vendredi 25 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2208313 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | FOURET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 août 2022, M. et Mme E D, représentés par Me Fouret, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle la commission académique de l'académie de Créteil a rejeté leur recours administratif préalable obligatoire à l'encontre de la décision du 12 juillet 2022 par laquelle la directrice académique des services de l'éducation nationale du Val-de-Marne a refusé leur demande d'autorisation d'instruction dans la famille de leur fils A ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, au recteur de l'académie de Créteil de leur délivrer l'autorisation de plein droit d'instruire en famille leur fils ou, à titre subsidiaire, de leur délivrer l'autorisation d'instruire en famille leur fils sur le fondement du 4° de l'article L. 131-5 du code de l'éducation ou, à titre infiniment subsidiaire, de réexaminer la situation de leur fils ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- les deux contrôles de l'instruction dans la famille réalisés au cours de l'année 2022 sont irréguliers et doivent être écartés dès lors que le recteur a augmenté le nombre de bilans de contrôle ayant jugé insatisfaisants les résultats des élèves instruits à domicile et que le premier contrôle opéré le 28 janvier 2022 ne précise pas comment le jeune élève a été évalué, ni le niveau dans lequel l'enfant doit être intégré ;
- le contrôle de l'instruction dans la famille a pour objet d'apprécier l'évolution de l'enfant par rapport aux compétences attendues en fin de cycle et de s'assurer de sa progression et non de se borner à juger les aptitudes et compétences des enfants ; ainsi, les progrès de l'enfant étaient réels et sérieux à l'issue du second contrôle ; en tout état de cause, s'il n'est pas contesté que l'enfant est un élève en difficulté, l'instruction en famille lui a permis de rattraper une partie du retard accumulé lors de sa scolarisation initiale ;
- leur enfant est victime d'une discrimination en raison de son état de santé.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 septembre 2022, le recteur de l'académie de Créteil conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par une lettre du 30 août 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 19 septembre 2022 sans information préalable.
Une ordonnance portant clôture de l'instruction immédiate a été prise le 10 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de M. Grand, rapporteur public,
- et les observations de M. B, représentant le recteur de l'académie de Créteil.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme E D sont parents du jeune A né en 2012. Ils ont fait le choix d'une instruction en famille de leur enfant au titre de l'année scolaire 2021-2022. Un premier contrôle de l'instruction dans la famille du 21 janvier 2022 a permis de constater que le niveau scolaire de leur enfant était insuffisant. Un second contrôle a eu lieu le 30 mai 2022 à l'issue duquel il n'a pas été constaté d'amélioration suffisante du niveau scolaire de leur enfant. Ainsi, les requérants ont été informés qu'une scolarisation à la rentrée prochaine était demandée afin que leur enfant progresse en français et que les aménagements scolaires nécessaires soient mis en place. Les requérants ont formulé pour leur fils, le 3 juin 2022, une demande d'autorisation de plein droit d'instruction dans la famille au titre des années scolaires 2022-2023 et 2023-2024. Par une décision du 12 juillet 2022, la directrice académique des services de l'éducation nationale du Val-de-Marne a rejeté leur demande. Les requérants ont formé un recours administratif préalable contre cette décision auprès de la commission académique, enregistré le 25 juillet 2022. Leur recours administratif préalable obligatoire a été rejeté par une décision de la commission académique en date du 22 août 2022. Par la présente requête, les requérants demandent l'annulation de la décision par laquelle la commission académique de l'académie de Créteil a rejeté leur recours administratif préalable obligatoire à l'encontre de la décision du 12 juillet 2022 par laquelle la directrice académique des services de l'éducation nationale du Val-de-Marne a refusé leur demande d'autorisation d'instruction dans la famille de leur fils A.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 131-1 du code de l'éducation : " L'instruction est obligatoire pour chaque enfant dès l'âge de trois ans et jusqu'à l'âge de seize ans ". Aux termes de l'article L. 131-5 du même code de l'éducation, dans sa version applicable au litige : " Les personnes responsables d'un enfant soumis à l'obligation scolaire définie à l'article L. 131-1 doivent le faire inscrire dans un établissement d'enseignement public ou privé ou bien, à condition d'y avoir été autorisées par l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation, lui donner l'instruction en famille. (.) / L'autorisation mentionnée au premier alinéa est accordée pour les motifs suivants, sans que puissent être invoquées d'autres raisons que l'intérêt supérieur de l'enfant : / 1° L'état de santé de l'enfant ou son handicap ; / 2° La pratique d'activités sportives ou artistiques intensives ; / 3° L'itinérance de la famille en France ou l'éloignement géographique de tout établissement scolaire public ; / 4° L'existence d'une situation propre à l'enfant motivant le projet éducatif, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de la capacité de la ou des personnes chargées d'instruire l'enfant à assurer l'instruction en famille dans le respect de l'intérêt supérieur de l'enfant. Dans ce cas, la demande d'autorisation comporte une présentation écrite du projet éducatif, l'engagement d'assurer cette instruction majoritairement en langue française ainsi que les pièces justifiant de la