LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2207097

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2207097

jeudi 28 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2207097
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème chambre
Avocat requérantSAIDI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 juillet 2022, Mme B A, représentée par Me Saidi, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 9 juin 2022 par lequel le président du centre communal d'action sociale de Dammarie-les-Lys a procédé au retrait de l'arrêté du 22 février 2022 reconnaissant l'imputabilité au service de l'accident dont elle a été victime le 17 février 2022 ;

2°) d'enjoindre au centre communal d'action sociale de Dammarie-les-Lys de reprendre rétroactivement le versement de son plein traitement et de procéder au remboursement du traitement correspondant au jour de carence prélevé sur la fiche de paie d'avril 2022 ;

3°) de mettre à la charge du centre communal d'action sociale de Dammarie-les-Lys la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué est dépourvu de signature en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- il est entaché d'une erreur de fait dès lors que l'accident de service dont elle a été victime n'est pas un malaise mais bien une chute ;

- il est entaché d'une erreur de droit dès lors que son accident ayant eu lieu à l'occasion du service, il est présumé imputable au service ;

- la déclaration de l'accident du 17 février 2022 ayant été effectuée le 21 février 2022, le président du centre communal d'action sociale disposait d'un délai d'un mois pour prendre une décision sur son imputabilité au service en application de l'article 37-4 du décret du 30 juillet 1987 en conséquence de quoi il ne pouvait procéder au retrait de l'arrêté du 22 février 2022 le 9 juin 2022 et aurait dû la maintenir en congé d'invalidité temporaire imputable au service.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 octobre 2022 et présenté par Me Van Elslande, le centre communal d'action sociale de Dammarie-les-Lys, représenté par son président en exercice, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la requérante la somme de 3 000 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par ordonnance du 7 décembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 22 décembre 2023 à 12 h 00.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code des relations entre le public et l'administration :

- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Issard,

- les conclusions de M. Gauthier-Ameil, rapporteur public,

- les observations de Me Van Elslande, représentant le centre communal d'action sociale de Dammarie-les-Lys,

- Mme A n'étant ni présente, ni représentée.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A a été recrutée le 16 août 2021 par le centre communal d'action sociale de Dammarie-les-Lys pour y exercer les fonctions de chargée d'accueil social. Le 17 février 2022, elle a été victime d'un accident dont elle a demandé la reconnaissance de l'imputabilité au service le 21 février 2022. Par un arrêté du 22 février 2022, le président du centre communal d'action sociale a fait droit à cette demande et l'a placée en congé pour invalidité temporaire imputable au service à compter du 17 février 2022. Par un arrêté en date du 9 juin 2022, le président du centre communal d'action sociale a procédé au retrait de cet arrêté et au placement rétroactif de Mme A en congé de maladie ordinaire à compter du 17 février 2022. Par un arrêté en date du 30 septembre 2022, le président du centre communal d'action sociale de Dammarie-les-Lys a placée rétroactivement et à titre provisoire Mme A en congé pour invalidité temporaire imputable au service à compter du 17 février 2022 jusqu'à ce que soit rendu l'avis de la commission de réforme et que cette collectivité ait pris une décision définitive quant à la reconnaissance de l'imputabilité au service de l'accident du 17 février 2022. Par la présente requête, Mme A demande l'annulation de l'arrêté du 9 juin 2022 ainsi qu'à ce qu'il soit enjoint au centre communal d'action sociale de la placer rétroactivement en congé pour invalidité temporaire imputable au service à compter du 17 février 2022 et à ce qu'il soit procédé au rétablissement du traitement relatif à la journée de carence décomptée sur son bulletin de paie d'avril 2022.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. "

3. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 9 juin 2022 comporte le nom, le prénom et la qualité de son auteur ainsi que le tampon du centre communal d'action sociale mais qu'il est dépourvu de signature manuscrite. Néanmoins, cet arrêté étant accompagné d'un courrier, signé manuscritement par la même autorité, comportant toutes les mentions prévues par les dispositions précitées, Mme A était en mesure d'identifier son auteur. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.

4. En revanche, aux termes de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique : " est présumé imputable au service tout accident survenu à un fonctionnaire, quelle qu'en soit la cause, dans le temps et le lieu du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant l'accident du service ". Aux termes de l'article L. 822-21 du même code : " Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à : / 1° Un accident reconnu imputable au service tel qu'il est défini à l'article L.822-18 ; () ".

5. Un accident survenu sur le lieu et dans le temps du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par un fonctionnaire de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal présente, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant cet évènement du service, a le caractère d'un accident de service.

6. Il ressort des pièces du dossier qu'alors qu'elle se trouvait sur son lieu de travail, Mme A a été prise d'un malaise et a chuté durant la pause méridienne le 17 février 2022, la chute lui ayant causé les lésions, documentées sur les pièces médicales qu'elle verse au dossier, à savoir les certificats médicaux " accident du travail / maladie professionnel " établis pour la période allant du 17 février 2022 au 20 mai 2022, un compte-rendu des urgences établi par le CHU de Melun le 21 février 2022 et des comptes-rendus d'IRM du rachis cérébral et du rachis dorso-lombaire en date du 9 juin 2022, et qui ont notamment affecté ses genoux, son dos et sa colonne vertébrale. Si la requérante soutient que son malaise présente un lien avec le service, puisqu'il serait intervenu à la suite d'une réunion ayant eu lieu dans la matinée précédant son accident qui se serait déroulée dans un contexte tendu et qu'elle aurait vécue " comme une garde à vue ", elle ne l'établit pas en se bornant à verser au dossier sa déclaration d'accident de service ainsi qu'un exposé de la situation qu'elle a elle-même rédigé. En revanche, la chute dont elle a été victime conséquemment à ce malaise doit être regardée comme imputable au service eu égard aux circonstances de temps et de lieu dans lesquelles elle s'est produite. Il en résulte que Mme A est fondée à soutenir que l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il rejette implicitement sa demande de reconnaissance de l'imputabilité au service en tant qu'elle concerne la chute dont elle a été victime le 17 février 2022.

7. Il résulte de ce qui précède que Mme A est seulement fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 9 juin 2022 en tant qu'il rejette sa demande de reconnaissance d'imputabilité au service de la chute accidentelle dont elle a été victime le 17 février 2022.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

8. Il résulte de l'instruction que par un arrêté en date du 30 septembre 2022, le centre communal d'action sociale de Dammarie-les-Lys a procédé au retrait de l'arrêté en date du 9 juin 2022 et que pour son exécution Mme A a été placée en congé pour invalidité temporaire imputable au service et a perçu son plein traitement à compter du 17 février 2022. Cette circonstance fait obstacle à ce qu'il soit fait droit à ses conclusions tendant à ce qu'elle soit rétroactivement placée en congé pour invalidité temporaire imputable au service et à ce que son plein traitement lui soit versé à compter du 17 février 2022.

Sur les frais liés à l'instance :

9. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du centre communal d'action sociale de Dammarie-les-Lys une somme de 1 500 euros à verser à Mme A, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. En revanche, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de Mme A, qui n'est pas la partie perdante en la présente instance, la somme demandée par le centre communal d'action sociale de Dammarie-les-Lys au même titre.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 9 juin 2022 du président du centre communal d'action sociale de Dammarie-les-Lys est annulé en tant qu'il rejette la demande de reconnaissance d'imputabilité au service de la chute accidentelle dont Mme A a été victime le 17 février 2022.

Article 2 : Le centre communal d'action sociale de Dammarie-les-Lys versera à Mme A une somme de 1 500 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Les conclusions présentées par le centre communal d'action sociale de Dammarie-les-Lys sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au centre communal d'action sociale de Dammarie-les-Lys.

Délibéré après l'audience du 7 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Billandon, présidente,

Mme Issard, conseillère,

Mme Bourrel Jalon, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2024.

La rapporteure,

C. ISSARD

La présidente,

I. BILLANDON La greffière,

C. TRÉMOUREUX

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions