Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2206297
jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2206297 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BOUCHOUCHA |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 24 juin 2022, le 10 janvier 2023, le 27 février 2023 et le 8 avril 2024, M. A B, représenté par Me Peiffer-Devonec, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler les décisions nées les 9 avril et 9 juin 2021 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a implicitement rejeté sa demande d'admission exceptionnelle au séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir ou, à défaut, de lui délivrer un récépissé de dépôt de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler, dans le délai de huit jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et dans l'attente de lui délivrer immédiatement une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 février 2023, le préfet de Seine-et-Marne conclut à ce que le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B, dès lors qu'il a décidé de délivrer un titre de séjour à l'intéressé.
Par un mémoire, enregistré le 21 mai 2024, M. B, représenté par Me Peiffer-Devonec, constatant qu'un titre de séjour lui a été délivré, persiste dans ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
L'affaire, inscrite au rôle de l'audience publique du 23 mai 2024, a été radiée du rôle le 3 juin 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Par un mémoire enregistré le 21 mai 2024, M. B constate que le préfet de Seine-et-Marne lui a délivré un titre de séjour dont il produit une copie et persiste seulement dans ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il doit ainsi être regardé comme se désistant de ses conclusions à fin d'annulation et, par voie de conséquence, de ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme que M. B demande en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance de M. B de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de Seine-et-Marne.
Fait à Melun, le 4 juillet 2024.
La présidente de la 5ème chambre,
I. BILLANDON
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,