vendredi 31 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2208610 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | BARROIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 septembre 2022 et 18 novembre 2022, Mme C D, représentée par Me Barrois, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 22 août 2022 par laquelle la commission académique de l'académie de Créteil a rejeté son recours administratif préalable obligatoire à l'encontre de la décision du 7 juillet 2022 par laquelle la directrice académique des services de l'éducation nationale de la Seine-et-Marne a refusé sa demande d'autorisation d'instruction dans la famille pour sa fille A ;
2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Créteil de l'autoriser à instruire sa fille en famille au titre des années 2022-2023 et 2023-2024 dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 800 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que le recteur s'est fondé sur la note de 0,69 dont les modalités de calcul sont ignorées, que la requérante ne s'est jamais vue notifier les résultats d'un premier contrôle pédagogique insuffisant, que l'enfant n'a jamais pu bénéficier d'un second contrôle pédagogique, qu'une scolarisation dans un établissement d'enseignement n'est pas compatible en raison de fréquents voyages en France et que sa fille prendra des cours particuliers afin d'améliorer ses résultats scolaires ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que la commission s'est crue à tort liée par la note de 0,69 avec la mention insuffisante sans porter aucune appréciation personnelle et factuelle sur la situation de l'enfant.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 4 octobre 2022 et 2 décembre 2022, le recteur de l'académie de Créteil conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Par une lettre du 12 septembre 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 14 octobre 2022 sans information préalable.
Une ordonnance portant clôture de l'instruction immédiate a été prise le 2 janvier 2023.
Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 19 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- et les conclusions de M. Grand, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D est la mère de la jeune A née en 2010. Elle a fait le choix d'une instruction en famille de sa fille au titre de l'année scolaire 2021-2022. La requérante a formulé pour sa fille, le 24 juin 2022, une demande d'autorisation de plein droit d'instruction dans la famille au titre des années scolaires 2022-2023 et 2023-2024. Par une décision du 7 juillet 2022, la directrice académique des services de l'éducation nationale de la Seine-et-Marne a rejeté sa demande. La requérante a formé un recours administratif préalable contre cette décision auprès de la commission académique le 27 juillet 2022. Son recours administratif préalable obligatoire a été rejeté par une décision de la commission académique en date du 22 août 2022. Par la présente requête, la requérante demande l'annulation de la décision du 22 août 2022 par laquelle la commission académique de l'académie de Créteil a rejeté son recours administratif préalable obligatoire à l'encontre de la décision du 7 juillet 2022.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques () ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 7° Refusent une autorisation () ". En application de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
3. En l'espèce, la décision du 22 août 2022 mentionne les textes applicables, notamment les articles L. 131-5, L. 131-11-1 et D. 131-11-10 à D. 131-11-13 du code de l'éducation ainsi que le IV de l'article 49 de la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République. La décision attaquée relève que l'enfant a été régulièrement instruit dans la famille au cours de l'année 2021-2022 mais que les résultats du contrôle pédagogique de l'enfant ont été jugés insuffisants. En outre, contrairement aux allégations de la requérante, aucune disposition n'impose de mentionner l'ensemble des éléments de la situation personnelle et familiale de l'enfant. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 131-1 du code de l'éducation : " L'instruction est obligatoire pour chaque enfant dès l'âge de trois ans et jusqu'à l'âge de seize ans ". Aux termes de l'article L. 131-5 du même code de l'éducation : " Les personnes responsables d'un enfant soumis à l'obligation scolaire définie à l'article L. 131-1 doivent le faire inscrire dans un établissement d'enseignement public ou privé ou bien, à condition d'y avoir été autorisées par l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation, lui donner l'instruction en famille. (.) / L'autorisation mentionnée au premier alinéa est accordée pour les motifs suivants, sans que puissent être invoquées d'autres raisons que l'intérêt supérieur de l'enfant : / 1° L'état de santé de l'enfant ou son handicap ; / 2° La pratique d'activités sportives ou artistiques intensives ; / 3° L'itinérance de la famille en France ou l'éloignement géographique de tout établissement scolaire public ; / 4° L'existence d'une situation propre à l'enfant motivant le projet éducatif, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de la capacité de la ou des personnes chargées d'instruire l'enfant à assurer l'instruction en famille dans le respect de l'intérêt supérieur de l'enfant. Dans ce cas, la demande d'autorisation comporte une présentation écrite du projet éducatif, l'engagement d'assurer cette instruction majoritairement en langue française ainsi que les pièces justifiant de la capacité à assurer l'instruction en famille. () / La décision de refus d'autorisation fait l'objet d'un recours administratif préalable auprès d'une commission présidée par le recteur d'académie, dans des conditions fixées par décret ". Enfin, aux termes de l'article R. 131-11-5 du même code : " Lorsque la demande d'autorisation est motivée par l'existence d'une situation propre à l'enfant motivant le projet éducatif, elle comprend : / 1° Une présentation écrite du projet éducatif comportant les éléments essentiels de l'enseignement et de la pédagogie adaptés aux capacités et au rythme d'apprentissage de l'enfant, à savoir notamment : / a) Une description de la démarche et des méthodes pédagogiques mises en œuvre pour permettre à l'enfant d'acquérir les connaissances et les compétences dans chaque domaine de formation du socle commun de connaissances, de compétences et de culture ; / b) Les ressources et supports éducatifs utilisés ; / c) L'organisation du temps de l'enfant (rythme et durée des activités) ; / d) Le cas échéant, l'identité de tout organisme d'enseignement à distance participant aux apprentissages de l'enfant et une description de la teneur de sa contribution ; / 2° Toutes pièces utiles justifiant de la disponibilité de la ou des personnes chargées d'instruire l'enfant ; / 3° Une copie du diplôme du baccalauréat ou de son équivalent de la personne chargée d'instruire l'enfant. Le directeur académique des services de l'éducation nationale peut autoriser une personne pourvue d'un titre ou diplôme étranger à assurer l'instruction dans la famille, si ce titre ou diplôme étranger est comparable à un diplôme de niveau 4 du cadre national des certifications professionnelles ; / 4° Une déclaration sur l'honneur de la ou des personnes chargées d'instruire l'enfant d'assurer cette instruction majoritairement en langue française ".
5. D'autre part, aux termes du paragraphe IV de l'article 49 précité de la loi n° 2021-1109 : " IV.- Le présent article entre en vigueur à la rentrée scolaire 2022. / Par dérogation, l'autorisation prévue à l'article L. 131-5 du code de l'éducation est accordée de plein droit, pour les années scolaires 2022-2023 et 2023-2024, aux enfants régulièrement instruits dans la famille au cours de l'année scolaire 2021-2022 et pour lesquels les résultats du contrôle organisé en application du troisième alinéa de l'article L. 131-10 du même code ont été jugés suffisants ". Aux termes de l'article L. 131-10 du code de l'éducation auquel il est ainsi renvoyé pour définir les modalités de ce contrôle : " () / L'autorité de l'État compétente en matière d'éducation doit au moins une fois par an, à partir du troisième mois suivant la délivrance de l'autorisation prévue au premier alinéa de l'article L. 131-5, faire vérifier, d'une part, que l'instruction dispensée au même domicile l'est pour les enfants d'une seule famille et, d'autre part, que l'enseignement assuré est conforme au droit de l'enfant à l'instruction tel que défini à l'article L. 131-1-1. A cet effet, ce contrôle permet de s'assurer de l'acquisition progressive par l'enfant de chacun des domaines du socle commun de connaissances, de compétences et de culture défini à l'article L. 122-1-1 au regard des objectifs de connaissances et de compétences attendues à la fin de chaque cycle d'enseignement de la scolarité obligatoire. Il est adapté à l'âge de l'enfant et, lorsqu'il présente un handicap ou un trouble de santé invalidant, à ses besoins particuliers. / Le contrôle est prescrit par l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation selon des modalités qu'elle détermine. Il est organisé en principe au domicile où l'enfant est instruit. Les personnes responsables de l'enfant sont informées, à la suite de l'autorisation qui leur est accordée en application du premier alinéa de l'article L. 131-5, de l'objet et des modalités des contrôles qui seront conduits en application du présent article. () ". Aux