jeudi 28 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2210555 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | SENEJEAN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 28 octobre 2022, 28 juin, 11 juillet et 18 octobre 2024, M. C A, représenté par Me Senejean, doit être regardé comme demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner le département du Val-de-Marne à lui verser la somme de 19 304,50 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 8 août 2022, date de réception de sa demande indemnitaire préalable, en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis en raison de la prolongation illégale de la mesure de suspension de fonctions dont il a fait l'objet entre le 22 octobre 2021 et le 16 août 2022 ;
2°) de mettre à la charge du département du Val-de-Marne une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le département du Val-de-Marne engage sa responsabilité pour faute pour ne pas l'avoir réintégré dans ses fonctions au terme du délai de quatre mois de la mesure de suspension de fonctions dont il a fait l'objet, compte tenu de l'absence de poursuites pénales engagées à son encontre dans ce délai ;
- illégalement privé de sa rémunération mensuelle entre le 22 octobre 2021 et le
16 août 2022, il est fondé à être indemnisé des pertes financières subies à hauteur de la somme de 13 304,50 euros ;
- il a subi un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence qui peuvent être évalués à la somme de 6 000 euros.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 13 juin, 15 et 29 juillet 2024, le
département du Val-de-Marne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la mesure de suspension dont a fait l'objet M. A a été prolongée au-delà de quatre mois dans l'attente de la réunion en formation disciplinaire de la commission administrative paritaire départementale appelée à émettre un avis sur la sanction disciplinaire susceptible d'être prononcée à l'encontre de l'intéressé ;
- M. A ne justifie pas de la réalité et de l'étendue de ses préjudices.
Par une lettre du 27 août 2024, une mesure d'instruction a été ordonnée pour demander au département du Val-de-Marne de produire une pièce complémentaire afin de compléter l'instruction en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative. La pièce produite, enregistrée le 16 septembre 2024, a été communiquée au requérant le même jour.
Par une ordonnance du 17 septembre 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 30 octobre 2024 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le décret n° 90-693 du 1er août 1990 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Demas,
- les conclusions de Mme Van Daële, rapporteure publique,
- les observations de Me Senejean, représentant M. A, et celles de M. B représentant le département du Val-de-Marne.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, assistant socio-éducatif hospitalier, a été affecté à compter du 1er mars 2018, sur un poste d'éducateur spécialisé au sein du pôle " Adolescents " de la Direction de l'Enfance et de la Protection de la Jeunesse (DEPJ) de Nogent-sur-Marne. L'intéressé ayant été mis en cause par une de ses collègues pour des faits de maltraitance envers des mineurs accueillis au sein du pôle et pour avoir adopté des postures inadaptées envers certains collègues, le président du conseil départemental du Val-de-Marne l'a, par un arrêté du 22 juin 2021, suspendu de ses fonctions à titre conservatoire pendant une durée de quatre mois, soit jusqu'au 22 octobre 2021. Par un arrêté du 17 août 2022, pris à la suite de l'avis rendu le 3 janvier 2022 par le conseil de discipline, le président du conseil départemental du Val-de-Marne a, d'une part, mis fin, à compter du 16 août 2022, à la suspension de fonctions de M. A dont la prolongation au-delà du délai de quatre mois a ainsi été révélée et, d'autre part, prononcé à son encontre une sanction disciplinaire d'exclusion temporaire de fonctions pour une durée de quinze jours, pour la période courant du 16 au 30 août 2022. Dans le dernier état de ses écritures, M. A demande au tribunal de condamner le département du Val-de-Marne à lui verser la somme de 19 304,50 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis en raison de la prolongation illégale de la mesure de suspension de fonctions dont il a fait l'objet, entre le 22 octobre 2021 et le 16 août 2022.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la responsabilité du département du Val-de-Marne :
2. Aux termes de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires dont les dispositions sont désormais codifiées à l'article L. 531-2 du code de la fonction publique : " En cas de faute grave commise par un fonctionnaire, qu'il s'agisse d'un manquement à ses obligations professionnelles ou d'une infraction de droit commun, l'auteur de cette faute peut être suspendu par l'autorité ayant pouvoir disciplinaire qui saisit, sans délai, le conseil de discipline. / Le fonctionnaire suspendu conserve son traitement, l'indemnité de résidence, le supplément familial de traitement et les prestations familiales obligatoires. Sa situation doit être définitivement réglée dans le délai de quatre mois. Si, à l'expiration d'un délai de quatre mois, aucune décision n'a été prise par l'autorité ayant le pouvoir disciplinaire, le fonctionnaire qui ne fait pas l'objet de poursuites pénales est rétabli dans ses fonctions. () ".
