jeudi 26 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2208034 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | DELACHARLERIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 août 2022, M. B A, représenté par Me Delacharlerie, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 juillet 2022 du préfet de Seine-et-Marne en tant qu'il procède au retrait de sa carte de résident, l'oblige à quitter le territoire français et fixe le pays à destination duquel cette mesure pourra être exécutée ;
2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un certificat de résidence ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur la décision de retrait de son titre de séjour :
- la décision attaquée a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière et est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet s'est fondé sur les articles L. 435-1 et L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors que ces dispositions ne lui sont pas applicables, sa situation étant régie par l'accord franco-algérien modifié du 27 décembre 1968 ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation et d'une erreur de fait dès lors qu'il a entamé des démarches dès mars 2021 afin d'obtenir un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale, qu'il est atteint d'une pathologie grave et que ses enfants résident en France ;
- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 6-5 de l'accord précité ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de retrait de son titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses effets sur sa situation personnelle.
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La requête a été communiquée le 24 août 2022 au préfet de Seine-et-Marne, qui n'a pas produit de mémoire en défense en dépit d'une mise en demeure du 15 novembre 2022, prise sur le fondement de l'article R. 612-3 du code de justice administrative.
Par ordonnance du 7 décembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 28 décembre 2022 à midi.
Par un courrier en date du 2 septembre 2024, les parties ont été informées en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative que le tribunal était susceptible de se fonder sur le moyen d'office public tiré de l'inapplicabilité aux ressortissants algériens des dispositions de l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de ce que doivent leur être substituées les dispositions du 1°) de l'article L. 242-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Par un courrier en date du 3 septembre 2024, Me Delacharlerie pour M. A a produit des observations relatives au moyen d'ordre public, communiquées le 4 septembre suivant.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l'ordonnance du 8 septembre 2022 n° 2208304 par laquelle le juge des référés du tribunal administratif de Melun a suspendu la décision attaquée.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien modifié du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Issard, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien né en 1947, est entré en France le 5 octobre 2008 et dispose depuis le 24 juin 2009 d'une carte de résident " retraité ". Par un courrier qui lui a été notifié le 26 mars 2022, il a été informé de la décision du préfet de Seine-et-Marne de procéder au retrait de cette carte de résident et invité à produire des observations dans un délai de quinze jours. Par la présente requête, le requérant demande l'annulation de l'arrêté du 26 juillet 2022 du préfet de Seine-et-Marne en tant qu'il procède au retrait de sa carte de résident, l'oblige à quitter le territoire français et fixe le pays à destination duquel cette mesure pourra être exécutée.
2. Aux termes de l'article R. 612-6 du code de justice administrative : " Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n'a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant ". Si, lorsque le défendeur n'a produit aucun mémoire, le juge administratif n'est pas tenu de procéder à une telle mise en demeure avant de statuer, il doit, s'il y procède, en tirer toutes les conséquences de droit et il lui appartient seulement, lorsque les dispositions précitées sont applicables, de vérifier que l'inexactitude des faits exposés dans les mémoires du requérant ne ressort d'aucune pièce du dossier.
Sur la décision portant retrait de son titre de séjour :
3. En premier lieu, le moyen tiré du vice de procédure n'est pas assorti des précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.
4. En second lieu, il ne ressort ni des motifs de l'arrêté contesté ni d'aucune autre pièce du dossier que le préfet de Seine-et-Marne n'aurait pas procédé, à l'aune des éléments portés à sa connaissance, à un examen particulier de la situation de M. A avant d'édicter à son encontre l'arrêté en litige. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut d'examen particulier et approfondi de sa situation ne peut qu'être écarté.
5. En troisième lieu, la situation de M. A est entièrement régie par les stipulations de l'accord franco-algérien. Il est constant que cet accord, à la date de la décision contestée, ne régit plus l'hypothèse du retrait des certificats de résidence délivrés aux ressortissants algériens. En se fondant sur l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour procéder au retrait du certificat de résidence de M. A alors que ces dispositions ne s'appliquent pas expressément aux ressortissants algériens et ne visent pas le cas du retrait d'un certificat de résidence, le préfet de Seine-et-Marne a méconnu le champ d'application de la loi.
6. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui appliqué, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point. Cette substitution de base légale n'est pour le juge qu'une simple faculté à laquelle il n'est pas tenu de procéder.
