mercredi 20 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2203951 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CALLISTA AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrés le 21 avril 2022, M. A E, représenté par la SELARL EBC Avocats, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 19 juillet 2021 par lequel le maire d'Alfortville ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de M. D à fin d'extension et de surélévation de sa maison d'habitation, de l'arrêté du 17 janvier 2022 par lequel le maire d'Alfortville ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de M. D à fin d'extension et de surélévation de sa maison d'habitation et des décisions du maire d'Alfortville portant rejet des recours gracieux, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de ces décisions ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Alfortville une somme de 1 600 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il présente un intérêt lui donnant qualité pour agir aux motifs que sa propriété est située à proximité immédiate du projet contesté et que la construction litigieuse porte atteinte à l'esthétisme et à l'environnement des lieux ;
- aucune cristallisation n'étant intervenue dans les dossiers au fond, le référé est donc recevable ;
- les requêtes au fond ont fait l'objet de la notification prévue par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- la condition d'urgence est remplie dès lors que les travaux ont commencé et que la construction aura des conséquences difficilement réversibles ;
- il existe des moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité des arrêtés attaqués aux motifs que :
* l'arrêté du 17 juillet 2021 a été signé par une autorité incompétente ;
* les deux dossiers de déclaration préalable sont incomplets dès lors qu'il n'y a pas de description de l'environnement urbain, la construction étant visible depuis l'espace public ;
* les arrêtés ont été délivrés en méconnaissance de l'article UE 2.2 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que les façades Nord, Sud et Est, qui comportent des baies, ne respectent pas ces dispositions et que, s'agissant de la première décision, l'escalier situé à l'Est ne respecte pas ces dispositions ;
* les arrêtés ont été délivrés en méconnaissance de l'article UE 2.4 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que, d'une part, l'augmentation de l'emprise au sol de 20 m² autorisée par cette disposition doit être calculée en tenant compte de l'extension déjà autorisée et que, d'autre part, en tout état de cause, l'emprise au sol du projet litigieux est de plus de 20 m² pour les deux projets compte tenu de ce que, pour le premier projet, il est nécessaire de prendre en compte l'escalier et de ce que, pour le second projet, le dépassement résulte des dimensions indiquées sur le plan ;
* les arrêtés ont été délivrés en méconnaissance de l'article UE 4.3 du chapitre 1er du règlement du plan local d'urbanisme dès lors qu'il doit être tenu compte de la première extension ;
* l'autorisation d'urbanisme a été obtenue par fraude dès lors que le dossier dissimule le fait qu'une précédente extension a été autorisée en 2019 et qu'un dossier de permis de construire aurait dû être déposé au lieu de dossiers de déclaration préalable successifs ;
* les arrêtés ont été délivrés en méconnaissance de l'article UE 3.1 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que le projet ne préserve pas les vues vers les cœurs d'ilots arborés ;
* les arrêtés ont été délivrés en méconnaissance de l'article UE 3.4 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que le pare-vue prévu sur le terrasse en bois au niveau R + 1 doit être regardé comme clôture et que les matériaux de la clôture ne s'harmonisent pas avec celles des propriétés voisines.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 mai 2022, la commune d'Alfortville conclut au non-lieu à statuer s'agissant du premier arrêté, au rejet du surplus des conclusions de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. E en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le premier arrêté portant non opposition à déclaration préalable a été retiré par une décision du 12 mai 2022 ;
- le requérant est dépourvu d'intérêt lui donnant qualité à agir dès lors que des constructions sont déjà visibles depuis la propriété du requérant, que la construction litigieuse ne créé aucune ombre sur la propriété du requérant et que la construction litigieuse n'a aucune incidence sur les conditions de jouissance de son bien ;
- la condition d'urgence n'est pas remplie dès lors que la construction litigieuse est en passe d'être achevée ;
- il n'y a pas de moyen de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées dès lors que :
* le premier arrêté a été signé par une autorité compétente disposant d'une délégation de signature ;
