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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2205703

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2205703

lundi 4 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2205703
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLERICHE-MILLIET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 juin 2022, M. H G, Mme I A et M. et Mme D et B E, représentés par Me Gérard, demandent au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du 8 avril 2022 par lequel le maire de L'Haÿ-les-Roses a délivré à la SCCV Bièvre Flouquet un permis de construire modificatif relatif à l'édification d'un immeuble d'habitation de 21 logements au 59-61 avenue Flouquet ;

2°) de mettre à la charge de la commune de L'Haÿ-les-Roses une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Les requérants soutiennent que :

Sur la recevabilité de la requête :

- ils sont voisins immédiats du projet de construction litigieux ;

- le permis de construire modificatif entraîne pour eux de nombreux préjudices ;

Sur la condition tenant à l'urgence :

- l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction issue de la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018, pose la règle selon laquelle l'urgence est présumée pour les recours formés notamment contre les permis de construire dès lors que les travaux ont commencé, ce qui est le cas en l'espèce ;

Sur la condition tenant à l'existence d'un doute sérieux :

- il n'est pas justifié de la compétence de M. D C pour signer l'arrêté litigieux;

- le dossier de demande de permis de construire modificatif était incomplet, en méconnaissance des dispositions des articles R. 111- 2 et R. 431-8 et suivants du code de l'urbanisme ;

- l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article UB 10.2 du plan local d'urbanisme relatif à la hauteur maximale des constructions, qui est limitée à 13 mètres au faîtage alors que le projet atteint 14 mètres ;

- la prise en compte de la déclivité du terrain prévue dans la notice descriptive ne peut pas prévaloir sur l'article 10.2 du règlement dont elle contredit les termes ;

- la notice descriptive est illégale, à défaut d'apporter des précisions sur le mode de calcul de la déclivité du terrain ;

- l'arrêté est contraire aux dispositions de l'article UB 11 du plan local d'urbanisme relatif à l'insertion de la construction dans son environnement, alors que le projet est en zone UBa, composée essentiellement de maisons individuelles avec grand jardin ;

- l'arrêté ne reprend pas les prescriptions de l'avis rendu par l'architecte des bâtiments de France le 14 février 2022 ;

- le permis de construire modificatif en litige ne respecte pas l'obligation de prévoir plusieurs places de stationnement équipées pour la recharge de véhicules électriques, posée par l'article UB 12.1 du plan local d'urbanisme ;

- l'exigence d'une largeur minimale de 2,50 mètres pour les places de stationnement en sous-sol n'est pas respectée ;

- l'espace de stationnement n'est pas adapté à la circulation des véhicules ;

- l'arrêté a été édicté en méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.

Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juin 2022, la commune de L'Haÿ-les-Roses conclut au rejet de la requête.

La commune fait valoir que :

- M. C a reçu délégation du maire pour signer les autorisations d'urbanisme ;

- le dossier de demande de permis de construire modificatif était complet ;

- une attestation certifiant de la réalisation d'une étude technique relative aux risques de mouvements de terrain a été fournie à l'appui du permis de construire initial, conformément à l'article R. 431-16 point e) du code de l'urbanisme ;

- la demande était accompagnée de pièces suffisantes pour justifier de l'insertion de la construction projetée dans son environnement, dans le respect de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme

- les articles UB 10-2 et UB 10-1 du plan local d'urbanisme définissent la hauteur maximale autorisée pour les constructions situées en zones UBa et UBb, par renvoi à la notion de niveau de référence définie par le règlement du plan local d'urbanisme et à la prise en compte de la déclivité du terrain dans la notice descriptive ;

- ces définitions ne sont pas en contradiction avec le règlement du plan local d'urbanisme qu'elles précisent ;

- l'article L. 152-3 du code de l'urbanisme autorise l'adaptation mineure des règles du plan lorsque notamment la nature du sol le rend nécessaire ;

- il n'appartient pas au service instructeur de revoir les modalités de calcul de la pente du terrain assiette du projet, eu égard au caractère déclaratif de la demande de permis ;

- les dispositions de l'article UB 11 ont été respectées, la zone UB ayant vocation à mettre en valeur les grands axes de la commune et l'évolution du tissu existant ;

- l'avis émis par l'architecte des bâtiments de France avec une prescription est visé par l'arrêté, conformément à l'article A. 424-3 du code de l'urbanisme ;

- il n'appartient pas au service instructeur de vérifier la conformité du projet aux règles définies par le code de la construction et de l'habitation ;

- les places de stationnement du projet sont conformes aux dispositions de l'article UB 12-8 du plan local d'urbanisme ;

- l'arrêté en litige est conforme aux dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juin 2022, la société Bièvre Flouquet, représentée par Me Leriche-Milliet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge des requérants la somme de 8 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La société fait valoir que :

- la requête est irrecevable, à défaut pour les requérants de justifier d'un intérêt pour agir, qui doit être apprécié au regard des seules modifications apportées par le permis de construire modificatif qu'ils contestent ;

