mardi 14 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2204715 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET KOSZCZANSKI & BERDUGO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 mai 2022, Mme E F épouse C, représentée par le cabinet Koszczanski et Berdugo, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 8 mars 2022 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a rejeté la demande de regroupement familial qu'elle a formée au bénéfice de son époux, M. D C ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne d'autoriser le regroupement familial dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans les mêmes conditions de délais et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que les dispositions de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne s'appliquent pas aux ressortissants algériens ;
- elle est entachée d'une erreur de fait dès lors que la surface habitable de son logement est de 113,4 mètres carrés ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 dès lors qu'elle remplit toutes les conditions prévues par ces stipulations ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale de New-York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant dès lors que cette décision conduit à priver ses trois enfants, qui sont présents et scolarisés en France, de la présence de leur père.
La requête a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne qui n'a pas présenté de mémoire en défense.
Une mise en demeure a été adressée le 30 juin 2022 à la préfète du Val-de-Marne.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale de New-York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- et les observations de Me Stoffaneller, représentant Mme F épouse C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme E F épouse C, née le 26 juin 1975 et de nationalité algérienne, demande au tribunal d'annuler la décision du 8 mars 2022 par laquelle la préfète du Val de Marne a refusé de lui accorder le bénéfice regroupement familial au profit de son conjoint, M. D C.
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
3. La décision attaquée du 8 mars 2022 mentionne les dispositions de droit dont la préfète du Val-de-Marne a fait application en l'occurrence l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les circonstances de fait sur lesquelles elle s'est fondée, en l'occurrence l'absence de ressources suffisantes de la requérante pour accueillir son conjoint et la superficie insuffisante de son logement. Dès lors le moyen tiré du défaut de motivation ne peut qu'être écarté.
4. En deuxième lieu, il ne ressort pas de la motivation de la décision en litige, telle que rappelée au point précédent, laquelle fait état des éléments pris en compte pour ne pas faire droit à la demande de regroupement familial formée par Mme C, que la préfète du Val-de-Marne n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Les membres de famille qui s'établissent en France sont mis en possession d'un certificat de résidence de même durée de validité que celui de la personne qu'ils rejoignent. / () l'admission sur le territoire français en vue de l'établissement des membres de famille d'un ressortissant algérien titulaire d'un certificat de résidence d'une durée de validité d'au moins un an, présent en France depuis au moins un an sauf cas de force majeure, et l'octroi du certificat de résidence sont subordonnés à la délivrance de l'autorisation de regroupement familial par l'autorité française compétente. / Le regroupement familial ne peut être refusé que pour l'un des motifs suivants : / 1. Le demandeur ne justifie pas de ressources stables et suffisantes pour subvenir aux besoins de sa famille. Sont prises en compte toutes les ressources du demandeur et de son conjoint indépendamment des prestations familiales. L'insuffisance des ressources ne peut motiver un refus si celles-ci sont égales ou supérieures au salaire minimum interprofessionnel de croissance ; / 2. Le demandeur ne dispose ou ne disposera à la date d'arrivée de sa famille en France d'un logement considéré comme normal pour une famille comparable vivant en France. / () / Le regroupement familial est sollicité pour l'ensemble des personnes désignées au titre II du Protocole annexé au présent Accord. () ". Le titre II du protocole annexé à cet accord précise que les membres de la famille s'entendent notamment du conjoint d'un ressortissant algérien.
6. Ces stipulations régissent d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, les règles relatives à la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, ainsi que les conditions dans lesquelles leurs conjoints et leurs enfants mineurs peuvent s'installer en France.
7. Il ressort des mentions mêmes de la décision contestée que la préfète du Val-de-Marne a examiné la demande de regroupement familial formée par Mme C au regard des dispositions des articles L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Comme le soutient à bon droit la requérante, ces dispositions sont inapplicables aux ressortissants algériens, sa situation devant être appréciée au regard des stipulations précitées de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui régissent d'une manière complète les conditions dans lesquelles les membres de la famille des ressortissants algériens, définis par les stipulations du titre II du protocole annexé à cet accord, peuvent s'installer en France.
8. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. L'exigence selon laquelle le juge de l'excès de pouvoir ne peut procéder à une substitution de base légale de sa propre initiative que sous réserve d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point n'implique pas qu'il doive, dans l'hypothèse où le requérant a lui-même évoqué dans ses écritures, pour l'écarter, la possibilité d'une telle substitution, informer les parties de l'éventualité qu'il y procède.
9. Mme C a évoqué, pour l'écarter, la possibilité d'une substitution de base légale. Toutefois, la portée des stipulations susmentionnées de l'accord franco-algérien est équivalente à celle des dispositions de l'article L. 434-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile aux termes desquelles : " L'étranger qui en fait la demande est autorisé à être rejoint au titre du regroupement familial s'il remplit les conditions suivantes : / 1° Il justifie de ressources stables et suffisantes pour subvenir aux besoins de sa famille ; / 2° Il dispose ou disposera à la date d'arrivée de sa famille en France d'un logement considéré comme normal pour une famille comparable vivant dans la même région géographique ; ().". Par suite, et contrairement à ce que soutient la requérante, la préfète du Val-de-Marne disposait du même pouvoir d'appréciation et aurait pu prendre la même décision en examinant sa demande sur le fondement des stipulations de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, combinées avec celles des dispositions règlementaires des articles R. 434-4 à R. 434-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui ne sont pas incompatibles avec ces stipulations, Cette substitution n'ayant pas pour effet de priver l'intéressée d'aucune garantie, le moyen tiré de l'erreur de droit ne peut être qu'écarté.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application du 1° de l'article L. 434-7, les ressources du demandeur et de son conjoint qui alimenteront de façon stable le budget de la famille sont appréciées sur une période de douze mois par référence à la moyenne mensuelle du salaire minimum de croissance au cours de cette période. Ces ressources sont considérées comme suffisantes lorsqu'elles atteignent un montant équivalent à : () / 2° Cette moyenne majorée d'un dixième pour une famille de quatre ou cinq personnes ". L'article R. 434-5 du même code prévoit que " Pour l'application du 2° de l'article L. 434-7, est considéré comme normal un logement qui : / 1° Présente une superficie habitable totale au moins égale à : / a) en zones A bis et A : 22 m² pour un ménage sans enfant ou deux personnes, augmentée de 10 m² par personne jusqu'à huit personnes et de 5 m² par personne supplémentaire au-delà de huit personnes ; () / 2° Satisfait aux conditions de salubrité et d'équipement fixées aux articles 2 et 3 du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent pris pour l'application de l'article 187 de la loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbain. / Les zones A bis, A, B1, B2 et C mentionnées au présent article sont celles définies pour l'application de l'article R. 304-1 du code de la construction et de l'habitation. ". Aux termes de l'article R. 434-11 de ce code : " L'étranger qui sollicite le regroupement familial présente à l'appui de sa demande les pièces justificatives dont la liste est fixée par arrêté annexé au présent code. ". Selon le point 1.1 de la rubrique 65 de cette annexe concernant la procédure de regroupement familial, la demande de regroupement familial doit comprendre les justificatifs de ressources pour les douze derniers mois.
11. D'une part, il résulte de ces dispositions que le caractère suffisant du niveau de ressources du demandeur est apprécié sur la période de douze mois précédant le dépôt de la demande de regroupement familial, par référence à la moyenne mensuelle du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) au cours de cette même période, même si, lorsque ce seuil n'est pas atteint au cours de la période considérée, il est toujours possible, pour le préfet, de prendre une décision favorable en tenant compte de l'évolution des ressources du demandeur, y compris après le dépôt de la demande. En outre, en application des décrets du 19 décembre 2019 et du 17 décembre 2021 portant relèvement du salaire minimum de croissance, le montant mensuel du salaire minimum interprofessionnel de croissance était de 1 540,68 euros brut en moyenne l'année précédant la demande de Mme C déposée le 22 février 2021. Ce montant a été porté à 1 570,09 euros brut par les décrets du 30 septembre 2021 et du 22 décembre 2021 pour la période allant de la date du dépôt de sa demande à la date de la décision en litige.
12. Il ressort des termes de la décision contestée que, pour rejeter la demande de regroupement familial présentée par Mme C, la préfète du Val-de-Marne s'est fondée sur le motif tiré de ce qu'elle ne justifie pas de la stabilité de ses ressources. Il ressort des bulletins de salaire versés au dossier que la requérante, qui exerce la profession de garde d'enfant à domicile en contrat à durée indéterminée depuis le 2 octobre 2017, disposait sur la période de douze mois précédant le dépôt de sa demande, soit du mois de février 2020 au mois de janvier 2021, de ressources d'un montant moyen mensuel brut de 1 378,28 euros. Ce montant est inférieur au montant mensuel brut du SMIC qui doit, en l'espèce, être majoré d'un dixième dès lors qu'elle vit avec ses trois enfants, ce qui correspondait à un montant de 1 694,74 euros pour cette période. Si la requérante soutient que ses ressources ont connu une évolution favorable et stable sur la période allant du dépôt de sa demande à la décision en litige, il ressort des pièces du dossier qu'elle a perçu sur cette dernière période un salaire mensuel brut moyen de 1 623,15 euros brut, ce qui est également inférieur au montant de 1 727 euros brut correspondant au SMIC brut mensuel majoré d'un dixième pour cette période. Dans ces conditions, c'est sans erreur d'appréciation que la préfète du Val-de-Marne a estimé qu'elle ne remplissait pas les conditions de ressources prévues par les stipulations de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
13. D'autre part, il résulte des termes de l'arrêté en litige que pour rejeter la demande de regroupement familial présentée par Mme C, la préfète du Val-de-Marne a retenu que son logement ne pouvait être considéré comme normal pour une famille comparable vivant en France. Si la requérante allègue qu'à la suite de l'avenant au bail de location signé le 1e janvier 2022, le logement qu'elle loue a désormais une superficie de 113,4 mètres carrés, soit une surface supérieure aux 52 mètres carrés exigés en zone A pour un couple avec trois enfants, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle en a informé le service instructeur. La requérante ne saurait dès lors faire grief à la préfète du Val-de-Marne de ne pas avoir tenu compte du changement de superficie de son logement. En tout état de cause, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la requérante ne justifie pas de ressources suffisantes, ce qui est un motif à lui seul suffisant pour ne pas faire droit à la demande de regroupement familial.
14. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit être écarté en toutes ses branches.
15. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale ".
16. Il ressort des pièces du dossier que Mme C et ses enfants ont été séparés de M. C pendant plusieurs années. Si les enfants ont d'excellents résultats scolaires, il n'est pas établi, ni même allégué, que M. C contribuerait depuis l'Algérie à l'éducation et à l'entretien de ses enfants, ni que sa présence au foyer serait indispensable. Dans ces conditions, la décision contestée refusant d'accorder à la requérante le bénéfice du regroupement familial au profit de son mari, eu égard à ses effets, n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de mener une vie privée et familiale au regard des buts poursuivis. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme doit être écarté.
17. En dernier lieu, aux termes du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale de New-York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
18. La décision portant refus de regroupement familial n'a, par elle-même, ni pour objet, ni pour effet, de séparer Mme C de ses enfants. Dans ces conditions, et également pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 16, la préfète du Val-de-Marne, en prenant la décision en litige ne peut être regardée comme ayant méconnu les stipulations du premier paragraphe de l'article 3 de la convention internationale de New-York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant.
19. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 8 mars 2022 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de faire droit à sa demande de regroupement familiale. Doivent être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et ses conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme F épouse C et à la préfète du Val-de-Marne.
Copie en sera adressée, pour son information, au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 31 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. L'hirondel, président,
Mme Morisset, première conseillère,
M. Cabal, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 février 2023.
Le rapporteur,
P.Y. A
Le président,
M. L'HIRONDEL La greffière,
M. B
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026