mardi 24 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2209962 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SARL CAZIN MARCEAU AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 octobre 2022, le syndicat des copropriétaires du 2 rue Maurice Couderchet à Fontenay-sous-Bois demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 16 août 2022 par lequel le maire de Fontenay-sous-Bois ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par Mme D en vue de supprimer des pavés de verre occultant un local situé 27, rue Mot.
Il soutient qu'aucune autorisation de construire ne pouvait être délivrée à Mme D dès lors que le syndicat des copropriétaires du lot n°2 avait refusé d'autoriser ces travaux.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mars 2023, la commune de Fontenay-sous-Bois, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors que le syndicat des copropriétaires du 2 rue Maurice Couderchet à Fontenay-sous-Bois ne dispose ni de la qualité, ni de l'intérêt pour agir ;
- le moyen de la requête n'est pas fondé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mai 2023, M. B D et Mme C D, représentés par Me Duhil de Benaze, concluent au rejet de la requête. Ils demandent en outre au tribunal de mettre à la charge du syndicat de copropriétaires requérant la somme de 3000 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la requête est irrecevable dès lors que le syndicat des copropriétaires du 2 rue Maurice Couderchet à Fontenay-sous-Bois, d'une part, ne dispose ni de la qualité, ni de l'intérêt pour agir, d'autre part, n'a pas régulièrement notifié sa requête à la commune de Fontenay-sous-Bois et au pétitionnaire, et enfin n'assortit sa requête d'aucun moyen sérieux ;
- le moyen de la requête n'est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Duhamel,
- les conclusions de M. Grand, rapporteur public,
- et les observations de Me Pensalfini, se substituant à Me Duhil De Benaze, représentant M. et Mme D.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 16 août 2022, le maire de Fontenay-sous-Bois ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée le 9 mai 2022 par Mme C D en vue de supprimer des pavés de verre occultant un local situé 27, rue Mot. Le syndicat des copropriétaires du 2 rue Maurice Couderchet à Fontenay-sous-Bois demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense tirée de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme :
2. Aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas () de recours contentieux à l'encontre () d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, () l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. () ".
3. L'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, repris à l'article R. 411-7 du code de justice administrative, fait obligation à l'auteur du recours contentieux qu'il vise de notifier une copie du texte intégral de son recours à l'auteur et au bénéficiaire de la décision attaquée.
4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que, dans le délai de 15 jours suivant l'enregistrement de sa demande devant le tribunal, le syndicat requérant s'est borné à notifier au maire de Fontenay-sous-Bois et à Mme D un courrier indiquant seulement qu'elle l'informait du dépôt devant la tribunal administratif d'un recours à l'encontre de l'autorisation de travaux en litige. Ce courrier, faute de reprendre intégralement l'exposé des faits et moyens ainsi que les conclusions de la demande déposée au greffe du tribunal, n'est pas susceptible, dès lors, de faire regarder la condition posée à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme comme remplie. La fin de non-recevoir opposée à la demande dirigée contre l'arrêté du 16 août 2022 en raison de l'absence de notification régulière de la demande à la commune de Fontenay-sous-Bois et aux pétitionnaires du projet en litige doit en conséquence être accueillie.
5. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres fins de non-recevoir opposées par la commune de Fontenay-sous-Bois et M. et Mme D, que les conclusions à fin d'annulation présentées par le syndicat des copropriétaires du 2 rue Maurice Couderchet à Fontenay-sous-Bois sont irrecevables et doivent, en conséquence, être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
6. Pour l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre à la charge du syndicat des copropriétaires du 2 rue Maurice Couderchet à Fontenay-sous-Bois la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. et Mme D et non compris dans les dépens.
D E C I D E:
Article 1er : La requête du syndicat des copropriétaires du 2 rue Maurice Couderchet à Fontenay-sous-Bois est rejetée.
Article 2 : Le syndicat des copropriétaires du 2 rue Maurice Couderchet à Fontenay-sous-Bois versera une somme de 1 500 euros à M. et Mme D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au syndicat des copropriétaires du 2 rue Maurice Couderchet à Fontenay-sous-Bois, à la commune de Fontenay-sous-Bois et à M. et Mme D.
Délibéré après l'audience du 10 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Gougot, présidente,
M. Duhamel, premier conseiller,
M. Combier, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 septembre 2024.
Le rapporteur,
B. DUHAMEL
La présidente,
I. GOUGOTLa greffière,
M. A
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026