vendredi 22 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2207968 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre, JU |
| Avocat requérant | BOAMAH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 août 2022 et un mémoire enregistré le
7 septembre 2023, M. A C B, représenté par Me Boamah, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 août 2022 par lequel le préfet de la Savoie l'a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant un an ;
2°) d'enjoindre à l'autorité administrative compétente de réexaminer sa situation administrative dans un délai de quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans l'attente, sous une astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :
- qu'elles sont insuffisamment motivées ;
- qu'elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de ces décisions sur sa situation personnelle ;
- qu'elles sont contraires à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- qu'elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- qu'elle ne pouvait être fondée sur le 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il justifie d'une entrée régulière en France.
En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :
- qu'elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- qu'elle méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
- qu'elle est disproportionnée et résulte d'une inexacte application des articles
L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné M. Pottier, président, en application des dispositions de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir, au cours de l'audience publique, présenté son rapport, informé la partie représentée de la possibilité d'une substitution de base légale, celle du 2° au 1° de l'article
L. 611-1 du code, et entendu les observations de Me Boamah, représentant M. B, qui soutient qu'il est arrivé en France en juin 2018 sous le couvert d'un visa comme sportif (rugby), travaille depuis le 30 août 2019, sauf interruption due au confinement et suivie d'une reprise en 2020, et justifie de 36 fiches de paye ; qu'il a présenté une demande de titre en ligne le 4 juillet 2022, avant l'arrêté ; que le motif tiré de l'absence de demande de titre manque donc en fait ; qu'il a connu une progression professionnelle, passant de l'emploi de commis à celui de chef de rang ; que la motivation est stéréotypée ; qu'il ne représente aucune menace à l'ordre public et justifie d'une présence en France de 4 à 5 ans.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant malgache né le 15 janvier 1978, demande l'annulation de l'arrêté du 11 août 2022 par lequel le préfet de la Savoie l'a obligé à quitter le territoire français, sur le fondement des dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'a privé de délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant un an.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, l'arrêté du 11 août 2022 énonce l'ensemble des circonstances de fait et de droit qui constituent le fondement de l'obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de M. B et est ainsi suffisamment motivé. Il ressort en outre des motifs de cet arrêté et des autres pièces du dossier, notamment du procès-verbal de l'audition de M. B par les services de police le 11 août 2022, que le préfet de la Savoie s'est livré à un examen complet de la situation du requérant.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré (), s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré () ".
4. Il ressort des pièces du dossier que M. B justifie non seulement d'un visa C valable du 2 au 23 juin 2018, mais aussi du passeport, valable du 2 mai 2018 au
1er mai 2023, qu'il avait en sa possession lors de son entrée sur le territoire national, et dont il ressort que cette entrée a bien eu lieu, contrairement à ce que mentionne l'arrêté attaqué, durant la période de validité du visa, précisément le 3 juin 2018. Dans ces conditions, M. B justifie être entré régulièrement sur le territoire national et est fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français ne pouvait être légalement prise sur le fondement du 1° de l'article L. 611-1 précité. Toutefois, il est constant que ce visa est désormais expiré et que M. B s'est maintenu en France sans être titulaire d'un titre de séjour, ainsi que le relève l'arrêté attaqué. Par suite, M. B entrait dans le champ d'application du 2° de l'article L. 611-1, qui ne réserve que le cas où l'étranger a présenté une demande de renouvellement de titre de séjour, et non le cas où l'étranger a présenté une première demande d'admission au séjour. Ainsi, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de substituer cette base légale au 1° de l'article L. 611-1, dès lors que cette substitution n'est susceptible de priver le requérant d'aucune garantie légale, qu'il s'agisse des garanties liées à la procédure d'édiction de la décision, ou à la procédure contentieuse qui, que ce soit pour le
1° ou le 2°, est également celle qui est prévue à l'article L. 614-5. Il résulte en outre de ce qui précède que la circonstance que le requérant ait présenté une demande de titre de séjour avant l'arrêté attaqué est sans incidence sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire.
5. En troisième lieu, si M. B est entré en France en juin 2018 et y séjourne habituellement depuis lors, il ressort des pièces du dossier qu'il n'y est entré qu'en vue d'y suivre une brève formation d'arbitre de rugby, qu'il s'y est maintenu dans des conditions irrégulières pendant quatre ans et n'a cherché à régulariser sa situation que par une demande d'admission exceptionnelle au séjour présentée au mois de juillet 2022. Et s'il ressort des pièces du dossier, et notamment des fiches de paye produites dans leur intégralité, que M. B travaille depuis le 9 juin 2021 dans un emploi de demi chef de rang, conformément à un contrat à durée indéterminée, après avoir travaillé depuis le 1er août 2019 jusqu'au 7 octobre 2020 comme commis de salle de restaurant, et qu'il justifie désormais d'un salaire mensuel net d'environ 1 900 euros et d'un hébergement chez une relation, il ressort toutefois des déclarations de M. B consignées dans le procès-verbal du
11 août 2022, qu'il est célibataire et sans enfant à sa charge, et que tous les membres de sa famille résident à Madagascar, où il a vécu jusqu'à l'âge de trente-quatre ans. Ainsi, en l'obligeant à quitter le territoire français, le préfet de la Savoie n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de M. B une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels cette décision a été prise. Le moyen tiré de ce que cette décision méconnaîtrait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est par suite infondé. Il résulte également de ce qui précède que le préfet de la Savoie ne s'est pas livré à une appréciation manifestement erronée des conséquences de cette décision sur la situation personnelle de M. B.
