lundi 7 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2204640 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 15ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET DE CAUMONT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 mai 2022 sous le n° 2204640, Mme C B épouse A, représentée par Me Samson, demande au tribunal :
1°) d'annuler :
- la décision référencée 48 SI du ministre de l'Intérieur en date du 11 avril 2022 portant invalidation de son permis de conduire ;
- les 14 décisions de retrait de points figurant dans cette décision 48 SI ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'Intérieur de lui restituer les points illégalement retirés et de rétablir le capital de points de son permis de conduire, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
4°) de rejeter la demande de l'Etat présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B épouse A soutient que les décisions litigieuses violent les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route dès lors qu'elle conteste avoir reçu pour chacune des 14 infractions querellées les informations prévues par ces dispositions lors de la rédaction des procès-verbaux relatifs aux infractions visées sur le document 48 SI querellé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juillet 2022, le ministre de l'Intérieur conclut au rejet de la requête, en faisant valoir que l'unique moyen soulevé est infondé ; de plus, la réalité des infractions querellées est établie dans les conditions de l'article L. 223-1 du code de la route.
Vu :
- les décisions attaquées ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné M. Freydefont, magistrat désigné, pour statuer sur les litiges visés audit article.
Mme Van Daele, rapporteure publique, a été, sur sa proposition, dispensée de conclure dans cette affaire en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu, au cours de l'audience publique du 23 septembre 2024, en présence de Mme Darnal, greffière d'audience, M. Freydefont, magistrat désigné, qui a présenté son rapport.
Ni la requérante, ni le défendeur, ne sont présents ou représentés.
DatesInfractionsCNT/TPPointsRIIRestitutionRemarques25-09-2013V ( 30 km/hTP Nogent/Marne-2AM14-05-2015V ( 20 km/hCNT-CSA-1AFOUI le 27-11-2015Irrecevable18-07-2015V ( 20 km/hCNT-CSA-1AMOUI le 30-03-2016Irrecevable01-03-2016V ( 20 km/hCNT-CSA-1AFOUI le 23-09-2016Irrecevable06-05-2016V ( 20 km/hCNT-CSA-1AMAttestation paiement AFM23-09-2016V ( 20 km/hCNT-CSA-1AFOUI le 14-04-2017Irrecevable14-06-2017Stat. dangereuxPVE-3AF22-12-2018V ( 20 km/hCNT-CSA-1AMAttestation paiement AFM23-02-2019V ( 20 km/hCNT-CSA-1AMOUI le 06-11-2019Irrecevable06-05-2019V ( 20 km/hCNT-CSA-1AMOUI le 22-01-2020Irrecevable20-05-2019V ( 20 km/hCNT-CSA-1AMOUI le 05-02-2020Irrecevable31-07-2021V ( 20 km/hCNT-CSA-1AM02-09-2021V ( 20 km/hCNT-CSA-1AF04-12-2021Stat. dangereuxPVE-3AFTOTAL-19+7
1. Il résulte de l'instruction que Mme C B épouse A, née le 10 août 1960, s'est vu successivement retirer 2, 1, 1, 1, 1, 1, 3, 1, 1, 1, 1, 1, 1 et 3 points (soit 19 points en tout) à la suite d'infractions commises respectivement les 25 septembre 2013, 14 mai 2015, 18 juillet 2015, 1er mars 2016, 6 mai 2016, 23 septembre 2016, 14 juin 2017, 22 décembre 2018, 23 février 2019, 6 mai 2019, 20 mai 2019, 31 juillet 2021, 2 septembre 2021 et 4 décembre 2012. Constatant que son solde de points était nul, le ministre de l'Intérieur a, par une décision modèle " 48 SI " du 11 avril 2022, constaté qu'elle avait perdu le droit de conduire et lui a enjoint de restituer son permis de conduire. Par la présente requête, Mme B épouse A demande l'annulation de la décision " 48 SI " du 11 avril 2022 et des 14 décisions de retrait de points qu'elle mentionne.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Il résulte du relevé d'information intégral (R2I) relatif à la situation de la requérante au 1er juillet 2022 et produit par le ministre de l'Intérieur en défense que les 7 points retirés suite aux infractions commises les 14 mai 2015, 18 juillet 2015, 1er mars 2016, 23 septembre 2016, 23 février 2019, 6 mai 2019 et 20 mai 2019 ont été restitués respectivement les 27 novembre 2015, 30 mars 2016, 234 septembre 2016, 14 avril 2017, 6 novembre 2019, 22 janvier 2020 et 5 février 2020, soit antérieurement à la date d'enregistrement de la requête. Ces 7 décisions doivent donc être regardées comme ayant été retirées par le ministre de l'Intérieur antérieurement à l'introduction de la requête ; par suite, les conclusions à fin d'annulation de ces 7 décisions de retrait de points doivent être rejetées comme irrecevables.
