LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2211092

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2211092

jeudi 26 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2211092
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation9ème chambre
Avocat requérantEISENBETH VÉRONIQUE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 novembre et 1er décembre 2022, M. A B, représenté par Me Eisenbeth, demande au tribunal :

1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 3 octobre 2022 en tant que la préfète du Val-de-Marne a refusé de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle ou de lui délivrer une carte de résident ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de résident, ou subsidiairement, une carte pluriannuelle portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) à titre subsidiaire, d'annuler l'arrêté du 3 octobre 2022 en tant que la préfète du Val-de-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :

S'agissant de la décision portant refus de séjour :

- elle est entachée d'incompétence de son signataire ;

- elle est insuffisamment motivée en fait et révèle un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- elle est entachée d'un vice de procédure tiré de ce que la préfète du Val-de-Marne aurait dû saisir la commission du titre de séjour, en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'un vice de procédure tiré de ce que la préfète du Val-de-Marne ne démontre pas avoir régulièrement consulté les fichiers d'antécédents judiciaires et avoir préalablement saisi les autorités de police ou le procureur de la République en application de l'article 40-29 du code de procédure pénale ;

- elle méconnaît son droit d'être entendu garanti par les stipulations de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- elle méconnaît les stipulations des articles 7 et 10 g) de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ;

- il ne peut faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dès lors qu'il réside habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dès lors que la préfète du Val-de-Marne ne pouvait considérer qu'il constitue une menace pour l'ordre public ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- l'illégalité de la décision portant refus de séjour prive de base légale la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- il ne peut faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dès lors que, d'une part, il peut prétendre de plein droit à la délivrance d'un titre de séjour en application des stipulations des articles 7 et 10 g) de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et, d'autre part, il réside habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Des pièces, enregistrées le 6 juin 2023, ont été produites pour M. B par Me Eisenbeth et n'ont pas été communiquées.

Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juin 2023, la préfète du Val-de-Marne conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction et au rejet du surplus de la requête.

Elle fait valoir qu'elle a décidé de délivrer à M. B un titre de séjour valable un an et qu'elle l'a mis en possession d'un récépissé de demande de titre l'autorisant à travailler.

Par un mémoire, enregistré le 5 juillet 2023, M. B, représenté par Me Eisenbeth, informe le tribunal qu'il maintient sa requête.

Il soutient que :

- fin juin, la préfète du Val-de-Marne a annulé sa décision de refus de renouvellement de son titre de séjour et lui a délivré un récépissé dans l'attente de la délivrance d'un titre de séjour valable un an ;

- il n'entend pas se désister de sa requête dès lors qu'il peut prétendre à la délivrance de plein droit d'une carte de résident.

Par un mémoire, enregistré le 17 juillet 2023, M. B, représenté par Me Eisenbeth, conclut aux mêmes fins que la requête et par les mêmes moyens.

Par une ordonnance du 21 juillet 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 11 août 2023 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- l'accord franco-tunisien en matière de séjour et de travail du 17 mars 1988 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Réchard,

- et les observations de Me Eisenbeth, représentant M. B, requérant présent.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant tunisien né le 15 octobre 1996 à Zarzis (Tunisie), est entré en France en 2002. Après avoir bénéficié, mineur, de deux documents de circulation, il a, à sa majorité, été mis en possession de cartes de séjour temporaire d'un an, avant de se voir accorder une carte de séjour pluriannuelle de quatre ans valable jusqu'au 22 janvier 2022. L'intéressé a sollicité, le 8 novembre 2021, le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle et la délivrance d'une carte de résident. Par un arrêté du 3 octobre 2022, la préfète du Val-de-Marne a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office. Par la présente requête, M. B demande, à titre principal, l'annulation de l'arrêté du

3 octobre 2022 en tant que la préfète du Val-de-Marne a refusé de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle ou de lui délivrer une carte de résident et, à titre subsidiaire, l'annulation de cet arrêté en tant qu'elle l'a obligé à quitter le territoire français.

Sur l'exception de non-lieu soulevée par la préfète du Val-de-Marne :

2. Il ressort des pièces du dossier, et, notamment, du mémoire en défense enregistré le 23 juin 2023, soit postérieurement à l'introduction de la présente requête, que la préfète du Val-de-Marne a " décidé de revenir sur [sa] décision et [d']accorder [à M. B] un titre de séjour valable un an ". A cet égard, M. B a été mis en possession d'un récépissé avec autorisation de travail, valable du 19 juin 2023 au 18 décembre 2023 et sa carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", valable du 19 juin 2023 au 18 juin 2024, a été mise en fabrication. La préfète du Val-de-Marne doit donc être regardée comme ayant abrogé la décision attaquée. Toutefois, cette circonstance n'est pas de nature à rendre sans objet les conclusions aux fins d'annulation de la décision attaquée dès lors qu'un tel titre de séjour n'a pas la même portée que celle d'une carte de séjour pluriannuelle ou d'une carte de résident. Dans ces conditions, l'exception de non-lieu à statuer ne peut qu'être écartée.