capacité à assurer l'instruction en famille. () / La décision de refus d'autorisation fait l'objet d'un recours administratif préalable auprès d'une commission présidée par le recteur d'académie, dans des conditions fixées par décret ". Enfin, aux termes de l'article R. 131-11-5 du même code : " Lorsque la demande d'autorisation est motivée par l'existence d'une situation propre à l'enfant motivant le projet éducatif, elle comprend : / 1° Une présentation écrite du projet éducatif comportant les éléments essentiels de l'enseignement et de la pédagogie adaptés aux capacités et au rythme d'apprentissage de l'enfant, à savoir notamment : / a) Une description de la démarche et des méthodes pédagogiques mises en œuvre pour permettre à l'enfant d'acquérir les connaissances et les compétences dans chaque domaine de formation du socle commun de connaissances, de compétences et de culture ; / b) Les ressources et supports éducatifs utilisés ; / c) L'organisation du temps de l'enfant (rythme et durée des activités) ; / d) Le cas échéant, l'identité de tout organisme d'enseignement à distance participant aux apprentissages de l'enfant et une description de la teneur de sa contribution ; / 2° Toutes pièces utiles justifiant de la disponibilité de la ou des personnes chargées d'instruire l'enfant ; / 3° Une copie du diplôme du baccalauréat ou de son équivalent de la personne chargée d'instruire l'enfant. Le directeur académique des services de l'éducation nationale peut autoriser une personne pourvue d'un titre ou diplôme étranger à assurer l'instruction dans la famille, si ce titre ou diplôme étranger est comparable à un diplôme de niveau 4 du cadre national des certifications professionnelles ; / 4° Une déclaration sur l'honneur de la ou des personnes chargées d'instruire l'enfant d'assurer cette instruction majoritairement en langue française ".
3. D'autre part, aux termes du paragraphe IV de l'article 49 précité de la loi n°2021-1109 : " IV.- Le présent article entre en vigueur à la rentrée scolaire 2022. / Par dérogation, l'autorisation prévue à l'article L. 131-5 du code de l'éducation est accordée de plein droit, pour les années scolaires 2022-2023 et 2023-2024, aux enfants régulièrement instruits dans la famille au cours de l'année scolaire 2021-2022 et pour lesquels les résultats du contrôle organisé en application du troisième alinéa de l'article L. 131-10 du même code ont été jugés suffisants ". Il résulte de ces dispositions que, à titre dérogatoire et transitoire, l'autorisation d'assurer l'instruction en famille est accordée de plein droit, pour les années scolaires 2022-2023 et 2023-2024, à la double condition que l'enfant ait déjà été régulièrement instruit en famille l'année précédente et que les résultats du contrôle exercé sur les conditions de cette instruction en famille puissent être jugés suffisants. Aux termes de l'article L. 131-10 du code de l'éducation auquel il est ainsi renvoyé pour définir les modalités de ce contrôle : " () / L'autorité de l'État compétente en matière d'éducation doit au moins une fois par an, à partir du troisième mois suivant la délivrance de l'autorisation prévue au premier alinéa de l'article L. 131-5, faire vérifier, d'une part, que l'instruction dispensée au même domicile l'est pour les enfants d'une seule famille et, d'autre part, que l'enseignement assuré est conforme au droit de l'enfant à l'instruction tel que défini à l'article L. 131-1-1. A cet effet, ce contrôle permet de s'assurer de l'acquisition progressive par l'enfant de chacun des domaines du socle commun de connaissances, de compétences et de culture défini à l'article L. 122-1-1 au regard des objectifs de connaissances et de compétences attendues à la fin de chaque cycle d'enseignement de la scolarité obligatoire. Il est adapté à l'âge de l'enfant et, lorsqu'il présente un handicap ou un trouble de santé invalidant, à ses besoins particuliers. / Le contrôle est prescrit par l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation selon des modalités qu'elle détermine. Il est organisé en principe au domicile où l'enfant est instruit. Les personnes responsables de l'enfant sont informées, à la suite de l'autorisation qui leur est accordée en application du premier alinéa de l'article L. 131-5, de l'objet et des modalités des contrôles qui seront conduits en application du présent article. / Les résultats du contrôle sont notifiés aux personnes responsables de l'enfant. Lorsque ces résultats sont jugés insuffisants, les personnes responsables de l'enfant sont informées du délai au terme duquel un second contrôle est prévu et des insuffisances de l'enseignement dispensé auxquelles il convient de remédier () / Si les résultats du second contrôle sont jugés insuffisants, l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation met en demeure les personnes responsables de l'enfant de l'inscrire, dans les quinze jours suivant la notification de cette mise en demeure, dans un établissement d'enseignement scolaire public ou privé et de faire aussitôt connaître au maire, qui en informe l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation, l'école ou l'établissement qu'elles auront choisi. Les personnes responsables ainsi mises en demeure sont tenues de scolariser l'enfant dans un établissement d'enseignement scolaire public ou privé au moins jusqu'à la fin de l'année scolaire suivant celle au cours de laquelle la mise en demeure leur a été notifiée () ". Enfin, aux termes de l'article R. 131-12 du même code : " Pour les enfants qui reçoivent l'instruction dans la famille (), l'acquisition des connaissances et des compétences est progressive et continue dans chaque domaine de formation du socle commun de connaissances, de compétences et de culture et doit avoir pour objet d'amener l'enfant, à l'issue de la période de l'instruction obligatoire, à la maîtrise de l'ensemble des exigences du socle commun () ".