3. Il résulte de ces dispositions que le fonctionnaire suspendu ne peut voir sa suspension prolongée au-delà de quatre mois que dans le cas où des poursuites pénales sont engagées à son encontre. Cette notion de poursuites pénales vise uniquement les cas où l'action publique est mise en œuvre contre le fonctionnaire. Ni la plainte simple auprès du parquet ni l'ouverture d'une enquête préliminaire, qui ne mettent pas en mouvement l'action publique, ne sont susceptibles de revêtir la qualification de poursuites pénales.
4. Il résulte de l'instruction que M. A, suspendu de ses fonctions " à compter du 22 juin 2021 " par un arrêté du 22 juin 2021 du président du conseil départemental du Val-de-Marne a, de fait, été maintenu dans cette position jusqu'au 16 août 2022, soit la date à laquelle le président de ce conseil départemental y a expressément mis fin par un arrêté du
17 août 2022.
5. Il résulte des termes du courrier du 29 août 2022 que le président du conseil départemental du Val-de-Marne a adressé au conseil de M. A que la mesure de suspension dont il a fait l'objet a été prolongée au-delà du délai de quatre mois prévu à l'article 30 précité de la loi du 13 juillet 1983 en raison, d'une part, de la procédure pénale dont il a fait l'objet pour les faits qui lui étaient reprochés et, d'autre part, dans l'attente " du procès-verbal du conseil de discipline compétent ". Il résulte, toutefois, de l'instruction que, bien qu'une enquête préliminaire ait été diligentée, le 23 juin 2021, par le substitut du procureur de la République près le tribunal judiciaire de Créteil, celle-ci n'a pas eu pour effet de mettre en mouvement l'action publique à l'encontre de M. A. Ainsi, à la date du 21 octobre 2021 correspondant au terme du délai de quatre mois prévu par les dispositions citées au point 2., M. A ne faisait pas l'objet de poursuites pénales. Au surplus, si le département du Val-de-Marne fait valoir, dans ses écritures, que la suspension de M. A était justifiée dans l'attente de l'avis de la commission administrative paritaire départementale siégeant en conseil de discipline sur la sanction disciplinaire, cette circonstance, non prévue par l'article 30 précité, ne saurait valablement fondée la prolongation de la suspension. Par suite, M. A est fondé à soutenir que la décision, révélée par l'article 1er de l'arrêté du président du conseil départemental du Val-de-Marne du 17 août 2022, par laquelle sa suspension a été prolongée au-delà de quatre mois est entachée d'une illégalité constitutive une faute de nature à engager la responsabilité du département du Val-de-Marne.
En ce qui concerne les préjudices :
6. En vertu des principes généraux qui régissent la responsabilité de la puissance publique, un agent public irrégulièrement évincé a droit à la réparation intégrale du préjudice qu'il a effectivement subi du fait de la mesure illégalement prise à son encontre. Sont ainsi indemnisables les préjudices de toute nature avec lesquels l'illégalité commise présente, compte tenu de l'importance respective de cette illégalité et des fautes relevées à l'encontre de l'intéressé, un lien direct de causalité. Pour l'évaluation du montant de l'indemnité due, doit être prise en compte la perte des rémunérations ainsi que celle des primes et indemnités dont l'intéressé avait, pour la période en cause, une chance sérieuse de bénéficier, à l'exception de celles qui, eu égard à leur nature, à leur objet et aux conditions dans lesquelles elles sont versées, sont seulement destinées à compenser des frais, charges ou contraintes liés à l'exercice effectif des fonctions. Il y a lieu de déduire, le cas échéant, le montant des rémunérations nettes et des allocations pour perte d'emploi qu'il a perçues au cours de la période d'éviction.
S'agissant du préjudice financier :
7. M. A sollicite l'indemnisation de la perte rémunération qu'il indique avoir subie entre le 22 octobre 2021 et le 16 août 2022, à hauteur de la somme de 13 304,50 euros correspondant d'une part, à la perte de chance sérieuse d'effectuer des heures supplémentaires et d'autre part, à la perte de plusieurs indemnités telles que la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à hauteur de vingt points, l'indemnité de dimanches et jours fériés, l'indemnité de sujétion spéciale, l'indemnité de tutorat, les frais de transports, la prime de fin d'année et la " prime Ségur ".
8. En premier lieu, en ce qui concerne les heures supplémentaires, il résulte de l'instruction et notamment du tableau récapitulatif des heures effectuées à ce titre par M. A entre le mois d'octobre 2020 et le mois de juin 2021, qu'il a réalisé en moyenne 25,5 heures supplémentaires par mois. Il a, en conséquence, perçu une indemnité horaire pour travaux supplémentaires, qui n'a donc pas seulement eu pour objet de compenser des frais, charges ou contraintes liés à l'exercice effectif des fonctions. Dans ces conditions, l'intéressé peut être regardé comme ayant perdu une chance sérieuse de bénéficier de cette indemnité pendant la période au cours de laquelle il a été illégalement suspendu. Il sera fait une juste appréciation du préjudice subi en l'évaluant à la somme 6 651 de euros.
9. En deuxième lieu, en ce qui concerne l'indemnité " dimanche et jours fériés ", il résulte de l'instruction, notamment des bulletins de salaires de l'intéressé, que M. A a perçu sur la période courant du mois d'août 2020 au mois de juin 2021 une indemnité " dimanche et jours fériés " d'un montant moyen de 126,96 euros par mois. En raison du caractère constant de cette indemnité, qui n'était pas destinée à compenser des frais, charges ou contraintes liés à l'exercice effectif des fonctions, l'intéressé peut être regardé comme ayant perdu une chance sérieuse de réaliser des heures les fins de semaine et jours fériés et de percevoir, en conséquence, l'indemnité " dimanches et jours fériés ". Il sera alloué à M. A la somme de 747,04 euros qu'il demande, et qui n'est pas contestée par le département du Val-de-Marne, en réparation du préjudice financier subi.
10. En troisième lieu, en ce qui concerne l'indemnité de sujétion spéciale, il résulte de l'instruction que M. A percevait chaque mois, avant sa suspension, l'indemnité de sujétion spéciale prévue par l'article 1er du décret n° 90-693 du 1er août 1990. Dans ces conditions, en raison du caractère constant du versement de cette indemnité avant sa suspension, l'indemnité de sujétion spéciale ne peut être regardée comme destinée à compenser des frais, charges ou contraintes liés à l'exercice effectif des fonctions. Ce faisant, M. A a perdu une chance sérieuse de bénéficier de cette indemnité dans les conditions prévues par le décret du 1er août 1990 pendant la période où il a été illégalement suspendu. Il sera fait une juste appréciation du préjudice financier résultant de l'absence de versement de cette indemnité en l'évaluant à la somme de 1 500 euros, qui tient compte des montants perçus par le requérant au titre de cette indemnité pendant la période de suspension.
11. En quatrième lieu, en ce qui concerne la prime de fin d'année, il résulte de l'instruction que, d'une part, M. A a perçu aux mois de novembre 2018, 2019 et 2020, une prime de fin d'année d'un montant moyen de 406 euros et d'autre part, n'a pas perçu cette prime pendant la période au cours de laquelle il a été illégalement suspendu, soit au mois de novembre 2021. En raison du caractère constant du versement de cette prime, M. A a perdu une chance sérieuse de bénéficier de cette prime. Il sera fait une juste appréciation du préjudice financier subi à ce titre en l'évaluant à la somme de 170 euros, qui tient compte du montant perçu par le requérant au titre de cette prime pendant la suspension.
