jeudi 27 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2208870 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET HUG & ABOUKHATER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 septembre 2022, M. A B, représenté par
Me Hug, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne a confirmé, sur sa réclamation préalable envoyée le 24 juin 2022, le rejet de sa demande de versement rétroactif du revenu de solidarité active pour la période de juin 2021 à janvier 2022 ;
2°) de condamner la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne à lui verser une somme de 3 957,38 euros au titre du revenu solidarité active pour les mois de juin 2021 à
janvier 2022 dans un délai d'un mois et sous une astreinte de 300 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à son conseil, Me Hug.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 mars 2024, la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne conclut au non-lieu à statuer du fait que, par une nouvelle décision du
25 août 2022, les droits du requérant ont été régularisés.
Par une décision du 20 juillet 2022, le président du bureau d'aide juridictionnelle a accordé l'aide juridictionnelle totale à M. B.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, () peuvent, par ordonnance : () 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Par une décision du 25 août 2022, la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne a accepté de verser les droits de revenu de solidarité active à M. B pour la période de juin 2021 à janvier 2022. Toutefois, il n'est pas établi ni allégué que le requérant ait été informé de cette décision avant la date d'enregistrement de sa requête le 12 septembre 2022. C'est donc seulement en cours d'instance que la requête doit être regardée comme étant devenue sans objet.
3. Dans ces conditions, s'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, M. B est néanmoins fondé à demander l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, combiné avec le deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, au bénéfice de l'avocat qui lui a été désigné au titre de l'aide juridictionnelle. La caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne versera à ce dernier une somme de 1 200 euros en application de ces dispositions, sous réserve qu'il renonce au bénéfice de la contribution de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête de M. B.
Article 2 : La caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne versera à Me Hug une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, combiné avec le deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle renonce au bénéfice de la contribution de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B, à Me Hug, au département de Seine-et-Marne et à la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne.
Copie en sera adressée au bureau d'aide juridictionnelle.
Le président de la 8ème chambre,
X. Pottier
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026