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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2204847

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2204847

vendredi 9 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2204847
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantTOMASI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 13 mai 2022, 25 mai 2022, et 7 avril 2023, M. C B, représenté par Me Zennou, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 28 avril 2022 par lequel le préfet de police lui a fait obligation de quitter le territoire français, lui a accordé un délai de départ volontaire de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office ;

2°) d'enjoindre au préfet de police de lui délivrer un titre de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de deux mois et sous astreinte de 150 euros par jour, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'intervalle ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- la décision attaquée n'est pas suffisamment motivée en droit et en fait ;

- elle a été prise au terme d'une procédure ayant méconnu son droit d'être entendu ; elle a été également prise en méconnaissance du principe de l'échange contradictoire préalable prévu par les dispositions du code des relations entre le public et l'administration :

- la décision est entachée d'un défaut d'examen réel et sérieux, au regard de ses démarches ; il avait obtenu un rendez-vous en préfecture de Seine-et-Marne le 28 avril 2022, soit le jour de son interpellation ;

- elle méconnaît les dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'erreur d'appréciation, dès lors qu'il contribue à l'entretien et à l'éducation de sa fille ; son épouse lui a interdit l'accès à sa fille à la suite de la dégradation des relations entre parents et a déménagé avec ses enfants sans lui donner son adresse ; il a alors assigné son épouse en divorce au dernier domicile connu ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnait les stipulations du paragraphe I de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays d'éloignement :

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mai 2022, le préfet de police de Paris, représenté par Me Tomasi, conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par M. B n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la directive n° 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;

- le code de justice administrative.

La présidente du Tribunal a désigné M. Delmas pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles R. 776-13-1 et suivants, R. 776-15, R. 777-1 et suivants, R. 777-2 et suivants et R. 777-3 et suivants du code de justice administrative

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Delmas,

- et les observations de Me Zennou, représentant M. B présent, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens. Me Zennou soutient, en outre, que la décision est entachée d'un défaut d'examen révélé par la mention sur l'absence de démarche de régularisation. Me Zennou insiste sur ce que la poursuite pénale pour violence conjugale a été classée. ;

- M. B, présent, qui confirme les observations de son conseil. Il précise que la mère de la fille du requérant, qui est française, a déménagé sans le prévenir;

Le préfet de police de Paris n'était ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. C B, ressortissant égyptien né le 1er mai 1989 à Gharbeya (Egypte), est entré sur le territoire français pour la première fois en 2011 et pour la dernière fois en 2020, selon ses déclarations. M. B s'est maintenu sur le territoire français à l'expiration de son visa. Il a été interpellé le 28 avril 2022 en gare de l'Est à Paris, dans le cadre d'une opération de contrôle d'identité et a été placé en retenue administrative pour vérification du droit de séjour et de circulation. Par un arrêté du 28 avril 2022, le préfet de police de Paris lui a fait obligation de quitter le territoire français, lui a accordé un délai de départ volontaire de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office. Par la requête susvisée, M. B demande l'annulation de la décision du 28 avril 2022 portant obligation de quitter le territoire français et de la décision du même jour fixant le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, l'arrêté du 28 avril 2022 fait référence aux dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à la convention européenne pour la sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. En outre, cet arrêté mentionne des éléments de la situation personnelle de M. B et indique que l'intéressé s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa. La seule circonstance que l'arrêté en litige ne mentionne pas que l'intéressé ait accompli des démarches de régularisation est sans incidence sur la motivation de la décision en litige. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté en litige ne peut qu'être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Aux termes de l'article 51 de la Charte : " 1. Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux États membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union () ".

4. Ainsi que la Cour de justice de l'Union européenne l'a jugé dans ses arrêts C-166/13 et C-249/13 des 5 novembre et 11 décembre 2014, le droit d'être entendu préalablement à l'adoption d'une décision de retour implique que l'autorité administrative mette le ressortissant étranger en situation irrégulière à même de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur l'irrégularité du séjour et les motifs qui seraient susceptibles de justifier que l'autorité s'abstienne de prendre à son égard une décision de retour. Il n'implique toutefois pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français ni sur chacune des décisions qui l'assortissent dès lors qu'il a pu être entendu sur l'irrégularité du séjour ou la perspective de l'éloignement.