12. En cinquième lieu, en ce qui concerne l'indemnité de tutorat, il résulte de l'instruction, notamment des bulletins de salaires de l'intéressé, que M. A percevait depuis le mois de juillet 2020 une indemnité de tutorat d'un montant de 100 euros par mois. En raison du caractère constant du versement de cette indemnité, M. A a perdu une chance sérieuse de bénéficier de cette indemnité. Il sera fait une juste appréciation du préjudice financier subi à ce titre en l'évaluant à la somme de 983 euros.
13. En sixième lieu, en ce qui concerne la nouvelle bonification indiciaire (NBI), si M. A demande à être indemnisé du préjudice financier qu'il estime avoir subi en invoquant la perte de vingt points de NBI, il résulte, toutefois de l'instruction et notamment des bulletins de paie qu'il produit, qui mentionnent tous vingt points de NBI dans les déterminants de sa rémunération indiciaire, que M. A n'a pas été privé du versement de vingt points de NBI. Par suite, M. A n'est pas fondé à être indemnisé du préjudice financier qu'il estime avoir subi à ce titre.
14. En septième lieu, en ce qui concerne la " prime Ségur ", si M. A demande à être indemnisé du préjudice financier qu'il estime avoir subi en invoquant la perte de la " prime Ségur ", il résulte, toutefois, de l'instruction, et en l'absence de toute précision utile sur ce point, qu'il ne saurait soutenir qu'il ait eu eu une chance sérieuse de bénéficier de cette prime dès le mois d'avril 2022. Par suite, M. A n'est pas fondé à être indemnisé du préjudice financier qu'il estime avoir subi à ce titre.
15. En huitième et dernier lieu, en ce qui concerne le remboursement des frais de transport, M. A n'est pas fondé à être indemnisé du préjudice financier qu'il estime avoir subi à ce titre dès lors que l'indemnité due au titre de la prise en charge des frais de transport est destinée à compenser les frais, charges ou contraintes liés à l'exercice effectif des fonctions.
16. Il résulte de ce qui précède que le préjudice financier subi par M. A sur la période comprise entre le 22 octobre 2021 et le 16 août 2022 s'établit à la somme globale de 10 051 euros.
S'agissant du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence :
17. Il sera fait une juste appréciation du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence subis par M. A, compte tenu notamment de la durée de la suspension illégale, en lui allouant une somme de 1 000 euros. Par suite, il y a lieu de condamner le département du Val-de-Marne à lui verser la somme de 1 000 euros.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est seulement fondé à demander la condamnation du département du Val-de-Marne à lui verser une somme globale de 11 051 euros en réparation des préjudices subis résultant de la prolongation illégale de sa suspension de fonctions dont il a fait l'objet.
Sur les intérêts :
19. Aux termes de l'article 1231-6 du code civil : " Les dommages et intérêts dus à raison du retard dans le paiement d'une obligation de somme d'argent consistent dans l'intérêt au taux légal, à compter de la mise en demeure. Ces dommages et intérêts sont dus sans que le créancier soit tenu de justifier d'aucune perte () ".
20. M. A a droit aux intérêts au taux légal sur la somme de 11 051 euros à compter du 8 août 2022, date de réception de sa demande préalable par le département du Val-de-Marne.
Sur les frais liés au litige :
21. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du département du Val-de-Marne une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Le département du Val-de-Marne est condamné à verser à M. A la somme de 11 051 euros en réparation des préjudices subis résultant de la prolongation illégale de la mesure de suspension dont il a fait l'objet. Cette somme portera intérêts à compter du 8 août 2022.
Article 2 : Le département du Val-de-Marne versera à M. A une somme de 1 500 (mille cinq-cents) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au département du Val-de-Marne.
Délibéré après l'audience du 7 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bonneau-Mathelot, présidente,
Mme Luneau, première conseillère,
M. Demas, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 novembre 2024.
Le rapporteur,
C. DEMAS
La présidente,
S. BONNEAU-MATHELOTLa greffière,
S. SCHILDER
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026