ces dispositions que la procédure de remise gracieuse définie par le code de la sécurité sociale ne crée pas un droit à remise de dette au profit des bénéficiaires d'une aide personnelle au logement qui ont perçu des sommes indues, alors même que cet indu serait exclusivement imputable à une erreur commise par l'organisme payeur. Il appartient toutefois au tribunal administratif, saisi d'un recours contre la décision de l'instance gracieuse refusant d'accorder la remise de la dette à titre gracieux ou n'accordant qu'une remise partielle, de vérifier que cette décision n'est entachée d'aucune erreur de fait ou de droit et ne repose pas sur une appréciation manifestement erronée des circonstances de l'affaire.

5. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d'un indu d'aide personnalisée au logement ou d'allocation de logement familiale, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l'une et l'autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise. Pour l'examen de ces deux conditions, le juge est ainsi conduit à substituer sa propre appréciation à celle de l'administration.

6. D'une part, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision du 8 octobre 2019 est inopérant.

7. D'autre part, il résulte de l'instruction que si Mme C bénéficiait effectivement d'une pension d'invalidité à compter du mois d'avril 2019, qui a été déclarée à la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne, l'intéressée a continué à exercer une activité professionnelle jusqu'à l'évolution de sa situation au mois de mars 2021. Elle ne pouvait donc bénéficier de l'abattement prévu à l'article R. 822-3 du code de la construction et de l'habitation avant le mois de mars 2021. Par ailleurs, il résulte également de l'instruction que les indus réclamés pour la période d'avril 2021 à décembre 2021 trouvent leur origine dans l'absence de déclaration de la requérante des pensions alimentaires qu'elle a perçues. La caisse d'allocations familiales était donc fondée à récupérer cette somme dès lors que Mme C ne pouvait légalement y prétendre. La double circonstance que l'intéressée soit de bonne foi et qu'une partie des indus réclamés résulte d'une erreur de la caisse ne saurait y faire obstacle. En tout état de cause, alors que la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne a, par deux décision du 7 juin 2022, accordé une remise partielle concernant d'une part, les dettes d'allocation de logement familiale, laissant à la charge de l'intéressée un solde de 365,15 euros et d'autre part, la dette d'aide personnalisée au logement, laissant à sa charge 164,89 euros, les éléments produits par Mme C sont insuffisants pour démontrer une éventuelle situation de précarité. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu de lui accorder une remise supplémentaire de sa dette.

8. Il résulte de ce qui précède que la requête présentée par Mme C doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au ministre délégué à la ville et au logement.

Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne.

Délibéré après l'audience du 28 mars 2023 , à laquelle siégeaient :

M. Gracia, président,

M. Israël, premier conseiller,

Mme Potin, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 avril 2023.

La rapporteure,

M. Potin

Le président,

J-Ch. GraciaLa greffière,

C. Mahieu

La République mande et ordonne au ministre délégué à la ville et au logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions