mardi 19 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2210404 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Avocat requérant | SELARL CABANES ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une demande enregistrée le 9 avril 2022, et des mémoires enregistrés le
12 novembre 2022 et le 4 octobre 2024, Mme A B demande au tribunal d'enjoindre à la commune de Villeneuve-le-Roi de procéder à l'exécution du jugement n° 2008448 du 2 février 2022.
Mme B soutient que la commune de Villeneuve-le-Roi a maintenu son refus et ne lui a pas communiqué l'ordonnance d'expropriation du sentier des cerisiers ou l'accord de ses parents avec le transfert de propriété de ce sentier.
Par une ordonnance du 26 octobre 2022, le vice-président du tribunal délégataire du président a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 2008448 du 2 février 2022 par lequel le tribunal a :
- d'une part, annulé la décision implicite du 14 janvier 2020 par laquelle le maire de la commune de Villeneuve-le-Roi a maintenu son refus de communiquer à Mme B les documents actant le transfert à la commune de propriété du sentier des cerisiers, à savoir soit l'ordonnance d'expropriation, soit l'accord de ses parents sur le transfert ;
- d'autre part, enjoint à la commune de Villeneuve-le-Roi de procéder à la communication s'ils existent, des documents énumérés à l'article 1er à Mme B dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 août 2024, la commune de Villeneuve-le-Roi, représentée par la SELARL Cabanes avocats, agissant par Me Cabanes, conclut au rejet de la requête, en faisant valoir que les documents demandés n'existent pas et que le sentier des cerisiers n'a pas été acquis par la commune selon la procédure d'expropriation mais par la prescription acquisitive.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'expropriation pour cause d'utilité publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme, et notamment son article L. 318-3, dont les dispositions ont pour origine l'article 4 de la loi n° 65-503 du 29 juin 1965 relative à certains déclassements, classements et transferts de propriété de dépendances domaniales et de voies privées ;
- le code de la voirie routière, et notamment ses articles L. 112-1 à L. 112-7 relatifs à l'alignement ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".
2. Par une ordonnance du 26 octobre 2022, le vice-président du tribunal délégataire du président a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 2008448 du 2 février 2022 par lequel le tribunal a, d'une part, annulé la décision implicite du 14 janvier 2020 par laquelle le maire de la commune de Villeneuve-le-Roi a maintenu son refus de communiquer à Mme B les documents actant le transfert à la commune de propriété du sentier des cerisiers, à savoir soit l'ordonnance d'expropriation, soit l'accord de ses parents sur le transfert, d'autre part, enjoint à la commune de Villeneuve-le-Roi de procéder à la communication s'ils existent, des documents énumérés à l'article 1er à Mme B dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement.
3. Il résulte de l'instruction que le sentier des cerisiers situé dans la commune de Villeneuve-le-Roi n'a fait l'objet d'aucune ordonnance d'expropriation, d'aucun plan d'alignement, ni d'aucune autre procédure de transfert de propriété constaté par un document administratif produit ou reçu par cette commune. Par suite, la demande d'exécution du jugement du tribunal ordonnant la communication, " s'ils existent ", des documents constatant un tel transfert de propriété, apparaît, au vu de l'instruction, comme étant sans objet depuis l'origine et, de ce fait, manifestement irrecevable.
4. Il résulte de ce qui précède que la demande d'exécution doit être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner le moyen de la commune faisant valoir la prescription trentenaire pour justifier le transfert de propriété nécessaire au classement dans le domaine public dont aurait fait l'objet, au moins depuis 1945, la partie du sentier mentionnée dans l'acte d'acquisition de la parcelle 136 par les parents de Mme B, enregistré par le service des hypothèques de Corbeil le 14 septembre 1931.
O R D O N N E :
Article 1er : La demande d'exécution juridictionnelle de Mme A B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à la commune de Villeneuve-le-Roi.
Fait à Melun, le 19 novembre 2024.
Le président de la 8ème chambre,
X. Pottier
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026