vendredi 19 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2205954 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | BAISECOURT |
Vu la procédure suivante :
I - Par une requête n° 2205954 et deux mémoires, enregistrés le 16 juin 2022, le 6 décembre 2022 et le 14 février 2023, M. B A, représenté par Me Baisecourt, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 19 avril 2022 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer le titre de séjour qu'il sollicitait ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen de sa situation particulière ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
La requête a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une lettre du 24 novembre 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 8 décembre 2022 sans information préalable.
Une ordonnance de clôture immédiate de l'instruction a été prise le 21 juillet 2023.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 31 août 2022.
II - Par une requête n° 2309009 et un mémoire, enregistrés le 31 août 2023 et le 27 octobre 2023, M. B A, représenté par Me Baisecourt, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 avril 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer le titre de séjour qu'il sollicitait, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour " salarié " dans le délai de trois mois à compter du jugement à intervenir ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de trois mois à compter du jugement à intervenir et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 800 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle méconnait les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale par exception tirée de l'illégalité de la décision portant refus de séjour sur laquelle elle est fondée ;
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences sur sa vie privée et familiale ;
S'agissant de la décision fixant à trente jours le délai de départ volontaire :
- elle est illégale par exception tirée de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle est fondée ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale par exception tirée de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et de celle portant obligation de quitter le territoire français sur lesquelles elle est fondée.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 septembre 2023, la préfète du Val-de-Marne conclut au rejet de la requête. Elle fait valoir que la requête est tardive et que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une lettre du 26 octobre 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 2 novembre sans information préalable.
Une ordonnance de clôture immédiate de l'instruction a été prise le 23 novembre 2023.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 15 novembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme E a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, né le 31 décembre 1990, de nationalité malienne, a déclaré être entré en France le 12 septembre 2018 et a fait l'objet d'un premier refus de titre de séjour le 31 juillet 2019. Il a sollicité le 7 mars 2022 un nouveau titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par une décision du 19 avril 2022, la préfète du Val-de-Marne a rejeté sa demande de titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans les plus brefs délais. Par une décision du 13 avril 2023, la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer le titre de séjour qu'il sollicitait, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière. Par le présent recours, le requérant demande l'annulation de la décision du 19 avril 2022 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a rejeté sa demande de titre de séjour, ainsi que de la décision du 13 avril 2023 dans son ensemble.
2. Les requêtes n° 2205954 et n° 2309009 présentent à juger de la légalité de deux décisions qui concernent M. A et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par un seul jugement.
En ce qui concerne les décisions portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, par un arrêté du 1er mars 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le jour même, la préfète du Val-de-Marne a donné délégation de signature à M. C D, sous-préfet de Nogent-sur-Marne et signataire de l'arrêté du 13 avril 2023, à fin de signer tous actes, arrêtés et décisions relevant des attributions de l'État dans le département du Val-de-Marne à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions portant sur la police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision du 13 avril 2023 portant refus de titre de séjour doit être écarté.
4. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes des décisions attaquées, ni d'aucune autre pièce du dossier, que la préfète du Val-de-Marne n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. A avant de prendre les décisions attaquées du 19 avril 2022 et du 13 avril 2023. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation du requérant doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 () ".
6. En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement de ces dispositions par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
7. D'une part, M. A ne produit aucun élément de nature à démontrer l'existence des liens intenses développés sur le territoire dont il se prévaut alors qu'il est constant qu'il est célibataire, sans charge de famille et qu'il n'est pas dépourvu d'attache familiale dans son pays d'origine où résident ses parents et où il a vécu jusqu'à l'âge de 28 ans. D'autre part, si M. A fait valoir qu'il travaille depuis février 2019, il produit un contrat de travail du 15 mai 2019 au 10 décembre 2019, ainsi que diverses fiches de paie de mars 2019 à janvier 2020 puis en juin 2020 mais qui ne sont pas à son nom et qui ne sont corroborées par aucune attestation de concordance de la part de son employeur. Si M. A démontre qu'il a été employé par la société SAMSIC de juillet 2020 à mars 2023 et qu'il fournit une attestation de concordance de son employeur pour la période de juillet 2020 à septembre 2021, il n'établit pas bénéficier d'une situation stable et professionnelle. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que son admission au séjour en France répondrait à des considérations humanitaires ou se justifierait au regard de motifs exceptionnels. Ainsi, les moyens tirés de ce que les décisions en litige seraient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation et de ce que la décision du 13 avril 2023 méconnaitrait ces dispositions doivent être écartés.