- la condition d'urgence n'est pas remplie dès lors que le permis de construire modificatif en litige ne porte aucune atteinte grave et immédiate aux intérêts des requérants et que, les murs et les fondations du parking souterrain ayant été réalisés, ne restent à construire que les travaux autorisés par le permis de construire initial que les requérants n'ont pas contesté ;

- un arrêt du chantier à son stade de réalisation serait préjudiciable pour le projet comme pour les constructions voisines ;

- la commune de L'Haÿ-les-Roses a justifié de la compétence de l'auteur de l'arrêté litigieux ;

- le dossier présenté à l'appui de la demande de permis de construire modificatif était complet, puisqu'il portait sur les seules modifications apportées au projet initialement autorisé ;

- les moyens de la requête sont inopérants dès lors que la contestation d'un permis de construire modificatif ne peut soulever de moyens portant sur les modalités de définition du projet arrêtées par le permis initial ;

- le projet de construction est conforme à l'ensemble des prescriptions du plan local d'urbanisme.

Vu :

- l'arrêté du maire de L'Haÿ-les-Roses du 8 avril 2022 et la requête enregistrée sous le n° 2205635 contestant la légalité de cette décision ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Letort, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme F,

- les observations de Me Gérard, représentant M. G, Mme A et M. et Mme E, absents, qui soutient en outre que le recours formé contre le permis de construire rectificatif a pour but de rattraper l'absence de recours formé contre le permis initial, qu'il a pour conséquence d'augmenter le nombre d'ouvertures donnant sur leurs propriétés, alors que l'écran végétal en limite de parcelles n'est composé que de trois arbres qui seront dénudés en hiver, que l'attestation d'étude de sols doit également comporter l'engagement du constructeur d'en respecter les termes, que la norme citée en défense n'est pas reprise par le PLU et porte exclusivement sur les dimensions de places de parkings et non sur les aires de retournement, que la largeur de circulation dans le parking est réduite par endroits à 4,90 mètres, et qu'aucun élément du dossier ne permet d'attester de la mise en place de dispositifs permettant l'installation de bornes de recharge pour véhicules électriques ;

- les observations de Me Leriche-Milliet, représentant la société Bièvre-Flouquet, qui fait valoir en outre que les requérants ne contestent pas le fait qu'aucun recours n'a été formé contre le permis de construire initial, que les modalités d'affichage ont été respectées malgré l'arrachage du panneau à deux reprises et qu'en tout état de cause, la formation d'un recours gracieux vaut connaissance acquise, que M. G et Mme A n'ont aucune vue directe sur le projet, tandis que la maison de M. et Mme E se trouve à 53 mètres de la limite séparative et à 68 mètres du futur bâtiment, alors que le terrain assiette du projet est en pente et qu'un volet paysager fait écran, que le projet déplace les fenêtres sans ajouter d'ouvertures supplémentaires, que le mur de soutènement du parc de stationnement se rapproche de seulement 1,38 mètre de la limite séparative, alors que le parking est relevé de 28 cm et que la hauteur du bâtiment est diminuée, qu'au cours du référé préventif l'expert judiciaire n'a pas jugé utile de se rendre dans les habitations des requérants du fait de leur éloignement, que l'évolution de la déclivité du terrain s'explique simplement par la demande de la commune de tenir compte des données les plus défavorables, que les installations nécessaires à l'équipement de bornes de recharge a bien été prévu et qu'aucun texte n'exige l'aménagement d'une aire de retournement dans le parking ;

- et les observations de Mme J, dûment habilitée, représentant la commune de L'Haÿ-les-Roses, qui fait valoir en outre que la délégation de signature est consultable sur le site internet de la commune et fait l'objet d'un affichage permanent dans la mairie, qu'un autre projet d'immeuble d'habitation collectif en R+3 est prévu dans la même rue, et que la norme relative à la taille des places de stationnement est respectée même en présence des poteaux mis en cause.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1. D'une part, aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".

2. D'autre part, aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation () ".

3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient au requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien et au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction. En outre, il est de principe que, lorsque le requérant n'a pas contesté le permis initial et forme un recours contre un permis de construire modificatif, son intérêt pour agir doit être apprécié au regard de la portée des modifications apportées par le permis modificatif au projet de construction initialement autorisé.

4. Par un arrêté du 16 juillet 2020, la commune de L'Haÿ-les-Roses a délivré à la société STAFIM un permis de construire un immeuble d'habitations de 21 logements en R+3+attique, situé au 59-61 avenue Flouquet. Ce permis a été transféré le 3 mars 2021 à la société Bièvre Flouquet, qui a obtenu le 8 avril 2022 la délivrance d'un permis de construire modificatif portant création d'un logement et d'une place de stationnement supplémentaires, modification de la façade, des circulations en sous-sol et création de caves.

5. Pour justifier de leur qualité pour agir contre l'arrêté du 8 avril 2022, M. G, Mme A et M. et Mme E soutiennent que le permis de construire modificatif litigieux leur porterait de nombreux préjudices en raison de l'augmentation de la surface de plancher et du nombre des ouvertures faisant face à leurs propriétés, du creusement du sol du terrain d'assiette du projet, du rapprochement du parc de stationnement de la limite séparative, de la création de deux ventilations en extérieur aux droits de leur propriété et de la reconstruction de clôtures à une hauteur inférieure à celle autorisée par le permis de construire initial. Toutefois, il n'est tout d'abord pas contesté qu'à défaut d'avoir introduit un recours en excès de pouvoir contre le permis de construire initial du 16 juillet 2020, ce dernier est devenu définitif. Si M. G, Mme A et M. et Mme E ont la qualité de voisins immédiats du projet de construction en litige, d'une part, il ressort de la coupe longitudinale produite en défense, dans des termes non contestés, que la façade arrière de la maison de M. et Mme E est située à 53,30 mètres de la limite séparative et à 68,70 mètres de la future construction en litige, alors en outre que trois arbres doivent être implantés en limite séparative de ce dernier et que la société pétitionnaire fait valoir, sans être davantage contestée sur ce point, que la résidence des requérants comporte également de la végétation formant un écran végétal. D'autre part, il ressort du plan produit par la requête elle-même que la propriété appartenant à M. G et Mme A est située en biais par rapport au projet litigieux, ne comporte qu'une limite séparative commune d'un peu plus d'un mètre seulement de sorte que, selon les termes non contestés de la défense, les requérants ne disposeraient d'aucune vue directe sur l'immeuble d'habitation en litige. Par ailleurs, il résulte de l'instruction que le permis de construire modificatif dont la suspension est demandée a pour conséquence de faire passer la surface de plancher totale de 1 270,41 à seulement 1 287 m2, sans modification de l'enveloppe ni du volume de la construction. En outre, ce permis n'a pas davantage pour conséquence de déplacer le parc de stationnement ni de prévoir l'installation de deux ventilations pour le parking, lesquelles figurent sur les plans joints au permis de construire initial en des termes inchangés. Par ailleurs, si la destruction du mur privatif situé en fond des parcelles AE27 et 28 est envisagée, dans l'hypothèse où elle serait rendue nécessaire par la réalisation des travaux, les requérants n'apportent aucun élément de nature à démontrer le préjudice qui résulterait pour eux de l'abaissement de ce mur à 2,50 mètres, alors que seule la propriété de M. et Mme E est séparée du projet par ce mur et que, ainsi qu'il a été vu, leur maison se trouve éloignée de cette limite séparative, au fond d'un espace arboré. De plus, les requérants n'apportent aucune précision sur les conséquences néfastes qui seraient induites par la modification, modeste, de la profondeur du parking souterrain, alors en outre que, contrairement à l'affirmation des requérants, le projet de permis modificatif n'a pas pour conséquence d'étendre le parking situé en sous-sol jusqu'à la limite séparative. En outre, si le permis litigieux fait passer le nombre de fenêtres en façade sur jardin de 28 à 31 ouvertures, les requérants ne justifient pas de l'atteinte portée aux conditions de jouissance de leurs biens induites par l'ouverture de seulement trois fenêtres supplémentaires, alors que l'existence d'une vue directe reste non établie. Enfin, les requérants ne peuvent pas utilement se fonder sur la perte de vue et d'ensoleillement due à la hauteur de plus de 14 mètres du projet, sur le nombre important de résidents et la circonstance qu'une toiture-terrasse doit donner vue sur leurs propriétés, sur la proximité immédiate du parc de stationnement et les difficultés d'écoulement d'eau de ruissellement générées par le projet, dès lors que l'ensemble de ces éléments ont été autorisés par le permis de construire initial, devenu définitif. Dès lors, il ne résulte pas de l'instruction que les modifications autorisées par le permis de construire modificatif affecteraient la conception générale de la construction initialement autorisée ni bouleverseraient son économie générale. Dans ces conditions, et eu égard à la portée de telles modifications, M. G, Mme A et M. et Mme E ne démontrent pas que le permis de construire modificatif délivré le 8 avril 2022 affecterait de façon directe les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de leurs biens immobiliers respectifs. Il s'ensuit que, en l'état de l'instruction, les requérants ne justifient pas de leur intérêt pour agir dans le cadre du recours en excès de pouvoir formé contre l'arrêté du 8 avril 2022 par lequel le maire de L'Haÿ-les-Roses a délivré le permis de construire modificatif demandé par la société Bièvre Flouquet. En conséquence, leurs conclusions tendant à la suspension de l'exécution de cet arrêté sont irrecevables.

6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative présentées par M. G, Mme A et M. et Mme E doivent être rejetées. Doivent également être rejetées, par voie de conséquence, leurs conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Sur les conclusions présentées par la société Bièvre Flouquet :

7. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. G, de Mme A et de M. et Mme E la somme que la société Bièvre Flouquet demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

ORDONNE :

Article 1er : La requête présentée par M. G, Mme A et M. et Mme E est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la société Bièvre Flouquet sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. H G, à Mme I A, à M. et Mme D et B E, ainsi qu'à la commune de L'Haÿ-les-Roses et à la société Bièvre Flouquet.

Une copie est transmise pour information à la préfète du Val-de-Marne.

La juge des référés,

Signé : C. F

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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