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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2209978

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2209978

vendredi 1 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2209978
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème chambre
Avocat requérantPIERRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 14 octobre 2022 et le 15 septembre 2023, M. B C, représenté par Me Pierre, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 2 mai 2022 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer le titre de séjour qu'il sollicitait, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans le même délai ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

M. C soutient que :

Sur les moyens communs à l'arrêté attaqué :

- il est entaché d'incompétence ;

- il est entaché d'une erreur de fait, dès lors que la préfète du Val-de-Marne a retenu une lecture erronée de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration en considérant que le défaut de prise en charge médicale ne devrait pas entrainer de conséquences d'une exceptionnelle gravité ;

- il est entaché d'une erreur de fait, dès lors que la préfète du Val-de-Marne n'a pas tenu compte de la délivrance d'une carte de séjour temporaire, en raison de son état de santé, le 4 juin 2021 ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

Sur la décision de refus de titre de séjour :

- elle est entachée d'un vice de procédure, dès lors que le médecin rapporteur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration n'a pas intégré dans son rapport les résultats des examens complémentaires prescrits et réalisés ;

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

La requête a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Par une lettre du 1er septembre 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 4 octobre 2023 sans information préalable.

Une ordonnance de clôture immédiate de l'instruction a été prise le 17 octobre 2023.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 31 août 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Senichault de Izaguirre a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant ivoirien, est entré en France le 2 février 2017 et a sollicité le 30 septembre 2021 la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 2 mai 2022, la préfète du Val-de-Marne a refusé de lui délivrer ce titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné. Par la présente instance, il demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, par un arrêté du 22 décembre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du même jour, la préfète du Val-de-Marne a donné délégation de signature à Madame D E, sous-préfète de L'Haÿ-les-Roses, aux fins de signer les décisions portant refus de séjour, les décisions portant obligation de quitter le territoire français et les décisions portant fixation du pays de destination. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

3. En deuxième lieu, si l'arrêté attaqué retient à tort que le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a considéré que le défaut de prise en charge de M. C ne devrait pas entraîner pour sa santé des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier que cette erreur ait exercé une incidence quelconque sur le sens de la décision prise à son encontre. En effet, il ressort des énonciations de l'arrêté attaqué que, pour considérer que M. C ne remplissait pas les conditions de délivrance d'un titre de séjour pour motif de santé énoncées par les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète du Val-de-Marne ne s'est pas uniquement fondée sur l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, lequel ne la liait d'ailleurs nullement, mais qu'elle a pris en compte l'ensemble des éléments de son dossier et de sa situation, l'arrêté se référant d'ailleurs aux " circonstances particulières de l'espèce ". En outre, il ressort également des pièces du dossier que l'avis émis par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration sur la situation de M. C retient qu'il peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, cette circonstance étant suffisante pour fonder le refus de séjour prononcé à son encontre. Dès lors, le moyen tiré de l'erreur de fait dans l'appréciation de l'avis rendu par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration le 30 décembre 2021 doit être écarté.

4. En troisième lieu, M. C soutient que la préfète du Val-de-Marne a entaché ses décisions d'une erreur de fait dès lors qu'il justifiait d'une situation régulière le 21 septembre 2021, date de sa demande de renouvellement de sa carte de séjour temporaire délivrée le 4 juin 2021. Toutefois, si la préfète du Val-de-Marne a considéré à tort que le requérant s'était maintenu irrégulièrement sur le territoire depuis son arrivée, il ne ressort pas des pièces du dossier que cette erreur ait pu avoir une incidence sur le sens de la décision prise à son encontre au regard de la teneur de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration rendu le 30 décembre 2021. En outre, la circonstance que la carte de séjour temporaire délivrée le 4 juin 2021, à la suite de la poursuite des soins prescrite pour une durée de six mois dans l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 4 juin 2021, qui conditionne la durée de six mois du titre de séjour délivré, ne lie pas la préfète du Val-de-Marne dans ses décisions postérieures. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait dans l'appréciation de la situation administrative du requérant doit être écarté.

5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du même code : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège des médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'État. / () ".

6. Il résulte des dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage de refuser la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour à un ressortissant étranger qui en fait la demande au titre de ces dispositions, de vérifier, au vu de l'avis émis par le médecin mentionné à l'article R. 425-11 du même code, que cette décision ne peut avoir de conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de l'intéressé et, en particulier, d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la nature et la gravité des risques qu'entraînerait un défaut de prise en charge médicale dans le pays dont l'étranger est originaire. Lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'intéressé, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans son pays d'origine.

7. En l'espèce, M. C souffre d'une cardiopathie ischémique compliquée d'un diabète de type 2, diagnostiqués à la suite d'un syndrome coronarien aigu en janvier 2021, pour lesquels il fait l'objet d'un suivi médical et d'un traitement médicamenteux, et fait valoir qu'il ne peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, la Côte d'Ivoire. Toutefois, si le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a estimé, par un avis rendu le 30 décembre 2021, que l'état de santé de M. C nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il a également conclu, d'une part, qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé en Côte d'Ivoire, l'intéressé pourra y bénéficier d'un traitement approprié et, d'autre part, que son état de santé lui permet en tout état de cause de voyager sans risque vers son pays d'origine. Pour contester cette appréciation, M. C se prévaut de ce que les médicaments lui étant prescrits ne sont pas disponibles dans son pays d'origine. Toutefois, la circonstance tirée de ce que les médicaments en question ne soient pas inscrits sous leurs dénominations commerciales sur la liste des médicaments reconnus comme essentiels en Côte d'Ivoire n'établit pas en elle-même que ni ces médicaments, ni leurs principes actifs ne sont effectivement pas disponibles dans ce pays. Dans ces conditions, M. C n'apporte pas d'éléments suffisants pour infirmer les conclusions de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration quant à la possibilité de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

9. M. C soutient qu'il vit en France depuis le 2 février 2017 et qu'il a développé une vie personnelle et familiale puisqu'il est marié et a deux enfants sur le territoire français. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. C s'est marié avec Mme F C, ressortissante ivoirienne en situation régulière, le 17 décembre 2022, et que de cette union est né sur le sol français Drissa C le 18 juillet 2023, soit postérieurement à la décision attaquée du 2 mai 2022. Si le requérant ajoute que sa fille, A C, ressortissante ivoirienne née le 6 janvier 2009, l'a rejoint sur le territoire français, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme A C, qui a sollicité le bénéfice de l'asile le 23 septembre 2022, était présente sur le territoire français à la date de la décision attaquée. En outre, M. C ne justifie d'aucune insertion sociale ou professionnelle particulière. Dès lors, la préfète du Val-de-Marne n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts qu'elle a poursuivis. Par suite, et alors qu'il appartient au requérant, s'il s'y croit fondé, de se prévaloir de l'ensemble de ces éléments postérieurs à la date de la décision attaquée dans le cadre d'une nouvelle demande de titre de séjour sur le fondement de la vie privée et familiale, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

10. En sixième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, que la préfète du Val-de-Marne aurait commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences de cet arrêté sur la situation personnelle de l'intéressé.

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

11. Aux termes de l'article R. 425-11 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège des médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. Les orientations générales mentionnées au troisième alinéa de l'article L. 425-9 sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé ". Aux termes de l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. Le médecin de l'office peut solliciter, le cas échéant, le médecin qui suit habituellement le demandeur ou le médecin praticien hospitalier. Il en informe le demandeur. Il peut également convoquer le demandeur pour l'examiner et faire procéder aux examens estimés nécessaires. Le demandeur présente au service médical de l'office les documents justifiant de son identité. A défaut de réponse dans le délai de quinze jours, ou si le demandeur ne se présente pas à la convocation qui lui a été fixée, ou s'il n'a pas présenté les documents justifiant de son identité le médecin de l'office établit son rapport au vu des éléments dont il dispose et y indique que le demandeur n'a pas répondu à sa convocation ou n'a pas justifié de son identité. Il transmet son rapport médical au collège des médecins. () ".

12. M. C soutient que la procédure devant l'Office français de l'immigration et de l'intégration, en amont de l'édiction de l'avis du 30 décembre 2021, a été viciée en l'absence de communication des résultats des examens complémentaires prescrits dans le dossier médical au rapport du docteur G. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'avis rendu le 30 décembre 2021 par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration indique qu'au stade de l'élaboration du rapport médical établi par le docteur G, M. C a été convoqué pour un examen et s'est rendu à cette convocation, que des examens complémentaires ont été demandés et effectués et qu'il a justifié de son identité. En l'espèce, s'agissant d'un examen de sérologie du VIH et d'un examen de biochimie mesurant le taux d'Hba1c dans le sang, les examens complémentaires, réalisés sous traitement médicamenteux, ont révélé la non-séroposivité du requérant et un niveau d'hémoglobine A1c à 6,0%, soit un taux en-deçà du seuil de diagnostic du diabète. Dès lors, l'absence de mention dans le rapport du docteur G des résultats des examens complémentaires, qui ne révèlent pas une aggravation de l'état de santé du requérant, n'a pas vicié la procédure d'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration en raison de l'incomplétude du dossier médical doit être écarté.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

13. Aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention susvisée relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

14. Le requérant soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire français prise par la préfète du Val-de-Marne le 2 mai 2022 porte atteinte à l'intérêt de ses enfants. Toutefois, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3, paragraphe 1 de la convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant doit donc être écarté.

15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 2 mai 2022 de la préfète du Val-de-Marne doivent être rejetées. Par voie de conséquence, doivent également être rejetées les conclusions à fin d'injonction, ainsi que celles présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, à Me Pierre et à la préfète du Val-de-Marne.

Délibéré après l'audience du 9 février 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Mullié, présidente,

Mme Blanc, conseillère,

Mme Senichault de Izaguirre, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er mars 2024.

La rapporteure,

J. SENICHAULT DE IZAGUIRRELa présidente,

N. MULLIE

La greffière,

V. GUILLEMARD

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

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