8. En quatrième lieu, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le requérant aurait présenté une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. M. A ne peut donc utilement se prévaloir d'une méconnaissance de ces dispositions.
9. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des décisions du 19 avril 2022 et du 13 avril 2023 en tant qu'elles portent refus de titre de séjour doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, le requérant ne peut se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour du 13 avril 2023 pour demander l'annulation de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
11. En deuxième lieu et conformément à ce qui a été dit précédemment, par un arrêté du 1er mars 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le jour même, la préfète du Val-de-Marne a donné délégation de signature à M. C D, sous-préfet de Nogent-sur-Marne et signataire de l'arrêté contesté, à fin de signer tous actes, arrêtés et décisions relevant des attributions de l'État dans le département du Val-de-Marne à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions portant sur la police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué en tant qu'il oblige le requérant à quitter le territoire français doit être écarté.
12. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
13. M. A, dont il n'est pas contesté qu'il est célibataire et sans charge de famille, ne démontre pas qu'il serait dépourvu de toute attache familiale ou privée dans son pays d'origine. Il ne démontre par ailleurs pas d'insertion sociale et professionnelle particulière et suffisante en France. Dans ces conditions, la préfète du Val-de-Marne n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision a été prise. Par suite, les moyens tirés de la violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa vie privée et familiale ne peuvent qu'être écartés.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision fixant à trente jours le délai de départ volontaire :
15. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, le requérant ne peut se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français pour demander l'annulation de la décision fixant à trente jours le délai de départ volontaire.
16. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation ".
17. Il ressort des pièces du dossier que la préfète a accordé un délai de trente jours à M. A pour quitter le territoire français. Lorsqu'elle accorde ce délai de trente jours, l'autorité administrative n'est pas tenue de motiver sa décision de ne pas accorder un délai supérieur si l'étranger, comme en l'espèce, n'a présenté aucune demande en ce sens. Au surplus, l'arrêté attaqué vise l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise que M. A ne fait état d'aucune circonstance justifiant qu'un délai de départ volontaire supérieur à trente jours lui soit accordé. Dans ces conditions, la préfète du Val-de-Marne n'a pas entaché sa décision d'une insuffisante motivation.
18. En troisième lieu, M. A n'apporte aucune pièce de nature à démontrer que la préfète du Val-de-Marne aurait commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation en ne lui accordant pas un délai de départ volontaire supérieur à trente jours.
19. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant à trente jours le délai de départ volontaire doivent être rejetées.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
20. En premier et dernier lieu, l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et celle portant obligation de quitter le territoire n'étant pas établie, l'exception d'illégalité de la décision fixant le pays de destination ne peut qu'être écartée.
21. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision fixant le pays de destination ne peuvent qu'être rejetées.
22. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense dans la requête n° 2309009, que les conclusions à fin d'annulation des décisions du 19 avril 2022 et du 13 avril 2023 de la préfète du Val-de-Marne doivent être rejetées. Par voie de conséquence, doivent également être rejetées les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n° 2205954 et n° 2309009 de M. A sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Baisecourt et à la préfète du Val-de-Marne.
Délibéré après l'audience du 22 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Mullié, présidente,
Mme Blanc, conseillère,
Mme Senichault, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 janvier 2024.
La rapporteure,
J. ELa présidente,
N. MULLIE
La greffière,
H. KELI
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Nos 2205954
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026