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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2210492

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2210492

vendredi 27 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2210492
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation4ème chambre
Avocat requérantCABINET BENOIT FAVRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 27 octobre 2022 et le 10 juillet 2023, la société par actions simplifiées RSTONE, représentée par Me Favre, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 27 juin 2022 par lequel le maire de la Croix-en-Brie a refusé de lui délivrer le permis d'aménager sollicité pour la création de trois lots à bâtir sans accès commun ni équipement sur un terrain situé 16 rue du Brandon à la Croix-en-Brie ;

2°) d'enjoindre à la commune de la Croix-en-Brie de lui délivrer le permis d'aménager sollicité dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de la commune de la Croix-en-Brie une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence dès lors que le maire de la commune était compétent au nom de l'Etat ;

- le maire de la Croix-en-Brie n'avait pas à solliciter l'avis conforme du préfet dès lors que la demande de permis d'aménager est intervenu dans le délai de 18 mois suivant le certificat d'urbanisme opérationnel obtenu le 25 janvier 2021 ;

- le maire de la Croix-en-Brie ne se trouve pas en situation de compétence liée dès lors qu'il a nécessairement apprécié si le projet a pour effet d'étendre les parties urbanisées de la commune ;

- l'arrêté attaqué et l'avis du préfet de Seine-et-Marne méconnaissent l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme dès lors que les parcelles sont concernées par un certificat d'urbanisme positif délivré le 25 janvier 2021, que le terrain d'assiette du projet et notamment le lot n°1 n'est pas situé hors des parties urbanisées de la commune et constitue le prolongement du bourg de ce village, que ces dispositions n'ont pas pour effet d'interdire l'extension des parties actuellement urbanisées mais seulement d'interdire les constructions en dehors des parties actuellement urbanisées et, au surplus, le terrain est classé en zone Ub depuis le plan local d'urbanisme approuvé par une délibération du conseil municipal de mai 2022.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 février 2023, la commune de la Croix-en-Brie, représentée par Me Van Elslande, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de la société requérante au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le maire se trouvait en situation de compétence liée par rapport à l'avis conforme du préfet de Seine-et-Marne du 19 mai 2022 ;

- le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme doit être écarté dès lors que le terrain d'assiette du projet se situe en dehors des parcelles urbanisées de la commune, que le projet a pour effet d'étendre l'urbanisation de la commune eu égard à ses caractéristiques et que la circonstance que le terrain soit classé en zone Ub depuis le plan local d'urbanisme approuvé par une délibération du conseil municipal de mai 2022 est sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué.

Par un mémoire en défense enregistré le 25 août 2023, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- le moyen tiré de l'incompétence entachant l'arrêté attaqué doit être écarté dès lors que le maire était compétent au nom de la commune et avait l'obligation de recueillir l'avis conforme du préfet ;

- le projet constitue une extension de l'urbanisation qui méconnaît les objectifs de lutte contre l'artificialisation des sols ;

- un certificat d'urbanisme erroné de l'administration ne confère aucun droit acquis et dès lors que le projet litigieux a pour effet d'étendre cette partie urbanisée de la commune, le maire qui se trouvait en situation de compétence liée était tenu de refuser le permis d'aménager.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Blanc, conseillère,

- les conclusions de Mme Morisset, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 25 janvier 2021, le maire de la Croix-en-Brie a délivré à M. A un certificat d'urbanisme d'information et opérationnel sur le fondement du a) et du b) de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme concernant les parcelles cadastrées section F n° 336, 347, 443 et 713 situées 16 rue du Brandon en indiquant que le terrain est situé dans une commune régie par le règlement national d'urbanisme, que le terrain est situé dans la partie urbanisée (à confirmer auprès de la direction départementale des territoires) et que l'avis conforme du préfet est sollicité en vertu de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme par l'autorité compétente pour tout projet relevant du permis ou de la déclaration préalable. Le 29 mars 2022, la SAS RSTONE a sollicité un permis d'aménager à fin de division en cinq lots des parcelles en cause et de création de trois lots à bâtir. Par un avis du 19 mai 2022, le préfet de Seine-et-Marne a rendu un avis défavorable sur la demande qui lui a été transmise. Par un arrêté du 27 juin 2022, le maire de la Croix-en-Brie a refusé de délivrer le permis d'aménager sollicité le 29 mars 2022 par la SAS RSTONE en vue de la création de 3 lots à bâtir sans accès commun, ni équipement commun sur les parcelles cadastrées section F n° 336, 347, 443 et 713 situées 16 rue du Brandon à la Croix-en-Brie. Par un courrier du 3 août 2022, la société requérante a formé un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté qui a été rejeté par une décision du 13 octobre 2022 du maire de la Croix-en-Brie.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. A titre liminaire, aux termes de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme : " Le certificat d'urbanisme, en fonction de la demande présentée : / a) Indique les dispositions d'urbanisme, les limitations administratives au droit de propriété et la liste des taxes et participations d'urbanisme applicables à un terrain ; / b) Indique en outre, lorsque la demande a précisé la nature de l'opération envisagée ainsi que la localisation approximative et la destination des bâtiments projetés, si le terrain peut être utilisé pour la réalisation de cette opération ainsi que l'état des équipements publics existants ou prévus. / Lorsqu'une demande d'autorisation ou une déclaration préalable est déposée dans le délai de dix-huit mois à compter de la délivrance d'un certificat d'urbanisme, les dispositions d'urbanisme, le régime des taxes et participations d'urbanisme ainsi que les limitations administratives au droit de propriété tels qu'ils existaient à la date du certificat ne peuvent être remis en cause à l'exception des dispositions qui ont pour objet la préservation de la sécurité ou de la salubrité publique. / Lorsque le projet est soumis à avis ou accord d'un service de l'Etat, les certificats d'urbanisme le mentionnent expressément. Il en est de même lorsqu'un sursis à statuer serait opposable à une déclaration préalable ou à une demande de permis. Le certificat d'urbanisme précise alors expressément laquelle ou lesquelles des circonstances prévues aux deuxième à sixième alinéas de l'article L. 424-1 permettraient d'opposer le sursis à statuer. / Le certificat d'urbanisme est délivré dans les formes, conditions et délais déterminés par décret en Conseil d'Etat par l'autorité compétente mentionnée au a et au b de l'article L. 422-1 du présent code. ".

3. Les dispositions de l'article L. 410-1 du code de l'urbanisme ont pour effet de garantir à la personne à laquelle a été délivré un certificat d'urbanisme, quel que soit son contenu, un droit à voir sa demande d'autorisation d'urbanisme déposée durant les dix-huit mois qui suivent, examinée au regard des dispositions d'urbanisme applicables à la date de ce certificat, à la seule exception de celles qui ont pour objet la préservation de la sécurité ou de la salubrité publique.

4. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 25 janvier 2021, le maire de la Croix-en-Brie a certifié que le terrain cadastré section F n° 336, 347, 443, 713 peut être utilisé pour la réalisation de l'opération envisagée et que l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme est applicable. Il ressort de la demande de permis d'aménager déposée par la société pétitionnaire, durant les dix-huit mois qui suivent, qu'elle a indiqué être titulaire d'un certificat d'urbanisme opérationnel délivré le 25 janvier 2021. Elle dispose ainsi d'un droit à voir sa demande d'autorisation d'urbanisme, déposée durant les dix-huit mois qui suivent, examinée au regard des dispositions d'urbanisme applicables à la date de ce certificat, ainsi qu'il a été dit au point précédent. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que la société pétitionnaire ait manifesté sa volonté de renoncer aux droits qu'elle tirait de ce certificat d'urbanisme, alors qu'il ressort de la notice de présentation de cette demande de permis d'aménager que la société pétitionnaire a indiqué que " la commune est soumise au règlement national d'urbanisme ". Enfin, et au surplus, il n'est pas soutenu par la société pétitionnaire que le plan local d'urbanisme approuvé par la délibération du 3 mai 2022 serait applicable à cette demande et il n'est pas davantage établi ni allégué que ce plan local d'urbanisme serait exécutoire à la date à laquelle le préfet de Seine-et-Marne a rendu son avis et celle à laquelle l'arrêté attaqué a été pris. Dans ces conditions, il y a lieu d'examiner la légalité de l'avis conforme du préfet de Seine-et-Marne et de l'arrêté attaqué au regard notamment du règlement national d'urbanisme.