3. Restent donc en litige les décisions de retraits de 12 points consécutives aux 7 infractions commises les 25 septembre 2013, 6 mai 2016, 14 juin 2017, 22 décembre 2018, 31 juillet 2021, 2 septembre 2021 et 4 décembre 2012.
4. En premier lieu, les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits. Il suit de là que l'absence de notification, préalablement aux décisions de retrait de points opérées sur le permis de conduire de Mme B épouse A est sans influence sur la légalité de ces retraits, ces modalités de notification ayant pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressée et de faire courir le délai dont dispose celle-ci pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. Par suite, le moyen sus-analysé est inopérant et doit être écarté.
5. En second lieu, aux termes de l'article L. 223-3 du code de la route : " Lorsque l'intéressé est avisé qu'une des infractions entraînant retrait de points a été relevée à son encontre, il est informé des dispositions de l'article L. 223-2, de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès conformément aux articles L. 225-1 à L. 225-9. / Lorsqu'il est fait application de la procédure de l'amende forfaitaire ou de la procédure de la composition pénale, l'auteur de l'infraction est informé que le paiement de l'amende ou l'exécution de la composition pénale entraîne le retrait du nombre de points correspondant à l'infraction reprochée, dont la qualification est dûment portée à sa connaissance ; il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé de ces points et de la possibilité pour lui d'exercer le droit d'accès. Le retrait de points est porté à la connaissance de l'intéressé par lettre simple quand il est effectif ". Aux termes de l'article R. 223-3 du même code : " I. Lors de la constatation d'une infraction entraînant retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1. / II. Il est également informé de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de points et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant. Ces mentions figurent sur le document qui lui est remis ou adressé par le service verbalisateur. Le droit d'accès aux informations ci-dessus mentionnées s'exerce dans les conditions fixées par les articles L. 2 25-1 à L. 225-9 () " ;
5. En application de ces dispositions, l'administration ne peut légalement prendre une décision retirant des points affectés à un permis de conduire à la suite d'une infraction dont la réalité a été établie, que si l'auteur de l'infraction s'est vu préalablement délivrer par elle un document contenant les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, qui constituent une garantie essentielle lui permettant de contester la réalité de l'infraction et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tout moyen, qu'elle a délivré ledit document.
S'agissant de l'infraction du 25 septembre 2013 :
6. Il ressort du R2I afférent à la situation de la requérante que l'infraction du 25 septembre 2013 pour excès de vitesse compris entre 20 et 30 km/h n'a pas été relevée par l'intermédiaire d'un radar automatique puis télétransmise au centre national de traitement du contrôle sanction automatisé (CNT-CSA), ainsi que l'atteste l'absence de la mention " CNT-CSA ". Elle n'a pas non plus été relevée par procès-verbal électronique, ainsi qu'en atteste l'absence de la mention " PVE " sur le R2I de la requérante. Par suite, cette infraction n'a pu être relevée que suite à l'interpellation de la conductrice avec rédaction de manière manuscrite du procès-verbal d'infraction routière sur le modèle standardisé d'avis de contravention, lequel comprend sur son 3ème volet mention de toutes les informations exigées par les dispositions du code de la route relative à l'obligation d'information. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information préalable au retrait de points sera écarté comme infondé s'agissant de l'infraction du 25 septembre 2013.
S'agissant des 3 infractions des 14 juin 2017, 2 septembre 2021 et 4 décembre 2021 :
7. Il ressort du R2I afférent à la situation de Mme B épouse A et produit par le ministre en défense que les 3 infractions des 14 juin 2017, 2 septembre 2021 et 4 décembre 2021 ont été acquittées par la requérante au stade de l'amende forfaitaire, ainsi qu'il ressort de la mention " AF " figurant au R2I de la requérante. Ainsi, celle-ci a nécessairement reçu les courriers du ministre de l'Intérieur l'invitant à s'acquitter de ces paiements, courriers qui comportent l'ensemble des informations prévues par les articles L. 223-1 et R. 223-1 précités du code de la route. Il s'ensuit que l'administration doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce, et alors que la requérante n'établit pas, à défaut de produire les documents qui lui ont été remis, que ceux-ci ne comportaient pas l'ensemble des informations exigées, comme ayant apporté la preuve qu'elle a satisfait à l'obligation d'information s'agissant des 3 infractions des 14 juin 2017, 2 septembre 2021 et 4 décembre 2021.
S'agissant des 2 infractions des 6 mai 2016 et 22 décembre 2018 :
8. Il ressort du R2I afférent à la situation de la requérante que les 2 infractions des 6 mai 2016 et 22 décembre 2018 constatées par l'intermédiaire d'un radar automatique puis télétransmises au centre national de traitement du contrôle sanction automatisé (CNT-CSA), ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée, ainsi que l'atteste la mention " AM ". Par suite, un avis d'amende forfaitaire majorée comportant l'ensemble des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 précités du code de la route a été adressé automatiquement au domicile du titulaire du certificat d'immatriculation, soit en l'espèce Mme B épouse A. La preuve de l'envoi de ces courriers est rapportée par le ministre qui produit en défense les attestations de paiement du comptable public responsable de la trésorerie du contrôle automatisé (TCA) du 6 septembre 2016 (pour l'infraction du 6 mai 2016) et du 11 août 2020 (pour l'infraction du 22 décembre 2018). Par suite, le moyen tiré du défaut d'information préalable aux retraits de points sera écarté comme infondé s'agissant des 2 infractions des 6 mai 2016 et 22 décembre 2018.
S'agissant de l'infraction du 31 juillet 2021 :
9. Il ressort du R2I afférent à la situation de Mme B épouse A que l'infraction du 31 juillet 2021 constatées par l'intermédiaire d'un radar automatique puis télétransmises au centre national de traitement du contrôle sanction automatisé (CNT-CSA), ont donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire d'amende forfaitaire majorée, ainsi que l'atteste la mention " AM ". Par suite, un avis d'amende forfaitaire majorée comportant l'ensemble des informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 précités du code de la route a été adressé automatiquement au domicile du titulaire du certificat d'immatriculation, soit en l'espèce Mme B épouse A. Toutefois, contrairement aux 2 infractions précédentes, le ministre ne produit aucun élément établissant la réception par la requérante de cet avis d'amende forfaitaire majorée. Il s'ensuit que, s'agissant de l'infraction du 31 juillet 2021 ayant donné lieu à retrait d'un point sur le permis de Mme B épouse A, le ministre n'établit pas qu'il a satisfait à l'obligation d'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. La décision de retrait d'un point consécutive à cette infraction doit donc être annulée.
10. Il résulte de tout ce qui précède que le capital de points de Mme B épouse A s'établit, après la restitution des 7 points mentionnée au point 2 et l'annulation du retrait d'un point prononcée au point précédent, à 1 point (12 - 19 + 7 + 1 = + 1 point). Par suite, la décision ministérielle 48 SI du 11 avril 2022 constant le solde de points nul et invalidant le permis de conduire de la requérante est illégale et encourt également l'annulation.
Sur les conclusions accessoires :
10. En premier lieu, aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. " Les annulations prononcées aux points 9 et 10 précédents impliquent nécessairement qu'il soit enjoint au ministre de l'Intérieur de restituer à Mme B épouse A le point illégalement retiré suite à l'infraction du 31 juillet 2021 et de rétablir le capital de points de son permis de conduire, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir.
9. En second lieu, aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. " Dans les circonstances de l'espèce, il convient de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros à verser à Mme B épouse A au titre des dispositions précédentes.
D E C I D E :
Article 1er : La décision de retrait d'un point consécutive à l'infraction du 31 juillet 2021 et la décision référencée 48 SI du ministre de l'Intérieur en date du 11 avril 2022 sont annulées.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l'Intérieur de restituer à Mme B épouse A le point illégalement retiré suite à l'infraction du 31 juillet 2021 et de rétablir le capital de points de son permis de conduire, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir.
Article 3 : L'Etat versera à Mme B épouse A la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B épouse A et au ministre de l'Intérieur.
Délibéré après l'audience du 23 septembre 2024.
Rendu public après mise à disposition au greffe le 7 octobre 2024.
Le magistrat désigné,
Signé : C. FreydefontLa greffière,
Signé : L. Darnal
La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026