vendredi 31 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2203929 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | ANDRIVET CAROLINE |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête n° 2203929 et un mémoire, enregistrés les 20 avril 2022 et 20 juillet 2022, Mme A D épouse E, représentée par Me Andrivet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 31 janvier 2022 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer le titre de séjour qu'elle sollicitait, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée ;
2°) à titre principal, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 200 euros à Me Andrivet, son avocate, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
S'agissant de la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle justifie de la prise en charge médicale de son enfant sur le territoire français, que la pathologie de sa fille exige un suivi médical régulier par un service spécialisé, ainsi qu'un traitement médicamenteux quotidien et que son traitement n'est pas disponible en Arménie ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que la requérante est entrée en France le 18 mars 2019, que la cellule familiale de la requérante est réunie sur le territoire français, que ses enfants sont scolarisés en France et que sa présence ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant dès lors qu'elle contrevient à l'intérêt supérieur de son enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision est privée de base légale dès lors que la décision portant refus de titre de séjour est elle-même illégale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la légalité de la décision fixant le délai de départ volontaire :
- la décision est privée de base légale dès lors que la décision portant refus de titre de séjour et la décision portant obligation de quitter le territoire français sont elles-mêmes illégales ;
S'agissant de la légalité de la décision fixant le pays de destination :
- la décision est privée de base légale dès lors que la décision portant refus de titre de séjour et la décision portant obligation de quitter le territoire français sont elles-mêmes illégales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que la requérante a reçu un nombre important de menaces de mort et qu'elle a été agressée dans son pays d'origine.
La requête a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une lettre du 30 mai 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 30 juin 2022 sans information préalable.
Une ordonnance portant clôture de l'instruction immédiate a été prise le 13 janvier 2023.
Mme D épouse E a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du bureau d'aide juridictionnelle du 16 mars 2022.
II. Par une requête n° 2203930 et un mémoire, enregistrés les 20 avril 2022 et 20 juillet 2022, M. B E, représenté par Me Andrivet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 31 janvier 2022 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer le titre de séjour qu'il sollicitait, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné ;
2°) à titre principal, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 200 euros à Me Andrivet, son avocate, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il justifie de la prise en charge médicale de son enfant sur le territoire français, que la pathologie de sa fille exige un suivi médical régulier par un service spécialisé, ainsi qu'un traitement médicamenteux quotidien et que son traitement n'est pas disponible en Arménie ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que le requérant est entré en France le 18 mars 2019, que la cellule familiale du requérant est réunie sur le territoire français, que ses enfants sont scolarisés en France et que sa présence ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant dès lors qu'elle contrevient à l'intérêt supérieur de son enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision est privée de base légale dès lors que la décision portant refus de titre de séjour est elle-même illégale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la légalité de la décision fixant le délai de départ volontaire :
- la décision est privée de base légale dès lors que la décision portant refus de titre de séjour et la décision portant obligation de quitter le territoire français sont elles-mêmes illégales ;
S'agissant de la légalité de la décision fixant le pays de destination :
- la décision est privée de base légale dès lors que la décision portant refus de titre de séjour et la décision portant obligation de quitter le territoire français sont elles-mêmes illégales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que son épouse a reçu un nombre important de menaces de mort et qu'elle a été agressée dans son pays d'origine.
La requête a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une lettre du 30 mai 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 30 juin 2022 sans information préalable.
Une ordonnance portant clôture de l'instruction immédiate a été prise le 13 janvier 2023.
M. E a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du bureau d'aide juridictionnelle du 16 mars 2022.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
Une note en délibéré présentée pour Mme D épouse E, représentée par Me Andrivet, a été enregistrée le 11 mars 2023. Elle n'a pas été communiquée.