5. Il ressort en particulier du procès-verbal de l'audition de M. B en date du 28 avril 2022 à 9h55 par un agent de police judiciaire en présence d'une interprète en langue arabe, signé par lui sans réserve, que l'intéressé a été entendu sur les faits qui ont conduit à son interpellation, sur sa situation familiale et matérielle ainsi que sur l'irrégularité de sa situation administrative. Lors de cette audition, M. B a été informé de la possibilité qu'il fasse l'objet d'une mesure d'éloignement et a fait savoir qu'il souhaitait rester en France au motif qu'il a un enfant en France. Ainsi, et compte tenu de ce que l'intéressé a fait antérieurement l'objet d'une précédente obligation de quitter le territoire français, M. B doit être regardé comme ayant été suffisamment avisé de ce qu'il pouvait faire l'objet d'une mesure d'éloignement sans délai. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé aurait sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux ni qu'il ait été empêché de s'exprimer avant que ne soit pris l'arrêté litigieux. Par suite, M. B ne saurait être regardé comme ayant été privé du droit d'être entendu qu'il tient du principe général du droit de l'Union européenne tel qu'il est notamment énoncé au 2 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Enfin, pour ces mêmes motifs, l'intéressé n'est pas davantage fondé à soutenir que le principe du contradictoire, tel qu'il est notamment énoncé à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, aurait été méconnu.

6. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes de cet arrêté, ni des autres pièces versées au dossier, que le préfet de police de Paris n'aurait pas procédé, compte tenu des informations en sa possession à la date de sa décision, à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l'intéressé au regard de ses démarches. La seule circonstance que M. B ait été interpellé en gare de l'Est à 8h05, alors que l'intéressé avait un rendez-vous au bureau des étrangers de la sous-préfecture de Meaux le jour même à 9h25 dans le cadre de l'examen d'une demande de titre de séjour, ne suffit pas à entacher la décision d'un défaut d'examen réel et sérieux. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de sa situation personnelle doit être écarté comme manquant en fait.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ; (). ". Il résulte des stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant, aux termes desquelles : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ", qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

8. M. B se prévaut de ce qu'il est le père d'une enfant, A, née le 19 octobre 2020 à Meaux, à l'égard de laquelle il contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation. D'une part, M. B soutient qu'il contribuait à l'entretien du ménage qu'il formait avec sa femme et sa fille, ainsi que les filles de son épouse nées d'une précédente union, à Nanteuil-les-Meaux (77100), à la date de l'arrêté en litige. Toutefois, il n'apporte pas la preuve qu'il aurait pris à sa charge des dépenses d'entretien du foyer dont aurait bénéficié indirectement sa fille. Si M. B verse aux débats une facture nominative émise le 30 juin 2022 par une enseigne spécialisée dans les vêtements pour jeunes enfants pour une valeur de 130 euros, cette facture est établie au nom de " Mme B C " et non au nom de " M. B C ". D'autre part, M. B ne verse aux débats aucun élément attestant qu'il contribue à l'éducation de l'enfant. Afin d'établir son intérêt pour l'enfant, nonobstant la séparation subie selon lui par la décohabitation de la mère, M. B produit des messages électroniques sollicitant des nouvelles de sa fille qu'il présente comme étant adressés à son épouse en mai, août et septembre 2022. Toutefois, si ces messages, demeurés sans réponse, témoignent d'un intérêt pour l'enfant, ils ne suffisent pas à établir que le requérant contribue à son entretien ou à son éducation. De même, l'attestation que M. B verse aux débats et qui a été établie par une psychologue clinicienne le 17 octobre 2022 est vierge de toute indication concernant la relation entre le père et l'enfant. Enfin, il ressort de l'assignation en divorce en date du 21 novembre 2022 de l'épouse de M. B devant le juge aux affaires familiales du Tribunal judiciaire de Meaux, que ce dernier a demandé l'exercice de l'autorité parentale conjointe sur la jeune A, a renoncé temporairement à l'exercice de son droit d'hébergement compte tenu de ce qu'il ne dispose pas de conditions d'accueil optimales pour recevoir sa fille, a demandé à exercer un droit de visite les fins de semaines paires au cours de la journée du samedi et le jour de la fête des pères, et a proposé de verser une contribution de 50 euros par mois pour l'entretien et l'éducation de l'enfant. Toutefois, cette assignation, qui a donné lieu à une ordonnance d'incompétence en date du 31 janvier 2023 du juge aux affaires familiales du Tribunal judiciaire de Meaux, puis à une convocation devant le juge aux affaires familiales du Tribunal judiciaire de Quimper pour une audience du 4 avril 2023, si elle témoigne de l'intérêt pour l'enfant, ne permet pas d'établir à la date de l'arrêté en litige la réalité de la contribution effective de M. B à son entretien et à son éducation dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci. Dans ces conditions, l'intéressé ne justifie entrer dans les prévisions ni du 5° de l'article L. 611-3 précité ni des stipulations précitées de la Convention internationale des droits de l'enfant. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de ces dispositions et stipulations doivent être écartés.

