vendredi 19 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2209281 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET HUG & ABOUKHATER |
Vu la procédure suivante :
I.) Par une requête enregistrée le 26 septembre 2022 sous le n°2209281,
Mme B A, représentée par Me Hug, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er juillet 2022 par lequel le préfet de Seine-et-Marne a refusé son admission au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de
30 jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour mention "vie privée et familiale" ou mention "étudiant" dans les plus brefs délais et sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter d'un délai de quinze jours suivant la notification du jugement ou, à défaut, de réexaminer sa demande et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de séjour:
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur de fait en ce qu'à la date de la décision attaquée, ses parents n'étaient pas en situation irrégulière sur le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur de droit tirée d'un défaut d'examen complet des circonstances de l'affaire ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation en ce que des "motifs exceptionnels" justifient sa régularisation sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français:
- elle est illégale par voie d'exception d'illégalité de la décision de refus de séjour ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation et méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination:
- elle est illégale par voie d'exception d'illégalité de la décision de refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français.
La requête et les pièces complémentaires ont été communiquées au préfet de Seine-et-Marne qui n'a pas produit d'observation en défense.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 31 août 2022.
II.) Par une requête enregistrée le 18 décembre 2023 sous le n°2313551, Mme C A, représentée par Me Goeau-Brissonnière, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour dont il a accusé réception le 22 juin 2022 ;
2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de
50 euros par jour de retard, ou, subsidiairement, de lui enjoindre de procéder à un réexamen de sa situation et de lui délivrer, pour la durée de cet examen, une autorisation provisoire de séjour et de travail, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ou, si sa demande d'aide juridictionnelle devait être rejetée, de lui verser cette somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision de refus de séjour attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
La requête a été communiquée au préfet de Seine-et-Marne qui n'a pas produit d'observation en défense.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 juin 2024.
III.) Par une requête enregistrée le 18 décembre 2023 sous le n°2313552, M. D A, représenté par Me Goeau-Brissonnière, demande au tribunal:
1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour dont il a accusé réception le 22 juin 2022 ;
2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou, subsidiairement, de lui enjoindre de procéder à un réexamen de sa situation et de lui délivrer, pour la durée de cet examen, une autorisation provisoire de séjour et de travail, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ou, si sa demande d'aide juridictionnelle devait être rejetée, de lui verser cette somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision de refus de séjour attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
La requête a été communiquée au préfet de Seine-et-Marne qui n'a pas produit d'observation en défense.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 19 juin 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Dumas a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, ressortissante philippine née le 7 novembre 2003 à Santo Tomas (Philippines), déclare être entrée en France irrégulièrement le 21 mai 2018 avec sa mère, Mme C A, ressortissante philippine née le 27 juin 1981 aux Philippines, son père, M. D A, ressortissant philippin née le 20 novembre 1979 aux Philippines, sa petite sœur et son petit frère. Le 22 juin 2022, ils ont sollicité auprès des services de la préfecture de Seine-et-Marne la délivrance de titres de séjour sur le fondement des articles
L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour Mme B A et sur le seul fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour Mme C A et M. D A. Par un arrêté du 1er juillet 2022, dont Mme B A demande l'annulation, le préfet de Seine-et-Marne a refusé son admission au séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays de destination. Suite au silence gardé par le préfet de Seine-et-Marne sur leurs demandes, Mme C A et M. D A demandent au tribunal d'annuler les décisions implicites par lesquelles celui-ci a refusé de leur délivrer un titre de séjour.
Sur la jonction:
2. Les requêtes n°2209281, n°2313551 et n°2313552 présentées par
Mme B A, Mme C A et M. D A, présentent à juger des questions connexes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du
1er juillet 2022 opposé à Mme B A:
3. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
4. Il ressort des pièces du dossier que Mme C A, M. D A, et leur fille, Mme B A, ont déposé concomitamment des demandes de titres de séjour auprès de la préfecture de Seine-et-Marne le 22 juin 2022. Tous ont été mis en possession d'un accusé de réception de leurs demandes respectives le 22 juin 2022. La demande d'admission au séjour présentée par Mme B A était fondée sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Or, en rejetant la demande de la requérante, étudiante en médecine encore à charge de ses deux parents, dès le 1er juillet 2022, à une date où aucune décision de l'autorité préfectorale n'était encore intervenue sur les demandes présentées par ses deux parents, lesquelles ne sont d'ailleurs pas mentionnées dans la décision litigieuse, le préfet de Seine-et-Marne doit être regardé comme ayant entaché son arrêté d'un défaut d'examen sérieux de la situation particulière de l'intéressée.
5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que l'arrêté du 1er juillet 2022 doit être annulé en toutes ses décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation des décisions implicites de refus de titre de séjour opposées à Mme C A et M. D A :
6. D'une part, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police / () ". Aux termes de l'article L. 211-5 de ce code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Aux termes de l'article L. 232-4 du même code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ". En l'absence de communication des motifs dans le délai d'un mois, la décision implicite se trouve entachée d'illégalité.
7. D'autre part, il résulte de la combinaison des dispositions de l'article R. 432-1 et de l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que le silence gardé pendant plus de quatre mois sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet.
8. Il ressort des pièces du dossier que Mme C A et M. D A ont sollicité leur admission exceptionnelle au séjour par des dossiers dont il a été accusé réception par les services du préfet de Seine-et-Marne le 22 juin 2022. Le silence gardé par l'administration sur ces demandes a fait naître, au terme d'un délai de quatre mois, une décision implicite de rejet en application des dispositions précitées des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par des courriers notifiés à la préfecture le 15 novembre 2022 par leur conseil, les requérants ont sollicité la communication des motifs de ces décisions implicites de rejet. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ait été répondu à ces demandes de communication des motifs dans le délai d'un mois imparti à l'administration par les textes précités. Dans ces conditions, Mme C A et M. D A sont fondés à soutenir que les décisions attaquées sont entachées d'un défaut de motivation.
9. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'autre moyen de ces requêtes, que les décisions implicites par lesquelles le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer des titres de séjour à Mme C A et M. D A doivent être annulées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
10. Eu égard aux motifs d'annulation retenus, et seuls susceptibles de l'être, le présent jugement n'implique pas nécessairement la délivrance d'un titre de séjour aux intéressés, mais implique seulement que le préfet de Seine-et-Marne réexamine leurs demandes dans un délai de trois mois à compter de la date de notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin, à ce stade, d'assortir ces injonctions d'une astreinte.
11. En outre, il y a lieu d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de délivrer aux requérants un récépissé de demande de titre séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement en application des dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans qu'il soit besoin, à ce stade, d'assortir cette injonction d'une astreinte. Il n'y a pas lieu, en revanche, de faire droit aux conclusions de Mme C A et de M. D A tendant à ce que les récépissés qui doivent leur être délivrés les autorisent à travailler, dès lors qu'ils ne démontrent pas que leur situation est au nombre de celles figurant aux articles R. 431-14 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur les frais liés au litige :
12. D'une part, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État, partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme de 1 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, au bénéfice de Me Hug, avocate de Mme B A, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la part contributive de l'État à l'aide juridictionnelle.
13. D'autre part, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État, partie perdante dans la présente instance, le versement de la somme globale de
1 200 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, au bénéfice de Me Goeau-Brissonnière, avocat de Mme C A et M. D A, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la part contributive de l'État à l'aide juridictionnelle.
D E C I D E :
Article 1er: L'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 1er juillet 2022 est annulé.
Article 2: Les décisions par lesquelles le préfet de Seine-et-Marne a implicitement rejeté les demandes de titres de séjour présentées par Mme C A et M. D A, sont annulées.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de Seine-et-Marne, ou à tout autre préfet territorialement compétent, d'une part, de réexaminer la situation de Mme B A, de Mme C A et de M. D A, dans un délai de 3 mois à compter de la notification du présent jugement et, d'autre part, de leur délivrer à chacun un récépissé de demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de ce même jugement.
Article 4 : L'État (préfet de Seine-et-Marne) versera à Me Hug, avocate de Mme B A, une somme de 1 000 (mille) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du
10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 5 : L'État (préfet de Seine-et-Marne) versera à Me Goeau-Brissonnière, avocat de Mme C A et de M. D A, une somme globale de 1 200 (mille-deux-cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 6 : Le surplus des conclusions des trois requêtes est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, à Mme C A, à M. D A et au préfet de Seine-et-Marne.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
M. Lalande, président,
M. Dumas, premier conseiller,
M. Pradalié, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2024.
Le rapporteur,
M. DUMAS Le président,
D. LALANDE
La greffière,
C. KIFFER
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2209281
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026