7. D'une part, aux termes de l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration : " L'administration ne peut abroger ou retirer une décision créatrice de droits de sa propre initiative ou sur la demande d'un tiers que si elle est illégale et si l'abrogation ou le retrait intervient dans le délai de quatre mois suivant la prise de cette décision. " Aux termes de l'article L. 242-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 242-1, l'administration peut, sans condition de délai : 1° Abroger une décision créatrice de droits dont le maintien est subordonné à une condition qui n'est plus remplie ; ". D'autre part, aux termes de l'article 7 ter de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié : " Le ressortissant algérien, qui après avoir résidé en France sous couvert d'un certificat de résidence valable dix ans, a établi ou établit sa résidence habituelle hors de France et qui est titulaire d'une pension contributive de vieillesse, de droit propre ou de droit dérivé, liquidées au titre d'un régime de base français de sécurité sociale, bénéficie, à sa demande, d'un certificat de résidence valable dix ans portant la mention " retraité ". Ce certificat lui permet d'entrer à tout moment sur le territoire français pour y effectuer des séjours n'excédant pas un an. Il est renouvelé de plein droit. Il n'ouvre pas droit à l'exercice d'une activité professionnelle. "
8. La décision en litige, qui met fin au certificat de résidence délivré à M. A, constitue, contrairement à ce qu'a estimé le préfet de Seine-et-Marne, une mesure d'abrogation et non une mesure de retrait de ce certificat. Les dispositions susvisées du 1°) de l'article L. 242-2 du code des relations entre le public et l'administration permettent de fonder une mesure d'abrogation d'un certificat de résidence d'un ressortissant algérien dès lors que celui-ci ne remplit plus les conditions de sa délivrance et doivent être substituées à celles de l'article L. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans la mesure où M. A a été invité par un courrier en date du 23 mars 2022 à présenter ses observations préalablement à l'édiction de la mesure d'abrogation et n'a ainsi été privé d'aucune garantie de procédure. En l'espèce, si, ainsi que le soutient M. A, aucune fraude ne lui est opposée, il ressort toutefois des pièces du dossier qu'il a revendiqué une adresse en France en produisant à la présente instance le contrat de location à usage d'habitation d'un logement conventionné géré par l'OPH du Pays de Montereau ainsi qu'une quittance de loyer datant de juin 2022 qui mentionne une date d'arrivée dans le logement au 2 mai 2018. Par suite, le préfet de Seine-et-Marne n'a ni entaché sa décision d'une erreur de droit, ni d'une erreur de fait, ni davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'exercice de son pouvoir de régularisation.
9. En quatrième lieu, le moyen tiré de ce que M. A aurait déposé une demande de titre de séjour au titre de sa vie privée et familiale en application de l'alinéa 5 de l'article 6 de l'accord précité, qu'il serait atteint d'une pathologie grave et que ses enfants résident en France, est inopérant sur la décision portant retrait de son titre de séjour.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). "
11. Alors que le requérant se borne à invoquer la présence sur le territoire français de ses enfants majeurs, il n'apporte aucun élément précisant la nature et l'intensité des liens qu'il entretient avec eux. Dans ces conditions, le préfet de Seine-et-Marne n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise en procédant au retrait de sa carte de résident " retraité ".
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents () ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour () ".
13. Si les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile imposent de motiver l'obligation de quitter le territoire français, elles la dispensent d'une motivation spécifique en cas notamment de refus de délivrance d'un titre de séjour. Dès lors, la motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire se confond avec celle du refus de titre de séjour dont elle découle nécessairement et n'implique pas, par conséquent, dès lors que ce refus est lui-même motivé, une motivation particulière. En l'espèce, la décision de refus de délivrance de titre de séjour comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
14. En deuxième lieu, les moyens dirigés contre la décision de retrait du titre de séjour ayant été écartés, l'exception de l'illégalité invoquée à l'appui des conclusions de M. A dirigées contre la décision l'obligeant à quitter le territoire français, ne peut qu'être écartée.
15. En troisième lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des effets de la décision attaquée sur la situation personnelle du requérant doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux énoncés précédemment.
Sur la décision fixant le pays de destination :
16. En premier lieu, il ne ressort ni des motifs de l'arrêté contesté ni d'aucune autre pièce du dossier que le préfet de Seine-et-Marne n'aurait pas procédé, à l'aune des éléments portés à sa connaissance, à un examen particulier de la situation de M. A avant de fixer le pays à destination duquel la mesure d'éloignement dont il fait l'objet pourra être exécutée. Dans ces conditions, le moyen tiré du défaut d'examen particulier et approfondi de sa situation ne peut qu'être écarté.
17. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
18. Si M. A soutient qu'un retour en Algérie l'exposerait à des peines ou à des traitements inhumains ou dégradants, il n'apporte aucun élément au soutien de ses allégations. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée y compris en ce qu'elle contient des conclusions à fin d'injonction et fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2: Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de Seine-et-Marne.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Billandon, présidente,
Mme Issard, conseillère,
Mme Bourrel Jalon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2024.
La rapporteure,
C. ISSARD
La présidente,
I. BILLANDONLa greffière,
V. TAROT
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026