Sur le refus d'accorder un délai de départ volontaire et l'interdiction de retour :
6. L'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que l'administration peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire à l'étranger, aux termes du 3°, s'il existe un risque qu'il se soustraie à l'obligation qui lui est faite de quitter le territoire. L'article L. 612-3 précise que ce risque " peut être regardé comme établi ", " sauf circonstance particulière ", dans huit cas, et notamment le cas, prévu au 1°, où l'étranger " ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ", le cas, prévu au 4°, où l'étranger " a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ", le cas, prévu au 7°, où l'étranger a " contrefait, falsifié ou établi sous un autre nom que le sien un titre de séjour ou un document d'identité ou de voyage ou a fait usage d'un tel titre ou document ", ainsi que le cas, prévu au 8°, où l'étranger " ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, (), qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
7. En l'espèce, il ressort des motifs de l'arrêté attaqué que le préfet de la Savoie a estimé que le risque de soustraction à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire était caractérisé par les quatre motifs prévus au 1°, 4°, 7° et au 8° de l'article L. 612-3 précité.
8 S'agissant du 1°, il résulte de ce qui a été énoncé au point 4 que c'est à tort que le préfet a estimé que M. B était entré irrégulièrement en France.
9. S'agissant du 4°, si le requérant a indiqué aux services de police son " souhait " de rester en France, il a précisé qu'il souhaitait aussi " régulariser " sa situation, qu'il avait eu recours à un avocat pour l'aider dans ses démarches, qu'il ne faisait de " tort à personne " et n'avait jamais eu de " soucis avec la police ", de sorte que M. B ne saurait être regardé, par l'expression d'un tel " souhait " de rester en France, comme ayant " explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ", eût-il exprimé ce simple souhait après avoir été invité à présenter des observations sur l'éventualité d'une telle mesure d'éloignement. En ayant ainsi interprété les propos du requérant, dans le contexte et les termes où ils ont été prononcés, le préfet de la Savoie a entaché sa décision d'une erreur de qualification juridique des faits.
10. S'agissant du 7°, s'il est constant que M. B a fait usage d'une fausse pièce d'identité portugaise, il ressort du procès-verbal d'audition par les services de police qu'il ne l'a fait qu'à seule fin de se faire employer dans un emploi sous un contrat à durée indéterminée, d'ailleurs en conservant son nom, et non en vue d'éluder des contrôles de police, et notamment le contrôle qu'il a subi le 11 août 2022, où il a livré son exacte identité et nationalité et fait référence à son passeport valide. Dans ces conditions, le requérant justifie de circonstances particulières qui privent de pertinence ce motif spécifique.
11. S'agissant du 8°, d'une part, il est constant que M. B justifie d'une adresse dans le département du Val-de-Marne, ainsi qu'il l'établit par les pièces versées au dossier et ainsi que le préfet le reconnaît lui-même. D'autre part, si le préfet de la Savoie relève que l'intéressé ne pouvait justifier de la possession de document d'identité ou de voyage en cours de validité, " dès lors qu'il déclare que son passeport serait détenu par son avocat ", il ressort du procès-verbal d'audition par les services de police le 11 août 2022 que M. B leur a indiqué les références précises de son passeport, en particulier son numéro, et que lesdits services ont été mis à même de consulter le jour même le fichier Visabio et de constater l'existence du passeport correspondant, au nom de l'intéressé et en cours de validité. Et si le passeport du requérant était effectivement entre les mains de son avocat, M. B a précisé le nom et les coordonnées téléphoniques de son conseil,
Me Boamah, après avoir expliqué que celle-ci venait de déposer, le 4 juillet précédent, une demande d'admission au séjour auprès de la préfecture du Val-de-Marne. Dans ces circonstances, le seul fait que M. B n'a pu présenter son passeport ne peut suffire à caractériser l'absence de garanties de représentation suffisantes. Par ailleurs, les diverses autres circonstances mentionnées dans l'arrêté attaqué, telles que l'absence de justification d'une assurance-maladie ou le fait de n'avoir présentée qu'une demande d'admission exceptionnelle au séjour, demeurée sans réponse, - circonstances qui ne sont pas expressément mentionnées au 8° précité -, apparaissent en l'espèce, à tout le moins, insuffisantes pour caractériser l'absence de garanties de représentation suffisantes, eu égard au domicile et au passeport valide dont justifie le requérant, et à sa situation de salarié, dans une société et un restaurant dont le nom et l'adresse ont également été indiqués aux services de police.
12. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. B est fondé à soutenir qu'en estimant qu'il ne présentait pas de garanties de représentation suffisantes, le préfet de la Savoie s'est livré à une inexacte application des dispositions combinées du 3° de l'article L. 612-2 et du 1°, 4°, 7° ainsi que du 8° de l'article L. 612-3 précités. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, il y a lieu d'annuler le refus de lui accorder un délai de départ volontaire et, par voie de conséquence, l'interdiction de retourner en France qui a été prise sur le fondement de l'article L. 612-6 applicable " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger ". En l'absence d'annulation de l'obligation de quitter le territoire français, le présent jugement n'implique pas qu'il soit enjoint à l'autorité administrative de réexaminer la situation du requérant.
Sur les frais liés à l'instance :
13. Il résulte de tout ce qui précède que l'Etat ne peut être regardé comme étant la partie perdante pour l'essentiel. Il s'ensuit que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit à la demande de remboursement des frais liés à l'instance présentée par M. B sur le fondement desdites dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : Les articles 2, 4 et 5 de l'arrêté du préfet de la Savoie du 11 août 2022, refusant un délai de départ volontaire à M. B, lui interdisant de retourner sur le territoire français pendant un an et prévoyant son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pour la durée de l'interdiction de retour, sont annulés.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C B et au préfet de la Savoie.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au préfet du Val-de-Marne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 2023.
Le magistrat désigné,
X. PottierLa greffière,
C. Mahieu
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026