lundi 25 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2208845 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème chambre, JU |
| Avocat requérant | CABINET MINIER MAUGENDRE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 septembre 2022, M. A C, représenté par Me Maugendre, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 8 septembre 2022 par lequel le préfet de Seine-et-Marne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi, lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire et a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de mettre fin à son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, qui en résulte ;
3°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de réexaminer sa situation, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de le mettre en possession d'une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de cet examen, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge du préfet de Seine-et-Marne le versement de la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. C soutient que :
En ce qui concerne la mesure d'éloignement :
- elle est entachée d'incompétence en l'absence de délégation de signature ;
- elle a été prise en méconnaissance du droit d'être entendu ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux et particulier de la situation du requérant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
- elle viole l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'incompétence en l'absence de délégation de signature ;
- elle a été prise en méconnaissance du droit d'être entendu ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation personnelle ;
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en violation de l'article L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et d'une erreur d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est entachée d'incompétence en l'absence de délégation de signature ;
- elle a été prise en méconnaissance du droit d'être entendu ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation ;
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'incompétence en l'absence de délégation de signature ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en violation de l'application des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée erreur manifeste d'appréciation quant à l'atteinte portée au droit de sa vie privée et familiale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 septembre 2022, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné Mme Billandon, vice-présidente, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Billandon, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Après avoir prononcé la clôture d'instruction à l'issue de l'audience publique à 10 h 20.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant ivoirien né en 1983, est entré en France en février 2018 selon ses déclarations. Par un arrêté du 8 septembre 2022, le préfet de Seine-et-Marne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par la présente requête, l'intéressé demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun invoqué à l'encontre des décisions attaquées :
2. Mme B, cheffe du bureau de l'éloignement à la préfecture de Seine-et-Marne, qui a signé l'arrêté attaqué, bénéficiait d'une délégation de signature du préfet de Seine-et-Marne en date du 22 mars 2022, régulièrement publiée au bulletin d'informations administratives le même jour, à l'effet notamment de signer les décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai, les décisions fixant le pays de destination et les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français. Le moyen tiré de l'incompétence de l'autrice de la décision attaquée manque ainsi en fait.
En ce qui concerne la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le préfet, qui n'avait pas à faire état de tous les éléments caractérisant la situation personnelle du requérant a, ainsi, suffisamment motivé sa décision.
4. En deuxième lieu, il ne ressort pas de l'examen de l'arrêté attaqué et notamment des mentions de fait précises y figurant que le préfet n'aurait pas procédé à l'examen particulier de la situation de droit et de fait du requérant.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre (). ". En vertu de l'article 51 de la Charte : " 1. Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux États membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union (). ".
6. M. C soutient qu'il n'a pas été mis en mesure de présenter ses observations avant l'édiction de la décision d'éloignement litigieuse. Or, il ressort des pièces du dossier que M. C a été entendu par les gendarmes de la brigade territoriale autonome de Tournan-en-Brie le 8 septembre 2022 à 14 heures 40 minutes, préalablement à l'édiction de l'arrêté attaqué. M. C ne fournit, en tout état de cause, aucune précision sur les éléments pertinents qu'il aurait été empêché de faire valoir et qui auraient été susceptibles d'influer sur le contenu des décisions prises à son encontre. Le moyen tiré de ce que ledit arrêté aurait été pris en méconnaissance du droit d'être entendu, tel qu'énoncé notamment au paragraphe 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, doit ainsi être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. M. C fait valoir que sa vie privée et familiale se trouve en France dès lors qu'il est entré régulièrement sur le territoire, qu'il y réside de manière habituelle depuis lors, qu'il justifie, en outre, être le père d'un enfant né en 2020 à l'éducation et à l'entretien duquel il contribue et qu'il subvient à ses propres besoins par l'exercice d'une activité professionnelle continue. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que si l'intéressé se prévaut d'être père d'un enfant mineur, il ne démontre pas contribuer, à la date de la décision attaquée, à l'éducation et à l'entretien de ce dernier, qu'il a au demeurant reconnu près de dix mois après sa naissance, et ne justifie pas en tout état de cause d'obstacles à la poursuite en Côte d'Ivoire, où il a vécu la majeure de sa vie, de la vie de la cellule familiale qu'il constituerait avec l'intéressé et la mère de ce dernier, également de nationalité ivoirienne. Il ne justifie pas davantage de son insertion professionnelle dès lors que l'activité dont il se prévaut a été exercée en usurpant l'identité de son cousin. Ainsi, la décision par laquelle le préfet a obligé M. C à quitter le territoire français n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris. Cette décision n'a donc pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
9. En cinquième et dernier lieu, il ne résulte pas des faits précédemment décrits que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle de M. C.
