vendredi 30 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2208383 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SCP PIWNICA MOLINIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 29 août 2022, le 22 septembre 2022 et le 1er mars 2023, Mme B E, Mme F C et Mme A D demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le maire de la commune de Samois-sur-Seine a rejeté leur demande de démolition des structures construites sans autorisation ni permis de construire, à l'arrière du restaurant situé au 17 quai de la République ;
2°) d'enjoindre au maire de Samois-sur-Seine de faire procéder à la démolition de ces bâtiments construits illégalement situé 17 quai de la République à Samois-sur-Seine, de satisfaire à l'ensemble des exigences strictes prévues par le plan de prévention des risques naturels d'inondation en vigueur et d'alerter les notaires concernés sur l'irrégularité d'un acte de vente notarié qui comporterait des bâtiments illégaux.
Elles soutiennent que :
- la décision attaquée est illégale dès lors que le maire a refusé d'imposer les procédures de mise en conformité des locaux du 17 quai de la République ;
- elle est illégale dès lors que le maire a refusé de satisfaire à l'ensemble des obligations strictes prévues par les articles 5-1 et 5-2 du chapitre 5 du plan de prévention des risques naturels d'inondation en vigueur sur ce site ;
- elle est illégale dès lors que le maire encourage la régularisation des bâtiments commerciaux non cadastrés et non autorisés, par leur enregistrement dans un acte notarié.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 juin 2023, la commune de Samois-sur-Seine, représentée par la SCP Piwnica et Molinié, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérantes au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors que la décision attaquée n'existe pas ;
- elle est irrecevable dès lors que la lettre du 4 août 2022 par laquelle le maire de la commune de Samois-sur-Seine a répondu aux préoccupations des riverains du terrain situé 17 quai de la République ne saurait être regardée comme une décision susceptible de recours pour excès de pouvoir ;
- elle est irrecevable dès lors qu'elle ne contient aucun moyen ni conclusion, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;
- la requête n'est pas fondée.
Par une lettre du 13 juin 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 16 septembre 2024.
Une ordonnance portant clôture de l'instruction immédiate a été prise le 14 avril 2025.
Par un mémoire enregistré le 17 avril 2025, les requérantes déclarent se désister purement et simplement de leur requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Dutour, conseillère,
- les conclusions de Mme Blanc, rapporteure publique,
- et les observations de Mme E.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, les requérantes demandent au tribunal d'annuler le rejet par le maire de Samois-sur-Seine de leur demande de démolition des structures construites sans autorisation ni permis de construire, à l'arrière du restaurant situé au 17 quai de la République à Samois-sur-Seine.
2. Par un mémoire enregistré le 17 avril 2025, Mme E, Mme C et Mme D ont déclaré se désister de leur requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
3. Il y a lieu de mettre à la charge des requérantes la somme de 750 euros à verser à la commune de Samois-sur-Seine au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de Mme E, Mme C et Mme D.
Article 2 : Mme E, Mme C et Mme D verseront à la commune de Samois-sur-Seine la somme de 750 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B E, désignée représentante unique pour les requérantes, et à la commune de Samois-sur-Seine.
Délibéré après l'audience du 9 mai 2025, à laquelle siégeaient :
Mme Mullié, présidente,
Mme Dutour, conseillère,
M. Collen-Renaux, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2025.
La rapporteure,
L. DUTOURLa présidente,
N. MULLIE
La greffière,
V. GUILLEMARD
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026