Une note en délibéré présentée pour M. E, représentée par Me Andrivet, a été enregistrée le 11 mars 2023. Elle n'a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D épouse E, ressortissante arménienne née le 28 mars 1985, est entrée en France le 18 mars 2019 selon ses déclarations. Elle a sollicité le 13 octobre 2021 son admission au séjour en qualité de parent d'un enfant malade. Par un arrêté du 31 janvier 2022, la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée. Par une requête enregistrée le 20 avril 2022 sous le n° 2203929, la requérante demande l'annulation de ces décisions. M. E, ressortissant arménien né le 22 septembre 1980, est entré en France le 18 mars 2019 selon ses déclarations. Il a sollicité le 13 octobre 2021 son admission au séjour en qualité de parent d'un enfant malade. Par un arrêté du 31 janvier 2022, la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné. Par une requête enregistrée le 20 avril 2022 sous le n° 2203930, le requérant demande l'annulation de ces décisions.
2. Les requêtes nos 2203929 et 2203930 présentées par les requérants présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par conséquent, il y a lieu de les joindre pour statuer par un même jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9 () se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / Cette autorisation provisoire de séjour ouvre droit à l'exercice d'une activité professionnelle. / Elle est renouvelée pendant toute la durée de la prise en charge médicale de l'étranger mineur, sous réserve que les conditions prévues pour sa délivrance continuent d'être satisfaites. / Elle est délivrée par l'autorité administrative, après un avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans les conditions prévues à l'article L. 425-9 ". Et aux termes de l'article L. 425-9 du même code : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'État. () ".
4. La partie qui justifie d'un avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous les éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, la possibilité de bénéficier d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
5. Il ressort des pièces du dossier que, après avoir recueilli l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le 30 décembre 2021, la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour aux requérants au motif que, si l'état de santé de leur enfant nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé en Arménie, l'enfant pourra y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Pour contredire cette affirmation, les requérants, qui indiquent que leur fille est atteinte d'une pathologie neuromusculaire inflammatoire rare et chronique, se prévalent de ce qu'elle suit un traitement à base de Cellcept et que ce traitement est indisponible en Arménie comme l'atteste le certificat du 18 mai 2022 du ministère de la santé de la république d'Arménie qui précise que ce médicament n'est pas enregistré et, par suite, pas commercialisé en Arménie. La préfète du Val-de-Marne, qui n'a pas produit de mémoire en défense, ne conteste pas ces éléments et n'établit pas, ni même n'allègue, qu'un traitement disponible dans ce pays lui serait substituable compte-tenu de la rareté de la pathologie de l'enfant. Dans ces conditions, les requérants sont fondés à soutenir que la préfète du Val-de-Marne a, en refusant de leur délivrer un titre de séjour, méconnu les dispositions précitées de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, ce moyen doit être accueilli.
6. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens des requêtes, que les requérants sont fondés à demander l'annulation des décisions du 31 janvier 2022 par lesquelles la préfète du Val-de-Marne a rejeté leurs demandes de titre de séjour. Par voie de conséquence, les décisions les obligeant à quitter le territoire dans un délai de 30 jours, celles fixant le pays de destination et celles fixant le délai de départ volontaire doivent également être annulées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
7. Il y a lieu, par application des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de délivrer aux requérants une autorisation provisoire de séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
8. Les requérant ont obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Andrivet, avocate des requérants, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Andrivet de la somme de 2 400 euros.
D E C I D E :
Article 1er : Les arrêtés de la préfète du Val-de-Marne du 31 janvier 2022 sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint à la préfète du Val-de-Marne, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de délivrer à Mme D épouse E et à M. E une autorisation provisoire de séjour dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'État versera la somme de 2 400 euros à Me Andrivet, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve que Me Andrivet renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D épouse E, à M. B E, à Me Caroline Andrivet et à la préfète du Val-de-Marne.
Délibéré après l'audience du 10 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Mullié, présidente,
Mme Jeannot, première conseillère,
Mme Blanc, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2023.
La rapporteure,
F. CLa présidente,
N. MULLIE
La greffière,
H. KELI
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Nos 2203929
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026