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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2209713

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2209713

jeudi 5 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2209713
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation3ème chambre
Avocat requérantMAILLET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 octobre 2022, M. D C, représenté par Me Maillet, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 1er septembre 2022 par lequel la préfète du Val-de-Marne a rejeté sa demande de titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de séjour temporaire, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du délai de 15 jours suivant la notification du jugement à intervenir, ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement et lui délivrer dans cette attente une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens.

M. C soutient que :

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

- il est entaché d'incompétence de son auteur car l'arrêté de délégation de signature visé dans l'arrêté querellé et consultable en ligne ne comporte aucune signature de la préfète ;

- il est entaché d'insuffisance de motivation en violation des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;

- il est entaché d'un vice de procédure tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour en violation des articles L. 432-13 et L. 432-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la préfète ne démontre pas avoir respecté la procédure prévue aux articles R. 425-11 et R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi qu'à l'article 4 de l'arrêté du 8 juillet 1999 relatif aux conditions d'établissement des avis médicaux concernant les étrangers malades ;

- il remplit tous les critères pour se voir délivrer un titre de séjour pour soins ;

- le refus de titre litigieux est entaché d'erreur manifeste d'appréciation compte tenu de sa pathologie et de l'offre de soins en Côte d'Ivoire ;

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- elle est entachée d'incompétence de son signataire ;

- elle viole l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle viole l'article 3 de la même convention.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Freydefont a été entendu au cours de l'audience publique.

Le rapporteur public a été, sur sa proposition, dispensé de prononcer des conclusions à l'audience par le président de la formation de jugement, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Il ressort des pièces du dossier que M. D C, ressortissant ivoirien né le 9 juillet 1986 à Touba, a, après s'être vu refusé l'asile par décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) en date des 29 mars et 4 décembre 2019, sollicité le 13 mars 2022 de la préfète du Val-de-Marne un titre de séjour en qualité d'étranger malade sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui lui a été refusé par arrêté préfectoral du 1er septembre 2022 portant également obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination. Par la présente requête, M. C demande l'annulation du refus de titre et de l'obligation de quitter le territoire français contenus dans cet arrêté de la préfète du Val-de-Marne.

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, eu égard au caractère réglementaire des arrêtés de délégation de signature, le juge peut, sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure, se fonder sur l'existence de ces arrêtés alors même que ceux-ci ne sont pas versés au dossier. Or, par arrêté n° 2021/656 du 1er mars 2021 publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, la préfète du Val-de-Marne a donné à Mme B délégation à l'effet de signer tous arrêtés et décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figurent pas les arrêtés portant refus de séjour et en cas d'absence ou d'empêchement, à Mme A, sous-préfète chargée de mission. La circonstance que la version consultable en ligne de l'arrêté de délégation de signature n° 2022/03058 du 22 août 2022, également visé dans l'arrêté contesté, ne comporte aucune signature est sans incidence sur la compétence de Mme A, signataire de l'arrêté contesté. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision de refus de titre attaquée doit être écarté comme infondé.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. " Il résulte des termes de l'arrêté attaqué qu'il comporte les considérations de droit et de fait du refus de titre opposé à M. C puisqu'il vise l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et précise que l'intéressé a vu sa demande d'asile être successivement rejetée par l'OFPRA et la CNDA en mars et décembre 2019, qu'à la suite de sa demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a émis un avis défavorable le 5 juillet 2022 au motif que le défaut de prise en charge ne devrait pas entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, que l'intéressé n'a apporté au soutien de sa demande aucun élément médical justifiant qu'il remplit les conditions de délivrance du titre sollicité sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'il est célibataire sans attache en France, ne justifie d'aucune intégration particulière et ne démontre pas être isolé dans son pays d'origine et que, dans ces conditions, la décision qui lui est opposée ne contrevient pas aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il s'ensuit que le refus de titre querellé est suffisamment motivé en droit comme en fait.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. " Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. / Les orientations générales mentionnées au troisième alinéa de l'article L. 425-9 sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé. " Aux termes de l'article R. 425-12 de ce code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. Le médecin de l'office peut solliciter, le cas échéant, le médecin qui suit habituellement le demandeur ou le médecin praticien hospitalier. Il en informe le demandeur. Il peut également convoquer le demandeur pour l'examiner et faire procéder aux examens estimés nécessaires. Le demandeur présente au service médical de l'office les documents justifiant de son identité. A défaut de réponse dans le délai de quinze jours, ou si le demandeur ne se présente pas à la convocation qui lui a été fixée, ou s'il n'a pas présenté les documents justifiant de son identité le médecin de l'office établit son rapport au vu des éléments dont il dispose et y indique que le demandeur n'a pas répondu à sa convocation ou n'a pas justifié de son identité. Il transmet son rapport médical au collège de médecins. / Sous couvert du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le service médical de l'office informe le préfet qu'il a transmis au collège de médecins le rapport médical. En cas de défaut de présentation de l'étranger lorsqu'il a été convoqué par le médecin de l'office ou de production des examens complémentaires demandés dans les conditions prévues au premier alinéa, il en informe également le préfet. Dans ce cas le récépissé de demande de première délivrance d'un titre de séjour prévu à l'article R. 431-12 n'est pas délivré. Lorsque l'étranger dépose une demande de renouvellement de titre de séjour, le récépissé est délivré dès la réception, par le service médical de l'office, du certificat médical mentionné au premier alinéa. / Le collège peut demander au médecin qui suit habituellement le demandeur, au médecin praticien hospitalier ou au médecin qui a rédigé le rapport de lui communiquer, dans un délai de quinze jours, tout complément d'information. Le demandeur en est simultanément informé. Le collège de médecins peut entendre et, le cas échéant, examiner le demandeur et faire procéder aux examens estimés nécessaires. Le demandeur présente au service médical de l'office les documents justifiant de son identité. Il peut être assisté d'un interprète et d'un médecin. Lorsque l'étranger est mineur, il est accompagné de son représentant légal. / Le demandeur dispose d'un délai d'un mois à compter de l'enregistrement de sa demande en préfecture pour transmettre à l'office et de l'intégration le certificat médical mentionné au premier alinéa. Lorsque la demande est fondée sur l'article L. 431-2, le certificat médical est transmis dans le délai mentionné à ce même article ".

5. D'une part, si M. C soutient que la préfète ne démontre pas avoir respecté la procédure prévue par les dispositions précitées, il n'assortit un tel moyen d'aucune précision sur l'irrégularité de la procédure suivie et ne met donc pas le juge administratif à même de statuer sur un tel moyen.

6. D'autre part, M. C invoque la violation de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en soutenant qu'il remplit tous les critères pour se voir délivrer un titre de séjour pour soins puisqu'il souffre de drépanocytose ou anémie falciforme, pathologie pour laquelle il est suivi à l'hôpital Henri Mondor par de nombreux spécialistes, qu'il n'est pas établi par la préfète que le défaut de soins n'aurait aucune incidence sur son état de santé ni que sa pathologie puisse être prise en charge en Côte d'Ivoire. Toutefois, il ne fournit lui-même aucun élément de nature à démontrer que le défaut de soins pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'il ne pourrait pas effectivement bénéficier dans son pays d'origine d'un traitement adapté sa pathologie. Par suite, le moyen tiré de la violation de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

7. Pour les mêmes raisons que celles qui viennent d'être développées, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation médicale sera écarté comme infondé.

8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance () ". Aux termes de l'article L. 432-15 du même code : " L'étranger est convoqué par écrit au moins quinze jours avant la date de la réunion de la commission qui doit avoir lieu dans les trois mois qui suivent sa saisine ; il peut être assisté d'un conseil ou de toute personne de son choix et être entendu avec l'assistance d'un interprète. / Il peut demander le bénéfice de l'aide juridictionnelle dans les conditions prévues par la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, cette faculté étant mentionnée dans la convocation. L'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par le président de la commission. / Les conditions dans lesquelles l'étranger est autorisé à séjourner en France jusqu'à ce que l'autorité administrative ait statué sont déterminées par décret en Conseil d'Etat ".

9. Si M. C soulève un vice de procédure tiré de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour en violation des dispositions précédentes, il résulte de ce qui a été développé au point 6 que le requérant ne remplissait pas les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, en application des dispositions de l'article L. 432-12 précité du même code, la préfète n'était pas tenue de saisir la commission du titre de séjour en convoquant le requérant devant celle-ci.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

10. En premier lieu, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la mesure d'éloignement contestée sera écarté pour les mêmes raisons que celles développées au point 2.

11. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales relatif au droit au respect de la vie privée et familiale : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". Si M. C invoque une violation de ces stipulations, il est constant que sa durée de présence en France jusqu'au rejet de sa demande d'asile par décisions successives de l'OFPRA et de la CNDA en mars et décembre 2019 n'était que la conséquence de l'examen de cette demande et ne lui conférait par-là aucun droit au séjour. De plus, il ressort des termes de l'arrêté contesté que l'intéressé a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 13 mai 2020 à laquelle il s'est soustrait. En outre, il n'est pas contesté qu'il est célibataire, sans charge de famille sur le territoire français et qu'il ne se prévaut d'aucune insertion, notamment professionnelle, jusqu'à la date de l'arrêté litigieux. A ce titre, s'il produit une promesse d'embauche en qualité de coiffeur à durée indéterminée, celle-ci date du 22 septembre 2022 et est ainsi postérieure à l'arrêté attaqué. Enfin, M. C ne démontre pas être isolé dans son pays d'origine où il a vécu la majeure partie de son existence. Il s'ensuit que la préfète n'a porté aucune atteinte disproportionnée au respect de la vie privée et familiale du requérant en l'obligeant à quitter le territoire français et n'a donc pas violé les stipulations de l'article 8 précité de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

12. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. " M. C soutient que l'obligation de quitter le territoire français viole ces stipulations puisqu'il ne pourra bénéficier dans son pays d'origine d'un traitement approprié à sa pathologie, ce qui aura donc pour conséquence de le placer dans le cadre d'une situation inhumaine et dégradante.

13. Or, d'une part, un tel moyen est inopérant à l'encontre d'une obligation de quitter le territoire français, décision qui ne fixe pas en elle-même le pays de destination. D'autre part, à supposer que ce moyen puisse être redirigé contre la décision fixant le pays de destination, laquelle n'est d'ailleurs pas attaquée par le requérant dans ses écritures, il résulte de ce qui a été développé au point 6 que M. C ne démontre pas par les pièces qu'il produit qu'il ne pourrait effectivement bénéficier d'un traitement approprié à sa pathologie dans son pays d'origine.

14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées. Par voie de conséquence, seront également rejetées les conclusions à fin d'injonction sous astreinte ainsi que celles tendant au bénéfice de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et, en tout état de cause, celles relatives à la mise à la charge de l'Etat des entiers dépens.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C et à la préfète du Val-de-Marne.

Copie en sera transmise au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer.

Délibéré après l'audience du 21 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Le Broussois, président,

M. Freydefont, premier conseiller,

M. Meyrignac, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 octobre 2023.

Le rapporteur,

Signé : C. Freydefont

Le président,

Signé : N. Le Broussois Le greffier,

Signé : G. Ngassaki

La République mande et ordonne au ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour exécution conforme,

Le greffier,

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