Sur les conclusions aux fins d'annulation de la décision attaquée :

3. Aux termes de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale : " I. - Dans le cadre des enquêtes prévues à l'article 17-1 de la loi n° 95-73 du 21 janvier 1995, aux articles L. 114-1, L. 114-2, L. 211-11-1, L. 234-1 et L. 234-2 du code de la sécurité intérieure et à l'article

L. 4123-9-1 du code de la défense, les données à caractère personnel figurant dans le traitement qui se rapportent à des procédures judiciaires en cours ou closes, à l'exception des cas où sont intervenues des mesures ou décisions de classement sans suite, de non-lieu, de relaxe ou d'acquittement devenues définitives, ainsi que des données relatives aux victimes, peuvent être consultées, sans autorisation du ministère public, par : / () ; / 5° Les personnels investis de missions de police administrative individuellement désignés et spécialement habilités par le représentant de l'Etat. L'habilitation précise limitativement les motifs qui peuvent justifier pour chaque personne les consultations autorisées. Lorsque la consultation révèle que l'identité de la personne concernée a été enregistrée dans le traitement en tant que mise en cause, l'enquête administrative ne peut aboutir à un avis ou une décision défavorables sans la saisine préalable, pour complément d'information, des services de la police nationale ou des unités de la gendarmerie nationale compétents et, aux fins de demandes d'information sur les suites judiciaires, du ou des procureurs de la République compétents. Le procureur de la République adresse aux autorités gestionnaires du traitement un relevé des suites judiciaires devant figurer dans le traitement d'antécédents judiciaires et relatif à la personne concernée. Il indique à l'autorité de police administrative à l'origine de la demande si ces données sont accessibles en application de l'article 230-8 du présent code () ".

4. Si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.

5. La saisine préalable, pour complément d'information, des services de la police nationale ou des unités de la gendarmerie nationale compétents et, aux fins de demandes d'information sur les suites judiciaires, du procureur de la République, imposée par les dispositions de l'article R. 40-29 du code de procédure pénale, a pour objet de protéger les personnes faisant l'objet d'une mention dans le traitement d'antécédents judiciaires constitué par les services de police et de gendarmerie nationales aux fins de faciliter leurs investigations. Elle constitue, de ce fait, une garantie pour toute personne dont les données à caractère personnel sont contenues dans les fichiers en cause. Dès lors, en se fondant sur les mises en causes révélées par la consultation du traitement des antécédents judiciaires pour estimer que M. B constituait une menace réelle, actuelle et grave pour l'ordre public, en considérant qu'il avait " commis de multiples infractions " et qu'il avait " agi également en bande organisée (conduite en récidive sans permis et sans assurance, multiples vols et escroqueries) ", en prenant en compte des faits " notamment de menace de mort réitérée, violence sans arme [] menace de mort à l'encontre d'un professionnel de santé [] ", sans procéder au préalable à la saisine des services du procureur de la République, pour demander des informations sur les suites judiciaires, ou des services compétents de la police nationale ou de la gendarmerie nationale, pour complément d'information, la préfète du Val-de-Marne a privé le requérant d'une garantie.

6. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. B est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 3 octobre 2022 en tant que la préfète du Val-de-Marne a refusé de renouveler sa carte de séjour pluriannuelle ou de lui délivrer une carte de résident et, par voie de conséquence, celle de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

7. Eu égard au motif d'annulation retenu, le présent jugement n'implique pas nécessairement qu'un titre de séjour soit délivré à M. B mais seulement qu'il soit procédé à un nouvel examen de sa situation. Ainsi, il y a lieu d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de réexaminer la situation de l'intéressé dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

8. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 3 octobre 2022 en tant que la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer une carte de séjour pluriannuelle ou une carte de résident à M. B et lui a fait obligation de quitter le territoire français est annulé.

Article 2 : Il est enjoint à la préfète du Val-de-Marne, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de réexaminer la situation de M. B dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'Etat versera à M. B la somme de 1 200 (mille deux cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète du Val-de-Marne.

Délibéré après l'audience du 5 octobre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Bonneau-Mathelot, présidente,

Mme Réchard, première conseillère,

Mme Issard, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 octobre 2023.

La rapporteure,

J. RECHARD

La présidente,

S. BONNEAU-MATHELOT La greffière,

S. SCHILDER

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

2

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions