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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2208138

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2208138

jeudi 30 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2208138
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation5ème chambre
Avocat requérantBARROIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 19 août et 28 novembre 2022, M. B A, représenté par Me Barrois, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 8 juin 2022 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé de lui délivrer un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne, dans le délai d'un mois à compter de la date de notification du jugement à intervenir et sous astreinte de cent euros par jour de retard, de lui délivrer un titre de séjour, à défaut, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation ou, subsidiairement, de lui accorder un délai de départ volontaire de quatre-vingt-dix jours ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Barrois de la somme de 1 800 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37, 43 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.

M. A soutient que :

La décision portant refus de titre de séjour :

- est entachée d'un vice de procédure, en ce que le caractère contradictoire de la procédure n'a pas été respecté ;

- est entachée d'une erreur de droit, en ce que le préfet a considéré qu'il présentait une première demande et non un renouvellement de son titre de séjour ;

- est également entachée d'une erreur de droit, en ce que le préfet s'est estimé lié par les dispositions de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 pour refuser sa demande et n'a ainsi pas exercé son pouvoir de régularisation à titre discrétionnaire ;

- est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation et des conséquences pour lui de cette décision ;

- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

La décision portant obligation de quitter le territoire français :

- est insuffisamment motivée en fait ;

- est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;

- est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation ;

- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

La décision relative au délai de départ volontaire :

- est entachée d'un vice de procédure, en ce que le caractère contradictoire de la procédure n'a pas été respecté ;

- est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation.

La décision fixant le pays de destination :

- est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation.

Par un mémoire en défense enregistré le 7 septembre 2022, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dirigé contre la décision relative au délai départ volontaire est inopérant, la requête ne comportant pas de moyen fondé pour le surplus.

Par ordonnance du 22 juin 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 22 juillet 2023 à midi.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 juillet 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code du travail ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Leconte a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant marocain né en 1986 au Maroc, a été mis en possession de deux cartes de séjour mention " travailleur saisonnier " d'une durée de trois ans chacune, successivement le 3 août 2012, valable jusqu'au 7 août 2015, puis le 30 septembre 2015, valable jusqu'au 29 septembre 2018. M. A, à nouveau entré en France en mai 2017 selon ses déclarations, a présenté une demande de renouvellement de son titre de séjour en sollicitant un changement de statut à " salarié ", demande rejetée par un arrêté de la préfète de Seine-et-Marne du 11 septembre 2018. Par un jugement n° 1809488 du 1er juillet 2020, le tribunal a annulé cet arrêté et enjoint à l'autorité administrative de réexaminer la situation de M. A. Par un arrêté du 8 juin 2022, le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à l'intéressé, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de cet arrêté.

Sur la légalité de la décision de refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ".

3. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué a été édicté après que l'arrêté du 11 septembre 2018, statuant sur la demande de M. A de délivrance d'un titre de séjour, mentionné au point 1, a été annulé par le jugement n° 1809488 du 1er juillet 2020, en sorte que l'autorité préfectorale, à nouveau saisie de la demande de M. A du fait de l'annulation contentieuse, devait par voie de conséquence à nouveau statuer sur celle-ci, ce que le tribunal lui a donc enjoint de faire en réexaminant la situation de l'intéressé. La décision contestée du 8 juin 2022 a ainsi pour objet de statuer sur la demande de titre de séjour formée par M. A. Dès lors, ce dernier ne peut utilement invoquer l'absence de procédure contradictoire préalable en se prévalant des dispositions précitées de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration, dont le champ d'application exclut expressément de telles décisions. Ce moyen, inopérant, doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 9 de l'accord du 9 octobre 1987 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord () ". Et aux termes des dispositions autrefois codifiées à l'article L. 313-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, figurant désormais à l'article L. 421-34 de ce code : " Une carte de séjour d'une durée maximale de trois ans, renouvelable, autorisant l'exercice d'une activité professionnelle est délivrée, dès sa première admission au séjour, à l'étranger pour l'exercice d'un emploi à caractère saisonnier, défini au 3° de l'article L. 1242-2 du code du travail, dans les conditions prévues à l'article L. 5221-2 du même code, lorsque l'étranger s'engage à maintenir sa résidence habituelle hors de France. La carte porte la mention " travailleur saisonnier ". / Elle donne à son titulaire le droit de séjourner et de travailler en France pendant la ou les périodes qu'elle fixe et qui ne peuvent dépasser une durée cumulée de six mois par an ".