* les dossiers de déclaration préalable sont complets dès lors que le projet litigieux n'est ni une création, ni une modification de construction et qu'il n'est pas visible depuis la voie publique, l'allée des prévoyants étant une allée privée en indivision ;
* la construction litigieuse ne méconnait pas les dispositions de l'article UE 2.2.3. du règlement du plan local d'urbanisme aux motifs que la construction initiale ne respecte pas les dispositions du plan local d'urbanisme en raison de son implantation en limite séparative, que les façades Nord et Est du projet n'ont pas de baies, mais seulement des châssis fixes et translucides et que la hauteur de la façade sud est de 5,98 mètres, ce qui est inférieur à sa distance par rapport à la limite séparative ;
* la construction litigieuse ne méconnaît pas les dispositions de l'article UE 2.4 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors qu'il n'y a pas lieu de prendre en compte l'extension qui a déjà été autorisée et que l'emprise au sol de la construction existante est inférieure à 20 m² ;
* pour les mêmes raisons que précédemment, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UE 4.3 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté ;
* aucune fraude n'a été commise ;
* le projet ne méconnaît pas les dispositions de l'article UE 3.1 du règlement du plan local d'urbanisme ;
* le projet ne méconnaît pas les dispositions de l'article UE 3.4 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que les pare-vues en bois ne constituent pas des clôtures au sens des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mai 2022, M. C D, représenté par Me Verger, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. E en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
1) le requérant n'a pas intérêt à agir contre l'arrêté contesté dès lors que l'extension autorisée est située à 25 mètres de la maison du requérant, qui ne subira aucune perte d'ensoleillement et dont les conditions de jouissance ne sont pas affectées ;
2) l'arrêté du 19 juillet 2021 a été retiré par un arrêté du 12 mai 2022, il n'y a donc plus lieu de statuer sur la demande de suspension de l'exécution de cet arrêté ;
3) la décision du 17 janvier 2022 est déjà exécutée ;
4) la condition d'urgence n'est pas remplie dès lors que la construction est déjà édifiée ;
5) il n'y a pas de moyen de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté attaqué aux motifs que :
* les moyens dirigés contre l'arrêté du 19 juillet 2021 sont sans objet compte tenu du retrait de l'arrêté ;
* le dossier de déclaration préalable est complet dès lors qu'il n'entre pas dans l'un des cas où des documents concernant l'insertion du projet dans l'environnement sont exigibles ;
* le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 2.2 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté dès lors que, s'agissant des façades Nord et Est, il y a lieu d'appliquer l'article 2.2.3. du règlement du plan local d'urbanisme et que la façade Sud respecte l'article 2.2.2. du règlement du plan local d'urbanisme ;
* le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 2.4 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté dès lors qu'il n'y a pas lieu de prendre en compte l'extension précédente et que l'emprise au sol du projet litigieux est inférieure à 20 m² ;
* le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 4.3 du chapitre 1er du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté eu égard aux dimensions du projet ;
* le moyen tiré de la fraude manque en fait et en droit ;
* le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3.1 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté car le projet ne prévoit la suppression d'aucun arbre ;
* le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3.4 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté dès lors que le pare-vue n'est pas une clôture au sens de ces dispositions.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 9 mars 2022 sous le numéro 2202347 par laquelle M. E demande l'annulation de la première décision attaquée ;
- la requête enregistrée le 1er avril 2022 sous le numéro 2203251 par laquelle M. E demande l'annulation de la seconde décision attaquée ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme B pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Zdini, greffier d'audience, Mme B a lu son rapport et entendu :
- les observations de M. E représenté par Me Colliou, qui conclut aux mêmes fins que ses précédentes écritures et soutient, en outre, que l'urgence existe dès lors que la construction litigieuse ne peut être regardée comme achevée dès lors que la construction litigieuse n'est pas close ;
- les observations de la commune d'Alfortville, représentée par Me Clot, qui conclut aux mêmes fins que ses écritures, par les mêmes moyens ;
- les observations de M. D, représenté par Me Verger, qui conclut aux mêmes fins que ses écritures, par les mêmes moyens.
Considérant ce qui suit :
1. M. D est propriétaire d'une maison d'habitation située 29 bis rue André Soladier à Alfortville. Le 14 mai 2021, il a déposé un dossier de déclaration préalable à fin d'extension de cette maison. Par un arrêté du 19 juillet 2021, le maire d'Alfortville ne s'est pas opposé à cette déclaration préalable. Le 25 novembre 2021, M. E a formé un recours gracieux contre cet arrêté. Le 21 décembre 2021, M. D a déposé un second dossier de déclaration préalable également à fin d'extension de cette maison. Par un arrêté du 17 janvier 2022, le maire d'Alfortville ne s'est pas opposé à cette déclaration préalable. M. E a formé un recours gracieux contre cet arrêté le 28 janvier 2022. M. E demande la suspension de l'exécution des arrêtés des 19 juillet 2021 et du 17 janvier 2022, ainsi que des décisions rejetant ses recours gracieux.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ". Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme : " Un recours dirigé contre une décision de non-opposition à déclaration préalable ou contre un permis de construire, d'aménager ou de démolir ne peut être assorti d'une requête en référé suspension que jusqu'à l'expiration du délai fixé pour la cristallisation des moyens soulevés devant le juge saisi en premier ressort. / La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative est présumée satisfaite ".
4. Eu égard au caractère difficilement réversible d'une construction autorisée par une décision de non-opposition à déclaration préalable ou par un permis de construire, la condition d'urgence doit en principe être constatée lorsque les travaux vont commencer ou ont déjà commencé sans être pour autant achevés. Il appartient toutefois au juge des référés de procéder à une appréciation globale des circonstances de l'espèce qui lui est soumise, notamment dans le cas où le bénéficiaire de l'arrêté justifie du caractère limité des travaux en cause ou de l'intérêt s'attachant à la réalisation rapide du projet envisagé.
5. D'une part, il est constant que, par un arrêté du 12 mai 2022, le maire d'Alfortville a retiré l'arrêté du 19 juillet 2021. Il en résulte que, quand bien même cet arrêté ne peut être regardé comme définitif, il n'y a pas d'urgence à suspendre l'exécution de cet arrêté.
6. D'autre part, si M. E soutient que la condition d'urgence, qui est présumée, est remplie aux motifs que les travaux ont commencé, que la construction avance et que le projet contesté aura des conséquences difficilement réversibles. S'il est vrai que la condition d'urgence doit être regardée comme étant présumée, il résulte, toutefois, de l'instruction et, en particulier des diverses photographies produites par les parties, que la construction litigieuse, qui consiste seulement en une extension d'une maison d'habitation d'une surface de 39,5 m², est sur le point d'être terminée, l'ensemble du gros œuvre étant achevé. Il en résulte qu'il n'y a pas d'urgence à suspendre l'exécution de l'arrêté du 17 janvier 2022.
7. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. E tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du 19 juillet 2021 par lequel le maire d'Alfortville ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de M. D à fin d'extension et de surélévation de sa maison d'habitation, de l'arrêté du 17 janvier 2022 par lequel le maire d'Alfortville ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de M. D à fin d'extension et de surélévation de sa maison d'habitation et des décisions du maire d'Alfortville portant rejet des recours gracieux, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de ces décisions doivent être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
8. Ces dispositions font obstacle aux conclusions de M. E dirigées contre la commune d'Alfortville qui n'est pas, dans la présente instance de référé, la partie perdante. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. E les sommes que demandent la commune d'Alfortville et M. D en application desdites dispositions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. E est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune d'Alfortville présentés en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Les conclusions de M. D présentés en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A E, à la commune d'Alfortville et à M. C D.
Fait à Melun, le 20 juillet 2022.
La juge des référés,
Signé : Nathalie B
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026