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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2206556

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2206556

mercredi 20 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2206556
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6ème chambre
Avocat requérantSIMON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 juillet 2022 et 7 août 2022, M. B D E , représenté par Me Simon, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 juin 2022 par lequel la Préfète du Val-de-Marne lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination de sa reconduite à la frontière ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale ", dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, d'enjoindre à la même autorité de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois en lui délivrant une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

M. D E soutient que :

La décision de refus de titre de séjour :

- est entachée d'incompétence ;

- est insuffisamment motivée ;

- est illégale en l'absence d'examen particulier de sa situation par la préfète ;

- méconnaît l'article L.631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les dispositions de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant ;

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la menace à l'ordre public ;

La décision portant obligation de quitter le territoire :

- méconnaît l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant ;

La décision fixant le pays de destination :

- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses attaches familiales en France.

La procédure a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne qui n'a pas présenté de mémoire en défense.

Par ordonnance du 9 août 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 11 septembre 2023 à midi.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- le code des relations entre le public et l'administration,

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Bourdin,

- et les observations de Me Simon, représentant M. D E, présent.

Considérant ce qui suit :

1. M. D E, ressortissant marocain né le 20 juin 1966 à Beni Mimoun (Maroc), entré sur le territoire français, selon ses déclarations le 20 août 1992, a obtenu le 18 novembre 2013 la délivrance d'une carte de séjour temporaire " vie privée et familiale ", valable du 18 octobre 2013 au 17 octobre 2014, régulièrement renouvelée jusqu'au 17 octobre 2017. Il a, ensuite, été mis en possession d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'au 17 octobre 2021. Le 19 octobre 2021, il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour, au titre de la vie privée et familiale et s'est vu délivré, dans le cadre de l'instruction de sa demande, un récépissé de demande de carte de séjour, jusqu'au 19 juillet 2022. Par arrêté du 17 juin 2022, la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, par un arrêté n°2021/656 du 1er mars 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Val-de-Marne du même jour, la préfète du Val-de-Marne a donné délégation à Mme C A, signataire des décisions contestées et secrétaire générale de la préfecture, pour signer " tous arrêtés, décisions, circulaires, rapports, correspondances, requêtes juridictionnelles, décisions engageant les crédits de l'Etat et documents relevant des attributions de l'Etat dans le département du Val-de-Marne " à l'exclusion de certains actes au nombre desquels ne figurent pas les décisions contenues dans l'arrêté attaqué. Par ailleurs, si le caractère contradictoire de la procédure fait en principe obstacle à ce que le juge se fonde sur des pièces qui n'auraient pas été préalablement communiquées à chacune des parties, le tribunal peut toutefois en l'espèce se fonder régulièrement sur l'arrêté précité du 1er mars 2021, bien qu'il n'ait ni été produit par la défense, ni été communiqué aux parties, dès lors qu'il s'agit d'un acte réglementaire et régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Val-de-Marne le 1er mars 2021 et qu'il est librement accessible et consultable, notamment sur le site Internet de la préfecture. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté contesté doit être écarté.

3. En deuxième lieu, M. D E ne peut utilement se prévaloir des dispositions de la loi du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs dont les dispositions pertinentes ont été abrogées et remplacées, à compter du 1er janvier 2016, antérieurement à l'édiction de la décision contestée par les dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. En tout état de cause, la décision vise les dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-marocain, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que l'article 3-1 de la convention internationale sur les droits de l'enfant. L'arrêté litigieux rappelle également de manière précise les conditions d'entrée et de séjour en France de l'intéressé ainsi que les raisons tirées de la menace à l'ordre public motivant la décision contestée. Ainsi, la décision de refus de titre de séjour comporte les considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement, Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

4. En troisième lieu, il ne résulte ni des termes de la décision ni des pièces du dossier que la préfète du Val-de-Marne n'aurait pas procédé à un examen sérieux et particulier de la situation du requérant.

5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peut faire l'objet d'une décision d'expulsion qu'en cas de comportements de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de l'Etat, ou liés à des activités à caractère terroriste, ou constituant des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre une personne déterminée ou un groupe de personnes : ()2° L'étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de vingt ans ; () ".

6. La décision attaquée n'étant pas une décision d'expulsion, M. D E ne saurait donc utilement se prévaloir des dispositions de l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précitées.

7. En cinquième lieu d'une part, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. /Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. /L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale sur les droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.

8. D'autre part, aux termes de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ".

9. M. D E fait valoir d'une part, que la décision en litige porte une atteinte disproportionnée à son droit à mener une vie privée et familiale et à l'intérêt supérieur de ses enfants alors qu'il a vécu en concubinage de 2006 à 2020 avec une ressortissant marocaine titulaire d'une carte de résident, que de cette union sont nés, en France, six enfants, qui sont scolarisés sur le territoire national, qu'il contribue à leur entretien et à leur éducation, dispose d'un droit de visite médiatisé à leur égard et entretient des liens intenses avec eux. Il invoque également n'avoir plus aucune famille dans son pays d'origine qu'il a quitté il y a plus de trente ans et qu'au contraire l'ensemble de ses membres de sa famille à savoir ses parents ainsi que son frère et sa sœur résident en France. Il se prévaut en outre de son intégration en France et d'un emploi dans le cadre d'un contrat de travail à durée indéterminée. L'intéressé soutient d'autre part, que la décision en litige est entachée d'une erreur d'appréciation au regard de la menace à l'ordre public compte tenu alors qu'il n'a fait l'objet que d'une seule condamnation datant de plus de deux ans et qu'il est inséré socialement et professionnellement.

10. Il ressort des pièces du dossier que M. D E a été condamné par le tribunal correctionnel de Créteil le 16 avril 2020 à la peine de deux ans d'emprisonnement dont un an avec sursis probatoire pendant trois ans, pour des faits commis entre le 13 avril 2014 et le 13 avril 2020 de violence sans incapacité sur mineur de quinze ans par ascendant ou une personne ayant autorité sur la victime, violences habituelles n'ayant pas entrainé d'incapacité supérieure à huit jours par une personne étant ou ayant été conjoint, partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité et violences habituelles sur un mineur de quinze ans n'ayant pas entraîné d'incapacité supérieure à huit jours. Il ressort du jugement du juge aux affaires familiales du 7 juin 2021 que le requérant est sorti de détention à la suite de ces faits en novembre 2021 et a fait l'objet d'une interdiction d'entrer en contact avec la mère de ses enfants, nés respectivement en 2008, 2010, 2011, 2013, 2014 et 2016. Quand bien même, il n'est fait état d'aucune autre condamnation à l'endroit du requérant, la nature et la gravité des faits dont l'un au moins de ses enfants a été victime, leur répétition dans le temps et le quantum de la condamnation prononcée caractérise l'existence d'une menace à l'ordre public.

11. Si M. D E justifie procéder à des virements à l'attention de la mère de ses enfants ainsi que de l'ouverture d'un livret A pour chacun d'eux et avoir procédé des versements sur ceux-ci, qui pour une partie sont postérieurs à la date de la décision attaquée, il n'établit pas avoir produit ces éléments à la préfète qui a pourtant fait état de la production par celui-ci de factures d'achats alimentaires et de fournitures ainsi que d'imprimés de demande d'ouverture de livret d'épargne pour ses enfants. Ainsi, il ne saurait invoquer une erreur d'appréciation de la préfète pour le seul motif qu'il n'aurait pas été pris en compte l'ensemble des versements effectués pour ses enfants. En outre, bien qu'il établisse participer financièrement à l'éducation de ses enfants et avoir pu être présent auprès de l'école de ses enfants avant sa condamnation pénale, le juge aux affaires familiales a, au regard de la condamnation dont il a fait l'objet, confié l'exercice de l'autorité parentale de manière exclusive à la mère des enfants, ne lui a octroyé que des droits de visite médiatisés à raison de deux fois par mois et a été dispensé de contribuer financièrement à l'éducation de ses enfants compte tenu de son état d'impécuniosité. Il ressort, en outre, des décisions du juge des enfants, qui pour l'une, rendue le 16 septembre 2022, bien que postérieure à la date de la décision attaquée du 17 juin 2022, permet de prendre la mesure de de la situation familiale à la date de la décision en litige, que les liens du requérant avec 5 de ses 6 enfants sont rompus, ces derniers ne souhaitant pas avoir de contact avec leur père. Si le requérant voit encore l'aîné des enfants, qui fait par ailleurs l'objet d'un placement, dans le cadre de visites médiatisées, ces dernières sont décrites comme " pauvres ". A cet égard, les courriers que cet enfant a écrit à son père ne suffisent pas à eux seuls à caractériser l'intensité des liens entre eux. Au regard de ces conditions, M. D E ne justifie pas de l'intensité de ses liens avec ses enfants depuis la condamnation pour des faits de violences intra-familiales dont il a fait l'objet le 16 avril 2020.

12. Par ailleurs, la circonstance que M. D E produise des attestations de ses parents et de son frère et de sa sœur, tous deux de nationalité française, ne suffit pas à établir qu'il n'aurait plus aucun lien dans son pays d'origine, alors que les éléments du dossier ne permettent pas d'établir, contrairement à ce qu'il allègue, une présence habituelle et continue en France pendant plus de trente ans. En effet, l'attestation d'emploi entre l'année 1992 et 1997 établie pour la société CGPS n'est confirmée par aucun autre élément et notamment le relevé de carrière produit par l'intéressé, qui ne permet pas d'établir une présence continue en France avant la naissance de son premier enfant en 2008 alors que le requérant était âgé de 42 ans. En outre, les deux attestations de deux collègues et la conclusion d'un contrat à durée indéterminée en mars 2021 en qualité de serrurier alors que l'intéressé ne justifie avoir occupé précédemment que des emplois de manière discontinue, ne témoignent pas d'une insertion professionnelle ou sociale notable en France. Ainsi, compte tenu de la gravité des faits pour lesquels il a été condamné et de la rupture que ces faits ont causé dans les relations avec ses enfants et alors que le requérant n'établit pas être dépourvu de tout lien dans son pays d'origine, la préfète du Val-de-Marne n'a pas porté une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale du requérant, ni porté atteinte à l'intérêt supérieur des enfants. Par suite, la méconnaissance des dispositions des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3-1 de la convention internationale sur les droits de l'enfant ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation invoquée ne sont pas établies.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

13. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 5 et 6 du présent jugement que M. D E n'établit pas que la décision en litige méconnaîtrait les dispositions de l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision en litige n'étant pas une décision d'expulsion. En tout état de cause, l'intéressé ne justifie pas d'une présence régulière en France depuis plus de vingt ans à la date de la décision attaquée.

14. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 9 à 12 du présent jugement, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale sur les droits de l'enfant doivent être rejetés.

En ce qui concerne le pays de destination :

15. Il résulte de ce qui a été dit précédemment aux points 9 à 12 du présent jugement que le requérant n'établit pas que la décision fixant le pays de destination est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle.

16. Il résulte de tout ce qui précède que M. D E n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 17 juin 2022, par lequel la préfète du Val-de-Marne lui a refusé le renouvellement d'un titre de séjour, avec obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination. Par suite, la requête de M. D E doit être rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. D E est rejetée.

Article 2: Le présent jugement sera notifié à M. D B E et à la préfète du Val-de-Marne.

Copie en sera adressée pour information au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 21 novembre 2023 , à laquelle siégeaient :

Mme Ghaleh-Marzban, présidente,

Mme Bourdin, première conseillère,

M. Rehman-Fawcett, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 décembre 2023

La rapporteure,

S. BOURDIN

La présidente,

S. GHALEH-MARZBAN La greffière,

Y. SADLI

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Pour expédition conforme,

La greffière,

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