mardi 24 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2204580 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | DESMOT |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2204978 du 3 mai 2022, enregistrée au greffe du tribunal le 6 mai 2022, le président du tribunal administratif de Montreuil a transmis au tribunal administratif de Melun le dossier de la requête, enregistrée le 29 mars 2022, présentée par M. C A.
Par cette requête, désormais enregistrée sous le n° 2204580, et un mémoire enregistré le 6 février 2023, M. A, représenté par Me Desmot, dans le dernier état de ses écritures, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 21 décembre 2021 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin au bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
2°) d'enjoindre à toute autorité administrative compétente de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Il soutient que :
- ne parlant pas le français il n'a pu comprendre le courrier qui lui a été adressé ;
- sa requête est recevable en tant qu'elle n'est pas tardive dès lors que l'OFII ne justifie pas que la décision lui aurait été notifiée dans une langue qu'il comprend ;
- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle méconnait les dispositions de l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par des mémoires en défense enregistrés le 24 janvier 2023 et le 16 février 2023, le directeur général de l'OFII conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive ;
- les moyens de la requête sont infondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 15 juin 2022 du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal administratif de Melun.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Combier, conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, ressortissant mauritanien, est entré en France afin d'y demander l'asile. Sa demande a été enregistrée en procédure Dublin le 4 janvier 2021. Le même jour, M. A a fait l'objet d'une offre de prise en charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) au titre du dispositif national d'accueil. M. A a présenté une nouvelle demande d'asile, laquelle a de nouveau été enregistrée en procédure Dublin le 17 décembre 2021. Par une décision du 21 décembre 2021, la directrice territoriale de l'OFII a informé M. A qu'elle mettait totalement fin au bénéfice des conditions matérielles d'accueil. M. A demande l'annulation de cette décision.
Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Par une décision du 15 juin 2022, le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale a été accordé à M. A, il n'y a dès lors plus lieu de statuer sur cette demande.
Sur la recevabilité de la requête :
3. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de la justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ". Aux termes de l'article R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. "
4. Le directeur général de l'OFII oppose une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête dès lors que la décision attaquée du 21 décembre 2021 a été notifiée le lendemain et que la présente requête n'a été enregistrée au tribunal de Montreuil que le 29 mars 2022, soit plus de deux mois après.
5. Il ressort des pièces du dossier, d'une part, que la décision attaquée comporte l'indication des voies et délais de recours, d'autre part, qu'elle a été notifiée le 22 décembre 2021 par lettre recommandée avec accusé de réception, et enfin, que l'avis de réception est signé par l'intéressé. Si le requérant soutient que dès lors que l'administration ne justifie pas que les voies et délais de recours lui ont été notifiées dans une langue qu'il comprend, ces délais ne lui seraient pas opposables, aucune disposition n'impose la notification d'une décision de " cessation des conditions matérielles d'accueil " dans une langue dont il est raisonnable de penser que le demandeur la comprend. M. A n'est, dès lors, pas fondé à soutenir que la notification qui lui a été faite n'a pas déclenché à son égard le délai de recours contentieux prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative. Il résulte de ce qui précède que la requête est tardive et, par suite, irrecevable. Il y a lieu dès lors de la rejeter.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : La requête de M. A est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, au directeur général de l'office français de l'immigration et de l'intégration et à Me Desmot.
Délibéré après l'audience du 10 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Gougot, président présidente,
M. Duhamel, premier conseiller,
M. Combier, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 septembre 2024.
Le rapporteur,
D. COMBIER
La présidente,
I. GOUGOT
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026