termes de l'article R. 131-12 du même code : " Pour les enfants qui reçoivent l'instruction dans la famille (), l'acquisition des connaissances et des compétences est progressive et continue dans chaque domaine de formation du socle commun de connaissances, de compétences et de culture et doit avoir pour objet d'amener l'enfant, à l'issue de la période de l'instruction obligatoire, à la maîtrise de l'ensemble des exigences du socle commun () ". Enfin, il résulte des dispositions de l'article III.4 de la circulaire n° 2017-56 du 14 avril 2017 relative à l'instruction dans la famille qu'afin de ne pas alourdir inutilement le dispositif de contrôles déjà existant, les procédures de contrôle de l'instruction dans la famille décrites ci-dessus ont été adaptées à la situation particulière du Centre national d'enseignement à distance. Ainsi, lorsque l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation a donné un avis favorable à l'inscription d'un enfant au Centre national d'enseignement à distance en classe à inscription réglementée telle qu'une inscription pour un motif tiré de l'itinérance des parents en France, il lui confie le contrôle pédagogique et l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation n'intervient que lorsque le Centre national d'enseignement à distance lui signale le cas d'enfants qui ne fournissent aucun travail. Il effectue alors les contrôles, la progression retenue étant celle correspondant au niveau dans lequel l'enfant est inscrit.
6. Il résulte de ces dispositions que, à titre dérogatoire et transitoire, l'autorisation d'assurer l'instruction en famille est accordée de plein droit, pour les années scolaires 2022-2023 et 2023-2024, à la double condition que l'enfant ait déjà été régulièrement instruit en famille l'année précédente et que les résultats du contrôle exercé sur les conditions de cette instruction en famille puissent être jugés suffisants.
7. Contrairement aux allégations de la requérante, la commission académique ne pouvait délivrer l'autorisation sollicitée en l'absence de résultats satisfaisants du contrôle pédagogique réalisé régulièrement par le Centre national d'enseignement à distance conformément aux dispositions précitées au point 5. En outre, la commission académique a relevé, à juste titre, que les résultats du contrôle pédagogique de l'enfant ont été jugés insuffisants. Par suite, le moyen tiré d'une erreur de droit doit être écarté.
8. En dernier lieu, la requérante soutient que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Toutefois, il résulte des dispositions précitées de l'article R. 131-12 du code de l'éducation que l'objectif du contrôle pédagogique est de déterminer si les exigences du socle commun de connaissances et de compétences sont atteintes. Ainsi, le contrôle de l'instruction en famille doit permettre de procéder à des évaluations correspondant au niveau scolaire attendu et déterminé par la classe d'âge de l'enfant. En l'espèce, il est constant que le contrôle pédagogique réalisé par le Centre national d'enseignement à distance a révélé une assiduité suffisante avec l'envoi de 80 % des devoirs mais des résultats scolaires insuffisants avec une moyenne de 0,69 / 5. En outre, si le conseil des maîtres du Centre national d'enseignement à distance a autorisé le passage de l'élève en 6ème au bénéfice de l'âge, il a néanmoins recommandé la mise en place d'un dispositif de mise à niveau pour l'année 2022-2023 en indiquant que l'élève doit travailler les compétences de fin CP / CE 1, ce qui démontre les grandes difficultés de l'enfant dans l'acquisition des savoirs fondamentaux. Dans ces conditions, c'est à bon droit que les résultats du contrôle exercé sur les conditions de l'instruction en famille ont été jugés insuffisants. La circonstance que le mode de vie de la famille appartenant à la communauté des gens du voyage ne soit pas compatible avec la scolarisation de l'enfant et que la requérante s'engage à faire suivre des cours particuliers à sa fille est sans incidence sur le constat d'insuffisance de résultat et sur la légalité de la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
9. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requérante doivent être rejetées. Par voie de conséquence, doivent également être rejetées ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D, à Me Cécile Barrois et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Créteil.
Délibéré après l'audience du 10 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Mullié, présidente,
Mme Jeannot, première conseillère,
Mme Blanc, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2023.
La rapporteure,
F. BLa présidente,
N. MULLIE
La greffière,
V. GUILLEMARD
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026