jeudi 15 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2210952 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | AARPI DESFILIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 novembre 2022, complétée le 28 novembre 2022, la société par actions simplifiée Edber, représentée par Me Dutoit, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision de la préfète du Val-de-Marne (sous-préfecture de l'Haÿ-les-Roses) en date du 27 octobre 2022 accordant le concours de la force publique en vue de son expulsion du local commercial qu'elle occupe 99/101 avenue de Stalingrad à Villejuif,
2°) de dire que le concours de la force publique ne pourra pas être accordé tant qu'une décision de justice impliquant son expulsion n'aura pas été rendue à son encontre, et plus largement, d'interdire toute expulsion du local qu'elle exploite sur le territoire de la commune de Villejuif,
3°) de mettre à la charge de l'État (préfète du Val-de-Marne) la somme de 2 000 euros en application de l'article L761-1 du code de justice administrative.
Elle indique qu'elle exploite à bail à Villejuif un local commercial consacré au nettoyage de véhicules, que la société propriétaire des lieux a exercé son droit d'option en novembre 2019 lors du renouvellement du bail, qu'un jugement du tribunal judiciaire de Créteil (Val-de-Marne) du 7 septembre 2021 a considéré qu'elle était occupante sans droit ni titre de son local, qu'elle a fait appel et que, par un courrier du 27 octobre 2022, elle a été informée par la préfète du Val-de-Marne (sous-préfecture de l'Haÿ-les-Roses) que le concours de la force publique avait été accordé en vue de son expulsion de son local.
Elle soutient que la condition d'urgence est remplie car l'expulsion est imminente et priverait ses salariés de leur emploi alors qu'elle a contesté en appel le jugement du 7 septembre 2021 et qu'elle présenterait un caractère irréversible en la privant de son fonds de commerce et qu'elle a reçu le 10 novembre 2022 une notification d'expulsion imminente comportant au demeurant plusieurs erreurs, et, sur le doute sérieux, que la décision en cause n'est pas signée, qu'il n'est pas établi que les diligences aient été effectuées par l'huissier de justice avant de saisir le préfet, ni que la sous-préfète de l'Haÿ-les-Roses soit compétente pour signer une telle décision, qu'elle a été prise alors que la procédure devant le juge civil n'est pas terminée, qu'il n'y a aucun préjudice pour la société GIF.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 novembre 2022, la société civile immobilière " Gestion Immobilière et Familiale ", représentée par Me Desfils, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de la société par actions simplifiée Edber d'une somme de 5.000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée le 16 novembre 2022 à la préfète du Val-de-Marne qui n'a produit aucun mémoire en défense.
Vu :
- la décision attaquée du 27 octobre 2022,
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de commerce,
-le code des relations entre le public et l'administration,
- le code des procédures civiles d'exécution,
- le code de justice administrative.
Par une requête enregistrée le 14 novembre 2022 sous le numéro 2210965, la société par actions simplifiée Edber a demandé l'annulation de la décision contestée de la préfète du Val-de-Marne.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Après avoir, au cours de l'audience du 29 novembre 2022, présenté son rapport en présence de Mme Aubret, greffière d'audience, et entendu :
- les observations de Me Dutoit, représentant la société par actions simplifiée Edber, qui rappelle qu'elle exploite une station de lavage dans le cadre d'un bail à construction puis d'un bail commercial, qu'elle est titulaire de ce bail depuis 2011, que celui-ci n'a pas été renouvelé, qu'à la fin de l'année 2019, la société propriétaire lui a facturé des indemnités d'occupation, que son expulsion a été prononcée le 7 septembre 2021 par le tribunal judicaire de Créteil, qu'elle a fait appel devant la cour d'appel de Paris qui n'a pas encore jugé, que le concours de la force publique a été accordé par la préfète du Val-de-Marne, que la condition d'urgence est satisfaite car elle ne peut pas se reloger sans indemnité d'éviction, que l'urgence découle des conséquences de la décision contestée car elle est privée de la chance d'un second degré de juridiction statuant sur ses droits à occuper les lieux et son éventuel droit à indemnité d'éviction, qui maintient que la décision n'est pas signée et que l'information délivrée par l'huissier est incomplète, que les propositions de la société propriétaire sur le renouvellement de son bail étaient ambigües, que des informations fausses ont été données au préfet en particulier sur le paiement des loyers, que le jugement du tribunal judiciaire a été assorti d'une exécution provisoire et la demande de sursis a été rejetée en l'absence de conséquences nouvelles postérieurs au jugement et que la société ne connait aucune difficulté de paiement,
