mardi 7 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2204132 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | KRAIEM |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le n° 2109744 les 26 octobre 2021 et 24 janvier 2022, la société Igepa Forum, représentée par Me Kraiem, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 8 septembre 2021 par laquelle l'inspectrice du travail a refusé d'autoriser le licenciement pour motif économique de Mme A B ;
2°) d'enjoindre à l'autorité compétente de réexaminer la demande de licenciement qu'elle a ainsi présentée ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 décembre 2021, Mme A B conclut au rejet de la requête.
La requête a été communiquée au directeur régional et interdépartemental de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Ile-de-France, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le n° 2204132 les 26 avril 2022 et
22 septembre 2022, la société Igepa Forum, représentée par Me Kraiem, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 8 septembre 2021 par laquelle l'inspectrice du travail a refusé d'autoriser le licenciement pour motif économique de Mme A B ;
2°) d'enjoindre à l'autorité compétente de réexaminer la demande de licenciement qu'elle a ainsi présentée ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 juin 2022, Mme A B conclut au rejet de la requête.
La requête a été communiquée au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugements des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Les requêtes visées ci-dessus ont trait à la même procédure administrative relative à la demande tendant à l'autorisation de licencier pour motif économique Mme B, salariée protégée, présentée par la société Igepa Forum. Ces requêtes présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune et il y a lieu de les joindre pour y statuer par une seule ordonnance.
3. Par une décision du 15 juin 2022, le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion a annulé la décision de l'inspectrice du travail du 8 septembre 2021 et autorisé le licenciement pour motif économique de Mme B. Cette décision ministérielle, qui a en toute hypothèse été portée à la connaissance de Mme B par une lettre du 26 septembre 2022 dans le cadre de la présente instance, n'a fait l'objet d'aucun recours contentieux à la date de la présente ordonnance et est ainsi devenue définitive. Dans ces conditions, tant le retrait de la décision de l'inspectrice du travail que la décision autorisant le licenciement de Mme B, que prononcent cette décision ministérielle sont devenus définitifs. Il suit de là que les conclusions de la société Igepa Forum tendant à l'annulation de la décision de l'inspectrice du travail et à ce qu'il soit enjoint à l'administration de réexaminer sa demande d'autorisation de licencier Mme B sont devenues sans objet et qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la société Igepa Forum et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la société Igepa Forum.
Article 2 : L'Etat versera à la SCP Philippe Angel - Denis Hazane - Sylvie Vidal, agissant en qualité de liquidateur de la société Igepa Forum une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCP Philippe Angel - Denis Hazane - Sylvie Vidal, agissant en qualité de liquidateur de la société Igepa Forum, à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et à Mme A B.
Copie pour information en sera transmise au directeur régional et interdépartemental de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités d'Ile-de-France.
Fait à Melun, le 7 mai 2024.
Le président de la 1ère chambre,
T. Gallaud
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Nos 2109744 et 220413
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026