vendredi 11 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2203774 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | GMR AVOCATS - GRANGE - MARTIN - RAMDENIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 avril 2022, la société par actions simplifiée à associé unique (SASU) " Renover Maçonnerie ", représentée par Me Ramdenie, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 février 2022 par lequel le maire de Neufmoutiers-en-Brie a retiré le permis de construire qui lui a été délivré le 12 novembre 2021 pour la construction de neuf maisons individuelles sur un terrain situé au 51 rue de l'Obélisque, à Neufmoutiers-en-Brie ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Neufmoutiers-en-Brie une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué méconnait les dispositions de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme dès lors que le retrait est intervenu plus de trois mois après la délivrance du permis ;
- le projet ne méconnait ni l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, ni l'article UA3 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors qu'il ne constitue aucun risque pour la sécurité publique ;
- le projet ne méconnait pas l'article UA12 du règlement du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 mai 2024, la commune de Neufmoutiers-en-Brie, représentée par Me Bontemps-Hesdin, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la société " Renover Maçonnerie " au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle n'a pas été notifiée conformément aux dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- les moyens ne sont pas fondés.
Par une lettre du 13 mai 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 24 juin 2024 sans information préalable.
La clôture immédiate de l'instruction est intervenue, en application du dernier alinéa de l'article R. 613-2 du code de justice administrative, à l'émission de l'avis d'audience le 12 août 2024.
Par un mémoire enregistré le 2 septembre 2024, la société " Renover Maçonnerie ", représentée par Me Ramdenie, déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Un mémoire a été enregistré le 19 septembre 2024 pour la commune de Neufmoutiers-en-Brie et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Collen-Renaux ;
- et les conclusions de Mme Blanc, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 9 février 2022, le maire de Neufmoutiers-en-Brie a retiré le permis de construire qui a été délivré le 12 novembre 2021 à la société " Renover Maçonnerie " pour la construction de neuf maisons individuelles sur un terrain situé au 51 rue de l'Obélisque, à Neufmoutiers-en-Brie. Par la présente requête, la société " Renover Maçonnerie " demande l'annulation de cet arrêté.
Sur le désistement :
2. Par un mémoire enregistré le 2 septembre 2024, la société " Renover Maçonnerie " déclare se désister de sa requête et de son action. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Neufmoutiers-en-Brie au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance et d'action de la société " Renover Maçonnerie ".
Article 2 : Les conclusions de la commune de Neufmoutiers-en-Brie présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société " Renover Maçonnerie " et à la commune de Neufmoutiers-en-Brie.
Délibéré après l'audience du 23 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Mullié, présidente,
Mme Dutour, conseillère,
M. Collen-Renaux, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 octobre 2024.
Le rapporteur,
T. COLLEN-RENAUXLa présidente,
N. MULLIELa greffière,
V. GUILLEMARD
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026