- les observations de Me Pomarède, représentant la société civile immobilière " Gestion Immobilière et Familiale ", qui rappelle que la société requérante n'est plus locataire des locaux en cause depuis octobre 2015, qu'elle n'a jamais proposé de nouveau loyer mais a appliqué l'arrêt de la cour d'appel de Paris, que la société n'est pas à jour de ses loyers puisqu'elle doit encore 80 000 euros d'indemnité d'occupation, qu'elle-même a exercé son droit d'option le 4 octobre 2017 lequel est irrévocable, que la société n'a pas saisi le tribunal dans le délai de deux ans aux fins de fixer l'indemnité d'éviction, qu'elle n'a exercé aucune action donc qu'elle n'a aucun droit à rester dans les lieux, que l'expulsion a été décidée le 7 septembre 2021 par le tribunal judicaire de Créteil en maintenant que la décision de 2017 ne vaut pas droit au bail, que la demande de suspension de l'exécution provisoire a été rejetée le 8 février 2022, que la demande de nullité du commandement a été rejetée, que l'entreprise n'a engagé aucune démarche pour se reloger, que la condition d'urgence n'est pas satisfaite car la société ne fait rien, et que la cour d'appel va constater que le droit d'option a été normalement exercé, que la force publique a été requise à trois reprises, que la décision est bien signée par voie électronique, qu'il n'y a aucune urgence et pas de dommage imminent car la société est occupante sans titre depuis longtemps,
- les observations complémentaires de Me Dutoit pour la société par actions simplifiée Edber qui maintient que le droit d'option n'était pas irrévocable car la lettre du 4 octobre 2017 était ambigüe, que la société propriétaire ne peut avancer cette irrévocabilité et appliquer la décision de la cour d'appel et qu'elle a le droit de se maintenir jusqu'à la fixation d'une indemnité d'éviction.
La préfète du Val-de-Marne, dûment convoquée, n'était ni présente ni représentée.
Considérant ce qui suit :
1. La société par actions simplifiée Edber exploite, à Villejuif (Val-de-Marne), un local commercial de nettoyage de véhicules automobiles selon un bail commercial établi le 30 juillet 1996 pour quinze ans, soit jusqu'au 31 juillet 2011. A la suite d'un différend sur le montant du bail lors du renouvellement, celui-ci a été fixé, par un jugement du tribunal de grande instance de Créteil du 9 décembre 2014 confirmé par la cour d'appel de Paris le 28 juin 2017, à la somme de 70 000 euros par an à compter du 1er août 2011. Aucun nouveau bail n'a toutefois été signé et, le 4 septembre 2017, la société civile immobilière " Gestion immobilière et familiale " (GIF), propriétaire des lieux, a fait valoir son droit d'option. Le 10 octobre 2019, la société Edber a sollicité le renouvellement du bail à compter du 1er juin 2020 mais il lui a été répondu que cette demande était sans objet en raison de l'exercice du droit d'option. Par exploit d'huissier en date du 13 janvier 2020, la société propriétaire l'a assignée devant le tribunal judiciaire de Créteil afin que soient prononcés son expulsion et le versement d'une indemnité d'occupation. Par un jugement en date du 7 septembre 2021, le tribunal judiciaire a considéré que " la société Edber occupait par conséquent sans droit ni titre les locaux appartenant à la société GIF depuis le 1er août 2011 ", n'ayant pas formé de demande d'indemnité d'éviction dans le délai de deux ans prévu à l'article L. 145-60 du code de commerce. La société Edber a fait appel de ce jugement et a également sollicité, sans succès, la suspension de son exécution provisoire mais sa demande a été rejetée par une ordonnance du tribunal judiciaire de Créteil du 8 février 2022. Par un jugement du 3 juin 2022, le juge de l'exécution du tribunal judiciaire de Créteil a rejeté la requête de la société Edber demandant la nullité du commandement de quitter les lieux qui lui avait été notifié le 26 janvier 2022. Par un courrier daté du 27 octobre 2022, la préfète du Val-de-Marne (sous-préfecture de l'Haÿ-les-Roses) lui a indiqué que le concours de la force publique avait été accordé pour qu'il soit procédé à son expulsion des locaux objets du bail commercial. Par un exploit d'huissier en date du 8 novembre 2022, la société Edber a été informée qu'une expulsion forcée serait bientôt mise en œuvre. Par une requête enregistrée le 14 novembre 2022, elle a présenté une demande tendant à l'annulation de la décision du 27 octobre 2022 et sollicite du juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative la suspension de son exécution dans l'attente du jugement de son appel par la cour d'appel de Paris.
Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. En premier lieu, si aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, toute décision prise par l'administration comporte la signature de son auteur, l'article L. 212-3 du même code dispose que les décisions de l'administration peuvent faire l'objet d'une signature électronique. Il ressort des pièces du dossier que tel est le cas de la décision en litige. Dès lors, le moyen tiré du défaut de signature de l'acte dont la suspension de l'exécution est demandée sera écarté comme manquant en fait.
4. En deuxième lieu, par un arrêté n° 2021/660 du 1er mars 2021, publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Val-de-Marne du même jour, la préfète du Val-de-Marne a donné délégation à Madame B C, sous-préfète de l'Haÿ-les-Roses, de signer tous arrêtés, décisions, circulaires, rapports, correspondances, requêtes juridictionnelles, décisions engageant les crédits de l'Etat et documents relevant des attributions de l'État dans son arrondissement, à l'exception de certains actes au nombre desquels ne figurent les décisions accordant le concours de la force publique. Le moyen tiré du défaut de compétence de la signataire de l'acte contesté ne pourra donc qu'être écarté.
5. En troisième lieu, le moyen tiré de ce que la société propriétaire des lieux n'aurait pas effectué toutes les diligences préalables à la demande de concours de la force publique ne pourra qu'être écarté comme manquant également en fait, la société civile immobilière " Gestion Immobilière et Financière " démontrant avoir saisi une première fois la préfète du Val-de-Marne d'une demande de concours de la force publique le 25 février 2022, puis informé le procureur de République du défaut de réponse de la préfecture le 19 avril 2022, puis notifié une itérative réquisition d'assistance de la force publique le 9 juin 2022 et enfin mis en demeure la préfète du Val-de-Marne le 30 août 2022.
6. En quatrième lieu, la circonstance que la décision en litige comporterait par erreur la mention de l'expulsion d'un " logement " en lieu et place d'un local commercial, est sans incidence sur sa légalité et ne sont pas de nature à permettre de considérer que la préfète du Val-de-Marne aurait commis une erreur d'appréciation, étant parfaitement informée, ainsi qu'il l'a été précisé au point précédent, de la nature des lieux pour lesquels le concours de la force publique était sollicité.
7. En cinquième lieu, si la société requérante soutient que l'exécution de la décision du 27 octobre 2022 serait de nature à la priver de son droit au recours dès lors qu'elle aurait interjeté appel le 25 octobre 2021 du jugement du tribunal judiciaire de Créteil du 7 septembre 2021 la déclarant occupante sans droit ni titre des locaux de Villejuif depuis le 1er août 2011, il ressort toutefois des pièces du dossier que ce jugement bénéficie de l'exécution provisoire de droit, que sa demande de suspension de cette exécution provisoire a été rejetée par une ordonnance du tribunal judiciaire de Créteil du 8 février 2022 et que, le 3 juin 2022, le juge de l'exécution du même tribunal a également rejeté la requête de la société Edber demandant la nullité du commandement de quitter les lieux qui lui avait été notifié le 26 janvier 2022. Par suite, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que la préfète du Val-de-Marne a accordé, plus d'un an après le jugement du 7 septembre 2021, le concours de la force publique aux fins de procéder à son expulsion du local commercial dont elle est occupante sans droit ni titre depuis le 1er août 2011, nonobstant l'appel interjeté le 25 octobre 2021.
8. En dernier lieu, la circonstance, au demeurant contestée par la société propriétaire, que la société requérante aurait procédé au versement régulier des indemnités d'occupation fixées par le tribunal judicaire de Créteil le 9 décembre 2014 est sans incidence sur la légalité de la décision du 27 octobre 2022, laquelle n'a pour but que d'assurer l'exécution d'une décision de l'autorité judiciaire bénéficiant de l'exécution provisoire.
9. Il résulte de tout ce qui précède qu'en l'état de l'instruction aucun des moyens soulevés par la société par actions simplifiée Edber n'est de nature, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision en litige du 27 octobre 2022.
10. Par suite, la requête de la société par actions simplifiée Edber ne pourra qu'être rejetée, dans l'ensemble de ses composantes, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence.
Sur les frais irrépétibles :
11. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société par actions simplifiée Edber une somme de 1 000 euros qui sera versée à la société civile immobilière " Gestion immobilière et familiale " (GIF), en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la société par actions simplifiée Edber est rejetée.
Article 2 : La société par actions simplifiée Edber versera une somme de 1.000 euros à la société civile immobilière " Gestion immobilière et familiale " (GIF), en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiée Edber, à la société civile immobilière " Gestion immobilière et familiale " (GIF), à la société Eiffage Immobilier Ile-de-France, à la commune de Villejuif et à la préfète du Val-de-Marne.
Le juge des référés,
Signé : M. A
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°221095
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026