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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2210447

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2210447

vendredi 31 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2210447
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantFORTABAT LABATUT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 26 octobre 2022 et 1er mars 2023, Mme D et M. E C, représentés par Me Fortabat Labatut, demandent au tribunal d'annuler les décisions des 15 septembre 2021, 8 juillet 2022, 22 août 2022 et 29 août 2022 par lesquelles leur demande d'autorisation d'instruire en famille leur fils A a été refusée.

Ils soutiennent que :

- la décision attaquée est insuffisamment motivée dès lors que le recteur n'a jamais motivé son refus d'effectuer les contrôles au domicile familial ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que l'enfant se trouvait dans une situation conforme à la loi, que l'administration a diligenté un contrôle dans une école et non au domicile des parents contre la volonté des parents alors que l'épidémie de Covid-19 était en cours et qu'aucun contrôle ayant donné des résultats insatisfaisants n'a jamais eu lieu ;

- elle méconnaît le droit des parents d'éduquer leur enfant et l'intérêt supérieur de l'enfant en violation des stipulations de l'article 2 du protocole additionnel n° 1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 26 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de l'Organisation de Nations Unies, des articles 7, 10 et 14.3 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, de l'article 13 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, de l'article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et des articles 16 et 29 de la convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que de l'article 9 du code civil.

Par un mémoire en défense enregistré le 20 décembre 2022, le recteur de l'académie de Créteil conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.

Par une lettre du 5 décembre 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 5 janvier 2023 sans information préalable.

Une ordonnance portant clôture de l'instruction immédiate a été prise le 9 janvier 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Déclaration universelle des droits de l'homme de l'Organisation de Nations Unies ;

- le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention du 20 novembre 1989 relative aux droits de l'enfant ;

- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le code de l'éducation ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- et les conclusions de M. Grand, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. et Mme C sont les parents du jeune A né en 2008. Ils ont présenté, le 26 avril 2022, une demande d'autorisation d'instruction de plein droit dans la famille au titre des années scolaires 2022-2023 et 2023-2024. Par une décision du 8 juillet 2022, la directrice académique des services de l'éducation nationale de la Seine-et-Marne a rejeté leur demande. Les requérants ont formé un recours administratif préalable contre cette décision auprès de la commission académique le 25 juillet 2022. Leur recours administratif préalable obligatoire a été rejeté par une décision de la commission académique en date du 29 août 2022. Par la présente requête, les requérants demandent au tribunal d'annuler les décisions des 15 septembre 2021, 8 juillet 2022, 22 août 2022 et 29 août 2022 par lesquelles leur demande d'autorisation d'instruire en famille leur fils A a été refusée.

Sur l'étendue du litige :

2. Aux termes de l'article R. 131-11 du code de l'éducation : " Les personnes responsables d'un enfant qui sollicitent la délivrance de l'autorisation d'instruction dans la famille dans les conditions prévues par l'article L. 131-5 adressent leur demande au directeur académique des services de l'éducation nationale du département de résidence de l'enfant entre le 1er mars et le 31 mai inclus précédant l'année scolaire au titre de laquelle cette demande est formulée ". Aux termes de l'article D. 131-11-10 du même code : " Toute décision de refus d'autorisation d'instruction dans la famille peut être contestée dans un délai de quinze jours à compter de sa notification écrite par les personnes responsables de l'enfant auprès d'une commission présidée par le recteur d'académie ". Aux termes de l'article D. 131-11-12 du même code : " La commission siège valablement lorsque la majorité de ses membres sont présents. La commission rend sa décision à la majorité des membres présents. En cas de partage égal des voix, celle du président est prépondérante. / La commission se réunit dans un délai d'un mois maximum à compter de la réception du recours administratif préalable obligatoire. / La décision de la commission est notifiée dans un délai de cinq jours ouvrés à compter de la réunion de la commission ". Enfin, aux termes de l'article D. 131-11-13 du même code : " La juridiction administrative ne peut être saisie qu'après mise en œuvre des dispositions de l'article D. 131-11-10 ".

3. L'institution d'un recours administratif, préalable obligatoire à la saisine du juge, vise à laisser à l'autorité compétente pour en connaître le soin d'arrêter définitivement la position de l'administration. Pour autant, dès lors que le recours administratif obligatoire a été adressé à l'administration préalablement au dépôt de la demande contentieuse, la circonstance que cette dernière demande ait été présentée de façon prématurée, avant que l'autorité administrative ait statué sur le recours administratif, ne permet pas au juge administratif de la rejeter comme irrecevable si, à la date à laquelle il statue, est intervenue une décision, expresse ou implicite, se prononçant sur le recours administratif. Il appartient alors au juge administratif, statuant après que l'autorité compétente a définitivement arrêté sa position, de regarder les conclusions dirigées formellement contre la décision initiale comme tendant à l'annulation de la décision, née de l'exercice du recours administratif préalable, qui s'y est substituée.