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

10. Il ressort des écritures et des pièces produites par M. B que ses relations avec son épouse se sont dégradées à compter du mois de janvier 2022 au point que cette dernière ait dénoncé des violences conjugales en faisant enregistrer une déposition sur le registre des mains courantes le 1er janvier 2022, puis en déposant une succession de plaintes les 7 janvier, 16 février, 11 mars, 25 avril, 1er juillet et 24 août 2022. Toutefois, il n'est pas contesté que la convocation de M. B à la maison de la justice et du droit de Meaux au titre d'un rappel à la loi le 14 juin 2022 pour des faits de menaces de mort réitérés et de violences avec incapacité temporaire totale inférieure à huit jours n'a pas connue de suite judiciaire à la date de l'arrêté en litige. De même, il ressort de l'avis émis le 24 mars 2023 par le procureur de la République près le Tribunal judiciaire de Meaux que la plainte déposée le 5 mai 2022 par l'épouse de M. B, pour des faits de vols avec violence et de violences par conjoint, a été classée au motif que les faits n'apparaissaient pas comme étant établis. Cependant, compte tenu de l'intensité du conflit familiale, la communauté de vie entretenue par M. B et son épouse doit être regardée comme ayant cessé à la date de l'arrêté en litige, quand bien même l'épouse n'aurait quitté le domicile conjugal pour s'installer dans le Finistère que postérieurement. En outre, M. B prétend qu'il contribuerait à l'entretien du ménage, et que son épouse ne cessait de lui demander de l'argent compte tenu de ses propres dettes. Toutefois, le requérant, qui n'établit pas qu'il percevrait des revenus en France ou qu'il y disposerait d'économie, n'apporte au dossier aucune pièce tendant à démontrer qu'il participait avant la cessation de la communauté de vie aux dépenses courantes permettant le fonctionnement du lieu de vie de la famille à Nanteuil-les-Meaux (77100). Enfin, et ainsi qu'il a été dit plus haut, M. B ne démontre pas contribuer effectivement à l'entretien ou même à l'éducation de sa fille au sens des dispositions de l'article 371-2 du code civil. Par ailleurs, M. B n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales et privées dans son pays d'origine où il a vécu la majeure partie de sa vie. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision a été prise. Par suite, le moyen tiré de la violation des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. En outre, pour ces mêmes motifs, l'autorité administrative ne saurait être regardée comme ayant entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.

11. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 28 avril 2022 lui faisant obligation de quitter le territoire français.

En ce qui concerne la légalité de la décision portant fixation du pays de destination de la reconduite :

12. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'illégalité de la décision fixant le pays de destination par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ne peut qu'être écarté

13. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 28 avril 2022 lui fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office.

14. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 28 avril 2022 par lequel le préfet de police lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles présentées en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet de police de Paris.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 juin 2023.

Le magistrat désigné,

S DELMASLa greffière,

L. DARNAL

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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