5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : / a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu, ainsi que dans les communes qui se sont dotées d'une carte communale après la date de publication de la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové. () Lorsque le transfert de compétence à la commune est intervenu, il est définitif ; / b) Le préfet ou le maire au nom de l'Etat dans les autres communes. / Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir ainsi que les déclarations préalables sur lesquelles il n'a pas été statué à la date du transfert de compétence restent soumises aux règles d'instruction et de compétence applicables à la date de leur dépôt ". Aux termes de l'article L. 174-1 du code de l'urbanisme : " Les plans d'occupation des sols qui n'ont pas été mis en forme de plan local d'urbanisme, en application du titre V du présent livre, au plus tard le 31 décembre 2015 sont caducs à compter de cette date, sous réserve des dispositions des articles L. 174-2 à L. 174-5. / La caducité du plan d'occupation des sols ne remet pas en vigueur le document d'urbanisme antérieur. / A compter du 1er janvier 2016, le règlement national d'urbanisme mentionné aux articles L. 111-1 et L. 422-6 s'applique sur le territoire communal dont le plan d'occupation des sols est caduc ".

6. Il ressort des pièces du dossier et notamment de l'arrêté du 25 janvier 2021 que si la commune n'était plus couverte par aucun document d'urbanisme, elle a été couverte par un plan d'occupation des sols, qui est devenu caduc. Ainsi, le maire de la commune de la Croix-en-Brie était bien compétent au nom de la commune pour prendre l'arrêté attaqué en application de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de ce que le maire était compétent au nom de l'Etat doit être écarté.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme : " Lorsque le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale est compétent, il recueille l'avis conforme du préfet si le projet est situé : / a) Sur une partie du territoire communal non couverte par une carte communale, un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu ; / b) Dans un périmètre où des mesures de sauvegarde prévues par le deuxième alinéa de l'article L. 424-1 peuvent être appliquées, lorsque ce périmètre a été institué à l'initiative d'une personne autre que la commune ".

8. La société requérante soutient que l'avis conforme du préfet n'avait pas à être sollicité. S'il résulte de ce qui a été dit au point 6 du présent jugement, que le maire de la commune de la Croix-en-Brie était compétent au nom de la commune pour édicter l'arrêté attaqué, il résulte des dispositions de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme que l'avis conforme du préfet doit être recueilli si le projet est situé sur une partie du territoire communal non couverte par une carte communale, un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu. Ainsi, la société pétitionnaire étant titulaire d'un certificat d'urbanisme, délivré par un arrêté du 25 janvier 2021 du maire de la Croix-en-Brie, la seule circonstance que le débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durable des 27 février 2017 et 17 février 2020 a eu lieu, que le projet de plan local d'urbanisme a été arrêté le 2 février 2021 par le conseil municipal et que le plan local d'urbanisme a été approuvé par une délibération du 3 mai 2022 n'a pas pour effet de faire obstacle à l'application des dispositions de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme, alors qu'il ressort des mentions non contestées de ce certificat que le règlement national d'urbanisme est applicable à la demande de la société pétitionnaire en l'absence de document d'urbanisme applicable et qu'il n'est pas établi ni allégué que le plan local d'urbanisme approuvé par la délibération du 3 mai 2022 serait exécutoire à la date de l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme et de ce que l'avis conforme du préfet de Seine-et-Marne n'avait pas à être sollicité doit être écarté.

9. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme : " En l'absence de plan local d'urbanisme, de tout document d'urbanisme en tenant lieu ou de carte communale, les constructions ne peuvent être autorisées que dans les parties urbanisées de la commune ". Cet article interdit en principe, en l'absence de plan local d'urbanisme ou de carte communale opposable aux tiers ou de tout document d'urbanisme en tenant lieu, les constructions implantées " en dehors des parties actuellement urbanisées de la commune ", c'est-à-dire des parties du territoire communal qui comportent déjà un nombre et une densité significatifs de constructions. Il en résulte qu'en dehors des cas où elles relèvent des exceptions expressément et limitativement prévues, les constructions ne peuvent être autorisées dès lors que leur réalisation a pour effet d'étendre la partie actuellement urbanisée de la commune. Pour apprécier si un projet a pour effet d'étendre la partie actuellement urbanisée de la commune, il est tenu compte de sa proximité avec les constructions existantes situées dans les parties urbanisées de la commune ainsi que du nombre et de la densité des constructions projetées.

10. D'autre part, la règle fixée par les articles L.410-1 et L.421-1 du code de l'urbanisme confère à la personne à laquelle un certificat d'urbanisme a été délivré un droit à voir sa demande de permis de construire déposée durant l'année qui suit, examinée au regard des dispositions d'urbanisme mentionnées dans ledit certificat. Elle ne saurait toutefois avoir pour effet de justifier la délivrance par l'autorité administrative d'un permis de construire fondé sur une appréciation erronée de l'application desdites dispositions.

11. Enfin, il résulte des dispositions du code de l'urbanisme que les lotissements, qui constituent des opérations d'aménagement ayant pour but l'implantation de constructions, doivent respecter les règles tendant à la maîtrise de l'occupation des sols édictées par le code de l'urbanisme ou les documents locaux d'urbanisme, même s'ils n'ont pour objet ou pour effet, à un stade où il n'existe pas encore de projet concret de construction, que de permettre le détachement d'un lot d'une unité foncière. Il appartient, en conséquence, à l'autorité compétente de s'opposer à la déclaration préalable notamment lorsque, compte tenu de ses caractéristiques telles qu'elles ressortent des pièces du dossier qui lui est soumis, un projet de lotissement permet l'implantation de constructions dont la compatibilité avec les règles d'urbanisme ne pourra être ultérieurement assurée lors de la délivrance des autorisations d'urbanisme requises.

12. La société requérante soutient que les parcelles devant servir de terrain d'assiette au projet litigieux ont été considérées à tort comme n'étant pas incluses dans les parties actuellement urbanisées de la commune au sens des dispositions précitées du code de l'urbanisme. Il ressort des pièces du dossier que les parcelles litigieuses se trouvent à l'angle de la rue du Brandon et du chemin du canal, au nord-ouest de la commune, dans une partie dans laquelle les constructions sont éparses et jouxtent une partie de la commune non construite et constituée de terres agricoles. En outre, le projet, qui porte sur la création de trois lots à bâtir devant supporter chacun environ 250 m² de surface de plancher, a pour objet de permettre une urbanisation en second rang et constitue ainsi une extension de l'urbanisation existante. Enfin, la circonstance que le terrain soit classé en zone Ub par le règlement du plan local d'urbanisme est sans incidence sur l'application des dispositions de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme. Dès lors, c'est sans commettre d'erreur d'appréciation ni d'erreur de droit que le préfet de Seine-et-Marne a considéré l'urbanisation du lot n° 1 constitue un début d'extension de l'urbanisme de ce secteur en méconnaissance de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme et que le maire de la commune, qui se trouvait en situation de compétence liée, était tenu de refuser la demande de permis d'aménager de la SAS RSTONE.

13. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la SAS RSTONE doivent être rejetées. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction de la société requérante doivent également être rejetées.

Sur les frais liés à l'instance :

14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de la Croix-en-Brie, qui n'est pas la partie perdante, la somme demandée par la SAS RSTONE au titre de ces dispositions. Il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge de la SAS RSTONE une somme de 1 500 euros à verser à la commune de la Croix-en-Brie sur le fondement des mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la SAS RSTONE est rejetée.

Article 2 : La SAS RSTONE versera à la commune de la Croix-en-Brie la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SAS RSTONE, à la commune de la Croix-en-Brie et au préfet de Seine-et-Marne.

Délibéré après l'audience du 6 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Mullié, présidente,

Mme Blanc, conseillère,

Mme Senichault de Izaguirre, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 octobre 2023.

La rapporteure,

T. BLANCLa présidente,

N. MULLIE

La greffière,

H. KELI

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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