En ce qui concerne la légalité du refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
10. En premier lieu, la décision attaquée énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde et est ainsi suffisamment motivée.
11. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet () ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; 6° L'étranger, entré irrégulièrement sur le territoire de l'un des États avec lesquels s'applique l'acquis de Schengen, fait l'objet d'une décision d'éloignement exécutoire prise par l'un des États ou s'est maintenu sur le territoire d'un de ces États sans justifier d'un droit de séjour ; 7° L'étranger a contrefait, falsifié ou établi sous un autre nom que le sien un titre de séjour ou un document d'identité ou de voyage ou a fait usage d'un tel titre ou document ; 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
12. En se bornant à relever que le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifiant le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, peut être regardé comme établi, " sauf circonstance particulière " sans préciser dans lequel des cas énumérés à l'article L. 612-3 du même code se trouvait M. C, le préfet a insuffisamment motivé sa décision. M. C est, par suite, fondé à demander l'annulation de la décision attaquée sur ce motif, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :
13. En premier lieu, la décision attaquée énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde et est ainsi suffisamment motivée. Le moyen doit dès lors être écarté.
14. En second lieu, compte tenu de ce qui vient d'être dit, les moyens tirés du défaut de procédure contradictoire et du défaut d'examen, ainsi que le moyen tiré, par la voie de l'exception, de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance de titre de séjour sur laquelle elle se fonde, doivent être écartés.
En ce qui concerne la légalité de l'interdiction de retour sur le territoire français :
15. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / () ".
16. Il résulte de ce qui a été énoncé au point 12 que la décision attaquée doit être annulée par voie de conséquence.
17. Il résulte de tout ce qui précède que M. C est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 8 septembre 2022 en tant qu'il lui refuse l'octroi d'un délai de départ volontaire et édicte à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
18. L'exécution du présent jugement implique seulement que le préfet de Seine-et-Marne procède au réexamen de la situation du requérant et prenne toute mesure propre à mettre fin au signalement de M. C dans le système d'information Schengen procédant de l'interdiction de retour ci-dessus annulée. Il y a lieu, dès lors, de lui enjoindre de procéder à cet examen dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement. En revanche, il y a lieu de lui enjoindre de procéder à l'effacement du signalement du requérant dans le système d'information précité dans le délai de sept jours à compter de cette même notification. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir ces injonctions d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
19. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. C et non compris dans les dépens.
D E C I D E
Article 1er : L'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 8 septembre 2022 est annulé en tant qu'il refuse l'octroi d'un délai de départ volontaire à M. C et qu'il prononce à l'encontre de ce dernier une interdiction de retour sur le territoire français.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de Seine-et-Marne, d'une part, de procéder au réexamen de la situation de M. C dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement et, d'autre part, de prendre toute mesure propre à mettre fin au signalement de M. C dans le système d'information Schengen procédant de l'interdiction de retour annulée à l'article 1er ci-dessus dans le délai de sept jours à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'Etat (préfet de Seine-et-Marne) versera à M. C la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de Seine-et-Marne.
Copie en sera transmise au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 septembre 2023.
La magistrate désignée,
I. BILLANDONLa greffière,
V. TAROT
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026