4. Les requérants soutiennent que les deux contrôles de l'instruction dans la famille réalisés au cours de l'année 2022 sont irréguliers dès lors que, d'une part, le premier contrôle opéré le 28 janvier 2022 ne précise pas comment le jeune élève a été évalué, ni le niveau dans lequel l'enfant doit être intégré et, d'autre part, que les progrès de l'enfant étaient réels et sérieux à l'issue du second contrôle. Ils soutiennent également que, s'il n'est pas contesté que l'enfant est un élève en difficulté, l'instruction en famille lui a permis de rattraper une partie du retard accumulé lors de sa scolarisation initiale. Toutefois, à supposer que l'exception d'illégalité des contrôles pédagogiques soit opérante, il résulte des dispositions précitées de l'article R. 131-12 du code de l'éducation que l'objectif des contrôles est de déterminer si les exigences du socle commun de connaissances et de compétences sont atteintes. La progression est appréciée non à la fin de l'instruction obligatoire mais tout au long de celle-ci. Ainsi, le contrôle de l'instruction en famille doit permettre de procéder à des évaluations correspondant au niveau scolaire attendu et déterminé par l'âge des enfants. En l'espèce, il est constant que le niveau du jeune A est insuffisant et que l'enfant rencontre d'importantes difficultés, à la fois en français et en mathématiques dès lors que les rapports issus des contrôles font notamment état de confusions des sons, de difficultés graphiques, attentionnelles et de mémorisation. Il n'est pas contesté que des progrès ont été réalisés pendant la période comprise entre les deux contrôlés réalisés par l'administration dès lors que l'enfant maîtrise désormais la numération décimale sur les nombres de 4 chiffres. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que ces progrès permettraient à l'enfant de maîtriser l'ensemble des exigences du socle commun de sa classe d'âge alors qu'il ressort des annexes du bilan détaillé des connaissances et des compétences que, sur l'ensemble des compétences évaluées, seules cinq compétences ont été jugées partiellement atteintes, treize compétences n'étant toujours pas acquises à l'issue du second contrôle et aucune compétence n'ayant été totalement acquise. En outre, les requérants n'établissent pas, par leurs seules allégations, que l'instruction en famille serait de nature à favoriser les progrès de leur fils, ni que ce dernier ne pourrait tirer bénéfice du projet pédagogique dispensé dans un établissement scolaire compte tenu des aménagements qui pourraient y être mis en place. Enfin, la circonstance que le nombre de rapports de l'autorité administrative jugeant insuffisants les résultats de l'instruction en famille soit en augmentation, circonstance au demeurant non établie, est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. Dans ces conditions, alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que les contrôles de l'instruction dans la famille seraient irréguliers, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
5. En second lieu, les requérants soutiennent que la décision attaquée est entachée de discrimination en raison de l'état de santé de leur fils. Toutefois, ils n'apportent aucun élément au soutien de leurs allégations de discrimination, laquelle ne saurait résulter de la seule circonstance que leur fils rencontre des difficultés d'apprentissage. Par suite, le moyen soulevé en ce sens doit être écarté.
6. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions des requérants tendant à l'annulation de la décision par laquelle la commission académique de l'académie de Créteil a rejeté leur recours administratif préalable obligatoire à l'encontre de la décision du 12 juillet 2022 par laquelle la directrice académique des services de l'éducation nationale du Val-de-Marne a refusé leur demande d'autorisation d'instruction dans la famille de leur fils A doivent être rejetées. Par voie de conséquence, leurs conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées, ainsi que leurs conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme E D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme E D et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Créteil.
Délibéré après l'audience du 4 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Mullié, présidente,
Mme Jeannot, première conseillère,
Mme Blanc, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 novembre 2022.
La rapporteure,
F. CLa présidente,
N. MULLIE
La greffière,
C. ROUILLARD
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026