5. Par ailleurs, aux termes des stipulations de l'article 3 de l'accord du 9 octobre 1987 précité : " Les ressortissants marocains désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent accord, reçoivent après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable portant la mention " salarié " éventuellement assorti de restrictions géographiques ou professionnelles. / () ". L'application des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-marocain ne fait pas obstacle à l'application des dispositions du code du travail relatives aux conditions d'analyse des demandes d'autorisation de travail qui ne font pas l'objet de stipulations spécifiques dans l'accord. Les dispositions des articles R. 5221-3, R. 5221-11, R. 5221-15 et R. 5221-17 du code du travail prévoient que la demande d'autorisation de travail présentée par un étranger qui est déjà présent sur le territoire français doit être adressée par l'employeur au préfet, à qui il appartient de faire instruire la demande d'autorisation de travail par ses services. Le bénéfice de l'article 3 de l'accord franco-marocain demeure ainsi conditionné à la présentation d'un contrat de travail visé par la direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités.

6. Il est constant que M. A, qui avait précédemment été mis en possession de cartes de séjour mention " travailleur saisonnier ", n'exerçait plus d'activité professionnelle en cette qualité depuis fin 2015 et a sollicité un changement de statut afin de se voir délivrer un titre portant cette fois la mention " salarié ". Il résulte des termes de l'arrêté attaqué que le préfet de Seine-et-Marne a estimé que M. A ne pouvait prétendre à la délivrance d'un titre comportant cette mention sur le fondement des stipulations de l'article 3 de l'accord du 9 octobre 1987, énonçant que " la demande de carte de séjour temporaire en qualité de salarié [] doit être regardée comme présentant le caractère d'une première demande de titre de séjour, soumise notamment à la production d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes " et relevant que l'intéressé ne justifiait pas d'un contrat de travail, produisant seulement des bulletins de paie. Le requérant soutient que l'autorité préfectorale aurait retenu à tort qu'il présentait une première demande de titre de séjour. Toutefois, en retenant, pour l'application des stipulations de l'article 3 de l'accord franco-marocain, un motif tenant au défaut de justification d'un contrat de travail visé au soutien de la demande de M. A nouvellement présentée en vue d'un titre " salarié ", le préfet de Seine-et-Marne n'a commis aucune erreur de droit, cette condition étant requise pour l'attribution du titre de séjour mention " salarié " prévu à cet article. Au demeurant, le requérant, qui ne justifiait plus d'un contrat de travail saisonnier, ne conteste pas l'absence de présentation du contrat de travail visé exigé pour l'application des stipulations susvisées, quand bien même il verse aux débats, dans le cadre de la présente instance, des contrats de travail postérieurs à son activité de saisonnier, sans alléguer que les services de l'Etat en aient été saisis. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit, par suite, être écarté.

7. En troisième lieu, il ne ressort d'aucun élément que le préfet de Seine-et-Marne se serait cru en compétence liée pour refuser l'admission au séjour du requérant en raison de ce qu'il ne remplissait pas les conditions exigées pour l'application de l'article 3 de l'accord franco-marocain, et que l'autorité préfectorale aurait ainsi renoncé à sa faculté d'exercer son pouvoir discrétionnaire dans l'examen de la situation de M. A, alors qu'il ressort au contraire des termes de l'arrêté attaqué que l'autorité préfectorale a examiné la possibilité d'admettre le requérant au séjour au regard de sa vie privée et familiale. Ce moyen doit, par suite, être écarté.

8. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

9. M. A invoque sa " situation stable et continue en France depuis 2012 ". Il ressort cependant des pièces du dossier qu'entre cette date et novembre 2015, l'intéressé a fait l'objet de quatre contrats de travail de quatre mois chacun pour l'exercice d'emplois saisonniers, sous couvert de titres de séjour délivrés sous condition de maintenir sa résidence habituelle hors de France, ne lui permettant de séjourner que pour une durée de six mois par an qu'il indique avoir respectée. Il ressort de ces mêmes pièces que le requérant est reparti au Maroc le 1er décembre 2015 et indique y être demeuré un an jusqu'en mai 2017, qu'il fait ensuite état d'un emploi d'étancheur exercé sur une période de dix mois à compter de mai 2019, et qu'il n'est pas justifié d'une présence en France entre mars 2020 et juin 2021, le requérant ayant ensuite exercé différents emplois intérimaires, entre janvier et le 8 juin 2022, date de l'arrêté attaqué. Le requérant ne fait, en outre, pas état d'attaches personnelles qu'il aurait nouées sur le sol national, cependant qu'il ne conteste pas que son épouse et ses parents vivent à l'étranger. Ainsi, M. A ne démontre pas que le refus de titre de séjour en litige porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, ni qu'en ne faisant pas usage de son pouvoir de régularisation à son profit, le préfet de Seine-et-Marne aurait porté sur sa situation une appréciation manifestement erronée. Les moyens tirés de la violation des stipulations susvisées et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent, par suite, être écartés.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

10. Premièrement, l'obligation faite à l'intéressé de quitter le territoire français n'avait pas à comporter une motivation spécifique en fait, distincte de celle du refus de titre de séjour qui l'accompagne et qui est suffisamment motivée. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation en fait doit être écarté.

11. Deuxièmement, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que M. A ne démontre pas que la décision de refus de titre de séjour serait entachée d'illégalité et par suite, il ne peut se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de la décision l'obligeant à quitter le territoire français.

12. Troisièmement, les moyens tirés de ce qu'en obligeant M. A à quitter le territoire français, le préfet de Seine-et-Marne aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle, et porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doivent être écartés pour les mêmes motifs qu'énoncés au point 9.

Sur la légalité de la décision relative au délai de départ volontaire :

13. Premièrement, il ressort du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et notamment des dispositions des articles L. 612-1 et suivants que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français, y inclus la décision afférente au délai de départ volontaire. Dès lors, l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ne saurait être utilement invoqué à l'encontre d'une décision fixant le pays de destination prise sur ce fondement. Au surplus, l'arrêté contesté a été pris sur le fondement d'un refus de délivrance d'un titre de séjour, opposé à la demande de M. A ainsi qu'il a été dit au point 3 du présent jugement, et l'intéressé ne se prévaut d'aucun élément qu'il aurait été empêché de faire valoir préalablement à l'édiction de la décision en litige. Le moyen tiré de l'absence de procédure contradictoire préalable ne peut ainsi qu'être écarté.

14. Deuxièmement, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que M. A ne démontre pas que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait entachée d'illégalité et par suite, il ne peut se prévaloir, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision pour demander l'annulation de la décision fixant le délai de départ volontaire.

15. Troisièmement, l'arrêté attaqué prévoit un délai de trente jours pour le départ volontaire de M. A, conforme aux dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'intéressé, qui notamment ne fait état d'aucun contrat de travail en cours d'exécution à la date de l'arrêté contesté et expose qu'il vivait hébergé par l'intermédiaire de la Croix-Rouge française, n'invoque aucune circonstance particulière propre à justifier une prolongation de ce délai de départ volontaire. Ainsi, le moyen tiré de ce que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. A en fixant à trente jours le délai qui lui a été imparti pour quitter le territoire français, doit être écarté.

Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :

16. L'arrêté attaqué mentionne, conformément à l'article L. 612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le pays à destination duquel M. A, de nationalité marocaine, pourra être le cas échéant éloigné, en cas d'inexécution par ses soins de l'obligation de quitter le territoire français qui lui est faite durant la période de départ volontaire, en l'occurrence le pays dont il a la nationalité, ou tout pays dans lequel il est légalement admissible. En énonçant que cette décision le place dans une situation d'incertitude compte tenu de " sa situation médicale inquiétante ", sur laquelle il n'apporte pas la moindre précision, " s'il ne peut pas bénéficier d'un suivi en France ", le requérant ne fait état d'aucun élément susceptible de démontrer que la décision contestée porte sur sa situation une appréciation manifestement erronée. Ce moyen ne peut qu'être écarté.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions de la requête à fin d'injonction sous astreinte et de celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de Seine-et-Marne et à Me Barrois.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 7 mai 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Billandon, présidente,

Mme Leconte, première conseillère,

Mme Massengo, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 30 mai 2024.

La rapporteure,

S. LECONTELa présidente,

I. BILLANDON

La greffière,

V. TAROT

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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