jeudi 2 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2208879 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7ème chambre, JU |
| Avocat requérant | PAEZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er septembre 2022, M. A E C, représenté par Me Paez, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 23 février 2022 par lequel le préfet de Seine-et-Marne l'a obligé à quitter le territoire français, lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné ;
3°) d'annuler l'arrêté du 30 août 2022 par lequel le préfet de police de Paris a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois ;
4°) d'enjoindre au préfet territorialement compétent de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sur le fondement de l'article L. 512-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- la décision attaquée ne mentionne pas le nom et les coordonnées de l'interprète ainsi que le jour et la langue utilisée, de sorte que les garanties procédurales n'ont pas été respectées ;
- elle a été prise sans qu'il ait été procédé à un examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle viole le droit d'être entendu faute pour le préfet d'établir l'avoir dûment informé de ce qu'une mesure d'éloignement était susceptible d'être prise à son encontre ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français du 2 juin 2022 ;
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise sans qu'il ait été procédé à un examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle viole le droit d'être entendu faute pour le préfet d'établir l'avoir dûment informé de ce qu'une mesure d'éloignement était susceptible d'être prise à son encontre.
Par un mémoire, enregistré le 27 septembre 2022, le préfet de police de Paris conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les conclusions tendant à l'annulation d'une décision portant obligation de quitter le territoire français qui aurait été prise le 30 août 2022 sont dirigées contre un acte inexistant ;
- les moyens de la requête soulevées pour demander l'annulation de la décision du 30 août 2022 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de douze mois ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. L'hirondel pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en application des dispositions de l'article R. 776-10 et suivants du code de justice administrative.
M. C été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 octobre 202Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 19 octobre 2023 en présence de Mme Nodin, greffière d'audience, M. L'hirondel, magistrat désigné, a présenté son rapport.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Il ressort des pièces du dossier que M. A E C, né le 25 juillet 1995 à Shebergan et de nationalité afghane a déclaré être entré en France le 7 juin 2019. Il a déposé, le 17 juin suivant, une demande de reconnaissance du statut de réfugié qui a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 4 décembre 2020, confirmée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 6 janvier 2022. Le préfet de Seine-et-Marne a pris en son encontre le 23 février 2022, une décision portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. Lors d'un contrôle d'identité effectué le 30 août 2022, les services de police ont procédé à l'interpellation de M. C. Le même jour, le préfet de police de Paris a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois. Dans la présente instance, M. C doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 23 février 2022 portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination et l'arrêté du préfet de police de Paris du 30 août 2022 prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. / L'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut également être accordée lorsque la procédure met en péril les conditions essentielles de vie de l'intéressé, notamment en cas d'exécution forcée emportant saisie de biens ou expulsion. / () / L'aide juridictionnelle provisoire devient définitive si le contrôle des ressources du demandeur réalisé a posteriori par le bureau d'aide juridictionnelle établit l'insuffisance des ressources. ".
3. M. A C ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 19 octobre 2022, ses conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire sont devenues sans objet ; il n'y a donc plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 23 février 2022 portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination :
4. Par un jugement devenu définitif du 28 avril 2023, le tribunal administratif de Melun a rejeté la requête présentée par M. C tendant à l'annulation de l'arrêté du 23 février 2022 par lequel le préfet de Seine-et-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français, a fixé un délai de départ volontaire à trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office. Dans ces conditions, compte tenu de l'autorité de la chose jugée qui s'attache à ce jugement, les conclusions présentées dans la présente instance tendant à l'annulation de cet arrêté sont irrecevables et doivent, par suite, être rejetées.
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre l'arrêté du préfet de police de Paris du 30 août 2022 prononçant une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois :
5. Aux termes de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, l'autorité administrative édicte une interdiction de retour. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
6. En premier lieu, eu égard à ce qui a été dit au point 4, M. C ne peut utilement exciper de l'illégalité de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 23 février 2022 portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination
7. En deuxième lieu, par un arrêté du 27 septembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture le jour même, le préfet de police de Paris a donné délégation à M. B D, attaché d'administration de l'Etat affecté au département zonal de l'asile et de l'éloignement et auteur de l'arrêté attaqué, à l'effet de signer les décisions dans la limite de ses attributions, dont relève la police des étrangers, en cas d'absence ou d'empêchement d'autorités dont il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elles n'ont pas été absentes ou empêchées lors de la signature de l'acte attaqué. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué aurait été signé par une autorité incompétente doit être écarté comme manquant en fait.
8. En troisième lieu, la décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
9. En l'espèce, en justifiant la durée d'interdiction de retour de douze mois par le fait que M. C, qui ne présente pas une menace pour l'ordre public, s'était vu notifier une mesure d'éloignement prise le 23 février 2012 par le préfet de Seine-et-Marne à laquelle il s'est soustrait, ainsi que par la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France en précisant que le requérant, qui était entré en France en 2019, ne pouvait se prévaloir de liens suffisamment anciens, forts et caractérisés en France dès lors qu'il se déclare célibataire et sans enfant à charge, le préfet de police de Paris a suffisamment motivé sa décision.
10. En quatrième lieu, il ne ressort pas de la motivation de la décision en litige, telle que rappelée au point précédent, laquelle fait état des principaux éléments caractérisant la situation personnelle et administrative de M. C, que le préfet de police de Paris n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation.
11. En cinquième et dernier lieu, M. C soutient que l'interdiction de retour sur le territoire français attaquée a été prise au terme d'une procédure irrégulière, dès lors qu'il n'a pas été entendu.
12. Le droit d'être entendu préalablement à toute décision qui affecte sensiblement et défavorablement les intérêts de son destinataire constitue l'une des composantes du droit de la défense, tel qu'il est énoncé notamment au 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et fait partie des principes généraux du droit de l'Union européenne ayant la même valeur que les traités. Il garantit à toute personne la possibilité de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours de la procédure administrative, afin que l'autorité compétente soit mise à même de tenir compte de l'ensemble des éléments pertinents pour fonder sa décision. Ce droit n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. Enfin, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie
13. Il ressort des pièces du dossier, que M. C a été entendu par les services de police le 30 août 2022, préalablement à l'édiction de la décision contestée, audition au cours de laquelle il a été mis à même de présenter ses observations sur les conditions de son entrée et de son séjour sur le territoire français, sur sa situation personnelle ainsi que sur une éventuelle mesure d'éloignement. Il a été également invité à apporter d'autres éléments sur sa situation. Au surplus, M. C ne précise pas en quoi il disposait d'informations pertinentes tenant à sa situation personnelle qu'il aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit pris l'arrêté attaqué et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à cette décision. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le principe général du droit d'être entendu, qui est au nombre des principes fondamentaux du droit de l'Union européenne, a été méconnu.
14. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté attaqué, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Par suite, les conclusions susvisées ne peuvent être accueillies.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761 1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, tout ou partie de la somme que le conseil de M. C demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire présentée par M. C.
Article 2 : La requête de M. C est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de police de Paris.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 novembre 2023.
Le magistrat désigné,
M. L'hirondelLa greffière,
M. Nodin
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,21
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026