jeudi 26 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2204159 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | BERREBI-WIZMAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 avril 2022 et le 3 mars 2024, M. B A, représenté par Me Berrebi-Wizman, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision née le 24 avril 2022 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a implicitement rejeté sa demande d'abrogation de la décision du 3 janvier 2021 portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour sur le territoire français ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen et d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle qui a évolué depuis l'édiction de la mesure dont il demande l'abrogation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 septembre 2022, la préfète du Val-de-Marne conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que la requête est irrecevable du fait de sa tardiveté et que le moyen qu'elle soulève n'est pas fondé.
Par un courrier en date du 2 septembre 2024, les parties ont été informées qu'en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, le tribunal était susceptible de fonder sa décision sur le moyen d'ordre public tiré de ce que les conclusions à fin d'annulation dirigées contre le refus d'abroger l'interdiction de retour sont irrecevables dès lors que le requérant ne justifie pas résider hors de France, en application des dispositions de l'article L. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Issard, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision en date du 3 janvier 2021, la préfète du Val-de-Marne a obligé M. A à quitter le territoire français et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Par un courrier réceptionné le 24 février 2022, M. A a demandé l'abrogation de cet arrêté. Le requérant demande l'annulation de la décision de rejet opposée à sa demande née implicitement le 24 avril 2022.
Sur la recevabilité des conclusions à fin d'annulation de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
2. Aux termes de l'article L. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger sollicite l'abrogation de l'interdiction de retour, sa demande n'est recevable que s'il justifie résider hors de France. "
3. M. A ne justifie pas résider hors de France. Par suite, les conditions à fin d'annulation qu'il dirige contre la décision refusant d'abroger l'interdiction de retour sur le territoire dont il fait l'objet sont irrecevables.
Sur le surplus des conclusions de la requête :
4. Pour contester la légalité de la décision portant refus d'abrogation de la mesure d'éloignement le concernant, M. A se prévaut de ce que sa situation aurait changé dès lors qu'il n'aurait " pas hésité à se placer en première ligne afin de soutenir la population en pleine pandémie ", que son casier judiciaire serait vierge et qu'" un tel dévouement et une telle intégration justifient parfaitement [son] admission exceptionnelle au séjour ". Il verse au dossier l'extrait du bulletin numéro 3 de son casier judiciaire, délivré le 18 février 2022, ainsi que des bulletins de salaire édités entre avril 2020 et janvier 2022 concernant les fonctions d'agent de propreté qu'il a exercées pour une société de nettoyage et les fonctions de préparateur de commandes pour une société de transport routier. Ces éléments, à eux seuls, ne permettent pas d'établir que la préfète du Val-de-Marne n'aurait pas procédé à un examen approfondi de sa situation personnelle ou que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
5. Il en résulte que sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées ainsi que, par suite, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète du Val-de-Marne.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Billandon, présidente,
Mme Issard, conseillère,
Mme Bourrel Jalon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2024.
La rapporteure,
C. ISSARD
La présidente,
I. BILLANDON La greffière,
V. TAROT
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026