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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2208007

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2208007

mercredi 4 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2208007
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLVI AVOCATS ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d’office de la requête de M. A et Mme H, qui contestaient un arrêté du maire de Joinville-le-Pont ne s’opposant pas à une déclaration préalable de surélévation d’une maison. Après que la commune a retiré cet arrêté en cours d’instance, le tribunal a invité les requérants à confirmer le maintien de leurs conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Faute de réponse dans le délai imparti, ils sont réputés s’être désistés. Aucune somme n’est mise à leur charge au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 août 2022 et 17 mars 2023, M. E A et Mme F H, représentés par Me Lamorlette, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 27 juin 2022 par lequel le maire de la commune de Joinville-le-Pont ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de Mme B G et M. D C pour la surélévation d'une maison située sur les parcelles B41, B42, D197 et D198 sur un terrain sis 32 chemin de l'Ile Fanac ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Joinville-le-Pont la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 février 2023, la commune de Joinville-le-Pont, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête et demande de mettre à la charge de M. E A et Mme F H, la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 22 avril 2024 la commune de Joinville-le-Pont a indiqué que l'arrêté du 27 juin 2022 avait été retiré par un arrêté du 9 avril 2024 qu'elle a produit à la procédure.

Par un courrier du 19 juin 2024, le tribunal a invité M. E A et Mme F H à confirmer leur requête en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / 1' Donner acte des désistements ; () ". Aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d'Etat, le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ". En vertu de l'article R. 611-8-6 du même code que les parties utilisant l'application télérecours sont réputées avoir reçu la communication ou la notification des actes de procédure et mémoires qui leur sont transmis par la juridiction à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai.

2. Après communication du mémoire en défense et eu égard à la teneur de ce dernier, par courrier du 19 juin mis à disposition sur l'application télérecours le 20 juin 2024 et dont, il a accusé réception le 21 juin 2024, le conseil de M. E A et Mme F H a été invité à confirmer le maintien de leur requête. Ce courrier l'informait qu'à défaut de la confirmation du maintien des conclusions présentées par M. E A et Mme F H dans le délai d'un mois qui lui était imparti, M. E A et Mme F H seraient réputés s'en être désisté. En dépit de cette demande, M. E A et Mme F H n'ont pas confirmé le maintien de leurs conclusions. Par suite, ils doivent être regardés comme s'étant désistés de leur requête en application des dispositions précitées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. E A et Mme F H la somme demandée par la commune de Joinville-le-Pont au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'office de la requête de M. A et Mme

H.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Joinville-le-Pont au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. E A, à Mme F H, à Mme B G et M. D C et à la commune de Joinville-le-Pont.

Fait à Melun, le 4 décembre 2024.

La présidente de la 7ème chambre

I. GOUGOT

La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,2

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