4. Il ressort des pièces du dossier que la décision du 29 août 2022 prise sur recours administratif préalable obligatoire s'est substituée aux décisions des 15 septembre 2021, 8 juillet 2022 et 22 août 2022 portant refus d'instruction dans la famille du jeune A C pour les années 2022-2023 et 2023-2024. Dès lors, il y a lieu de regarder les conclusions en annulation de la requête comme étant dirigées contre la décision du 29 août 2022.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques () ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 7° Refusent une autorisation () ". En application de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

6. En l'espèce, la décision du 29 août 2022 mentionne les textes applicables, notamment les articles L. 131-5, L. 131-11-1 et D. 131-11-10 à D. 131-11-13 du code de l'éducation ainsi que le IV de l'article 49 de la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République. La décision attaquée relève que l'enfant n'a pas été régulièrement instruit dans la famille au cours de l'année 2021-2022. Elle met également en avant les absences aux convocations de contrôle de l'instruction dans la famille lors des mois de décembre 2020 et mars 2021. Par suite, alors qu'aucune disposition n'impose de motiver, dans la décision attaquée, le refus d'effectuer le contrôle de l'instruction à domicile, le moyen tiré de l'insuffisante motivation doit être écarté.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 131-1 du code de l'éducation : " L'instruction est obligatoire pour chaque enfant dès l'âge de trois ans et jusqu'à l'âge de seize ans ". Aux termes de l'article L. 131-5 du même code de l'éducation : " Les personnes responsables d'un enfant soumis à l'obligation scolaire définie à l'article L. 131-1 doivent le faire inscrire dans un établissement d'enseignement public ou privé ou bien, à condition d'y avoir été autorisées par l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation, lui donner l'instruction en famille. (.) / L'autorisation mentionnée au premier alinéa est accordée pour les motifs suivants, sans que puissent être invoquées d'autres raisons que l'intérêt supérieur de l'enfant : / 1° L'état de santé de l'enfant ou son handicap ; / 2° La pratique d'activités sportives ou artistiques intensives ; / 3° L'itinérance de la famille en France ou l'éloignement géographique de tout établissement scolaire public ; / 4° L'existence d'une situation propre à l'enfant motivant le projet éducatif, sous réserve que les personnes qui en sont responsables justifient de la capacité de la ou des personnes chargées d'instruire l'enfant à assurer l'instruction en famille dans le respect de l'intérêt supérieur de l'enfant. Dans ce cas, la demande d'autorisation comporte une présentation écrite du projet éducatif, l'engagement d'assurer cette instruction majoritairement en langue française ainsi que les pièces justifiant de la capacité à assurer l'instruction en famille. () / La décision de refus d'autorisation fait l'objet d'un recours administratif préalable auprès d'une commission présidée par le recteur d'académie, dans des conditions fixées par décret ". Aux termes de l'article L. 131-10 du code de l'éducation : " () / L'autorité de l'État compétente en matière d'éducation doit au moins une fois par an, à partir du troisième mois suivant la délivrance de l'autorisation prévue au premier alinéa de l'article L. 131-5, faire vérifier, d'une part, que l'instruction dispensée au même domicile l'est pour les enfants d'une seule famille et, d'autre part, que l'enseignement assuré est conforme au droit de l'enfant à l'instruction tel que défini à l'article L. 131-1-1. A cet effet, ce contrôle permet de s'assurer de l'acquisition progressive par l'enfant de chacun des domaines du socle commun de connaissances, de compétences et de culture défini à l'article L. 122-1-1 au regard des objectifs de connaissances et de compétences attendues à la fin de chaque cycle d'enseignement de la scolarité obligatoire. Il est adapté à l'âge de l'enfant et, lorsqu'il présente un handicap ou un trouble de santé invalidant, à ses besoins particuliers. / Le contrôle est prescrit par l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation selon des modalités qu'elle détermine. Il est organisé en principe au domicile où l'enfant est instruit. Les personnes responsables de l'enfant sont informées, à la suite de l'autorisation qui leur est accordée en application du premier alinéa de l'article L. 131-5, de l'objet et des modalités des contrôles qui seront conduits en application du présent article. / Les résultats du contrôle sont notifiés aux personnes responsables de l'enfant. Lorsque ces résultats sont jugés insuffisants, les personnes responsables de l'enfant sont informées du délai au terme duquel un second contrôle est prévu et des insuffisances de l'enseignement dispensé auxquelles il convient de remédier () / Si les résultats du second contrôle sont jugés insuffisants, l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation met en demeure les personnes responsables de l'enfant de l'inscrire, dans les quinze jours suivant la notification de cette mise en demeure, dans un établissement d'enseignement scolaire public ou privé et de faire aussitôt connaître au maire, qui en informe l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation, l'école ou l'établissement qu'elles auront choisi. Les personnes responsables ainsi mises en demeure sont tenues de scolariser l'enfant dans un établissement d'enseignement scolaire public ou privé au moins jusqu'à la fin de l'année scolaire suivant celle au cours de laquelle la mise en demeure leur a été notifiée () ". Aux termes de l'article R. 131-11 du code de l'éducation : " Les personnes responsables d'un enfant qui sollicitent la délivrance de l'autorisation d'instruction dans la famille dans les conditions prévues par l'article L. 131-5 adressent leur demande au directeur académique des services de l'éducation nationale du département de résidence de l'enfant entre le 1er mars et le 31 mai inclus précédant l'année scolaire au titre de laquelle cette demande est formulée. / La délivrance d'une autorisation peut toutefois être sollicitée en dehors de cette période pour des motifs apparus postérieurement à cette dernière et tenant à l'état de santé de l'enfant, à son handicap ou à son éloignement géographique de tout établissement scolaire public ". Enfin, aux termes de l'article 49 de la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République : " () IV. - Le présent article entre en vigueur à la rentrée scolaire 2022. / Par dérogation, l'autorisation prévue à l'article L. 131-5 du code de l'éducation est accordée de plein droit, pour les années scolaires 2022-2023 et 2023-2024, aux enfants régulièrement instruits dans la famille au cours de l'année scolaire 2021-2022 et pour lesquels les résultats du contrôle organisé en application du troisième alinéa de l'article L. 131-10 du même code ont été jugés suffisants ". Il résulte des dispositions précitées que le principe de l'instruction obligatoire est complété par le principe de scolarisation obligatoire des enfants de trois à seize ans. Toutefois, l'instruction en famille peut être autorisée par l'autorité de l'État compétente en matière d'éducation pour des motifs limitativement énumérés. Enfin, à titre dérogatoire et transitoire, l'autorisation d'assurer l'instruction en famille est accordée de plein droit, notamment au titre des années scolaires 2022-2023 et 2023-2024, à la double condition que l'enfant ait déjà été régulièrement instruit en famille l'année précédente et que les résultats du contrôle exercé sur les conditions de cette instruction en famille puissent être jugés suffisants.

8. Si les requérants soutiennent que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que l'enfant se trouvait dans une situation conforme à la loi, que l'administration a diligenté un contrôle dans un établissement scolaire et non au domicile des parents contre la volonté des parents alors que l'épidémie de Covid-19 était en cours et qu'aucun contrôle ayant donné des résultats insatisfaisants n'a jamais eu lieu, les requérants ne produisent aucun élément de nature à établir que leur enfant était régulièrement instruit en famille l'année précédente et que les résultats des contrôles exercés sur les conditions de cette instruction en famille ont été jugés suffisants. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que les contrôles pédagogiques pour l'année scolaire 2020-2021 n'ont pas été réalisés et que la mise en demeure de scolariser le jeune élève n'a pas été respectée, ni pour le troisième trimestre 2021, ni pour l'année scolaire 2021-2022. Si les requérants font valoir qu'ils ont manifesté leur volonté de réaliser le contrôle pédagogique à domicile et non dans un lycée, contrairement à la convocation qui leur a été adressée, les dispositions précitées n'excluent pas que ce contrôle puisse se dérouler dans des locaux de l'administration. Enfin, à la date du contrôle pédagogique de l'élève, l'accueil des élèves était assuré au sein des établissements scolaires. Dans ces conditions, le moyen tiré d'une erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

9. En dernier lieu, aux termes de l'article 2 du premier protocole additionnel à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut se voir refuser le droit à l'instruction ". Aux termes de l'article 24 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " () Dans tous les actes relatifs aux enfants, qu'ils soient accomplis par des autorités publiques ou des institutions privées, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ". Enfin, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ". Il résulte de ces dispositions que l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

10. Si les requérants soutiennent que la décision attaquée méconnaît le droit des parents d'éduquer leur enfant et l'intérêt supérieur de l'enfant en violation des stipulations de l'article 2 du protocole additionnel n° 1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 26 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de l'Organisation de Nations Unies, des articles 7, 10 et 14.3 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, de l'article 13 du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, de l'article 18 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et des articles 16 et 29 de la convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que de l'article 9 du code civil, il ressort toutefois des dispositions précitées au point 7 que le législateur a soumis les enfants à une obligation scolaire à laquelle il ne peut être dérogé que pour des motifs limitativement énumérés. En outre, le principe de la scolarisation dans un établissement d'enseignement public ou privé pour les enfants âgés de trois à seize ans a été jugé conforme par le Conseil constitutionnel dans sa décision n° 2021-823 DC du 13 août 2021 qui a considéré que l'instruction en famille ne constitue pas une composante du principe fondamental reconnu par les lois de la République de la liberté d'enseignement mais une simple modalité de mise en œuvre de l'instruction obligatoire prévue par les dispositions de l'article L. 131-1 du code de l'éducation. Par ailleurs, la Cour européenne des droits de l'homme, dans sa décision du 11 septembre 2006, Konrad c. Allemagne, n° 35504/03, n'a pas exclu la possibilité pour les États parties à la convention de prévoir une obligation de scolarisation et le Conseil d'État a reconnu que l'obligation d'instruction dans un établissement d'enseignement ne peut être regardée comme portant atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de la liberté d'instruction et de la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant doit être écarté.

11. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des requérants doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D et M. E C et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.

Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Créteil.

Délibéré après l'audience du 10 mars 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Mullié, présidente,

Mme Jeannot, première conseillère,

Mme Blanc, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2023.

La rapporteure,

F. BLa présidente,

N. MULLIE

La greffière,

V. GUILLEMARD

La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

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