mercredi 11 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2211391 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP DE NARDI-JOLY & LEBRETON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 25 novembre 2022, le 5 avril 2023 et le 28 décembre 2023, la commune de Saint-Thibault-des-Vignes, représentée par Me Vos, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté PC 0772432100074 du 30 mars 2022 par lequel le maire de Lagny-sur-Marne a délivré à la société Groupe Capelli un permis de construire un immeuble d'habitation collectif comprenant 20 logements sur le lot j de la zone d'aménagement concerté Saint-Jean, situé sur la parcelle cadastrale 243 AI 4 sis 14 avenue de Rothschild, ainsi que la décision implicite rejetant le recours gracieux formé contre cet arrêté ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Lagny-sur-Marne une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par deux mémoires enregistrés le 6 février 2023 et le 14 décembre 2023, la société Groupe Capelli, représentée par Me Bornard, conclut, dans le dernier état de ses écritures, au rejet de la requête ou, à titre subsidiaire, au prononcé d'un sursis à statuer afin de permettre le dépôt d'un permis de construire modificatif et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la commune de Saint-Thibault-des-Vignes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 20 février 2023 et le 19 avril 2023, la commune de Lagny-sur-Marne, représentée par Me Lebreton, conclut, dans le dernier état de ses écritures, au rejet de la requête ou, à titre subsidiaire, au prononcé d'un sursis à statuer afin de permettre le dépôt d'un permis de construire modificatif et à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge de la commune de Saint-Thibault-des-Vignes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".
2. Aux termes de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15 ". Aux termes de l'article R. 424-15 du même code : " Mention du permis explicite ou tacite ou de la déclaration préalable doit être affichée sur le terrain, de manière visible de l'extérieur, par les soins de son bénéficiaire, dès la notification de l'arrêté ou dès la date à laquelle le permis tacite ou la décision de non-opposition à la déclaration préalable est acquis et pendant toute la durée du chantier. / () Cet affichage mentionne également l'obligation, prévue à peine d'irrecevabilité par l'article R. 600-1, de notifier tout recours administratif ou tout recours contentieux à l'auteur de la décision et au bénéficiaire du permis ou de la décision prise sur la déclaration préalable () ". Selon l'article A. 424-15 du même code : " L'affichage sur le terrain du permis de construire, d'aménager ou de démolir explicite ou tacite ou l'affichage de la déclaration préalable, prévu par l'article R. 424-15, est assuré par les soins du bénéficiaire du permis ou du déclarant sur un panneau rectangulaire dont les dimensions sont supérieures à 80 centimètres ". Aux termes de l'article A. 424-16 du même code : " Le panneau prévu à l'article A. 424-1 indique le nom, la raison sociale ou la dénomination sociale du bénéficiaire, la date et le numéro du permis, la nature du projet et la superficie du terrain ainsi que l'adresse de la mairie où le dossier peut être consulté. / Il indique également, en fonction de la nature du projet : / a) Si le projet prévoit des constructions, la surface de plancher autorisée ainsi que la hauteur de la ou des constructions, exprimée en mètres par rapport au sol naturel ; () / d) Si le projet prévoit des démolitions, la surface du ou des bâtiments à démolir ". Il incombe au bénéficiaire d'un permis de construire de justifier qu'il a accompli les formalités d'affichage prescrites par ces dispositions, le juge devant ensuite apprécier la régularité de l'affichage en examinant l'ensemble des pièces qui figurent au dossier qui lui est soumis.
3. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des trois procès-verbaux de constat établis par huissier de justice les 21 avril 2022, 23 mai 2022 et 23 juin 2022, d'une part, que la société pétitionnaire a procédé à un affichage continu pendant une période de deux mois et suffisamment visible depuis la voie publique de l'autorisation d'urbanisme litigieuse et, d'autre part, que le panneau d'affichage contient l'ensemble des mentions obligatoires fixées à l'article A. 424-16 du code de l'urbanisme et applicables à la nature du projet visé par le permis de construire litigieux. Dans ces conditions, le recours gracieux introduit auprès du maire de Lagny-sur-Marne le 28 juillet 2022 par la commune de Saint-Thibault-des-Vignes l'a été après l'expiration du délai de recours intervenu le 21 juin 2022 et n'a pu avoir pour effet de proroger le délai de recours contentieux. Par suite, la requête enregistrée le 25 novembre 2022 est tardive et donc irrecevable.
4. Enfin, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Saint-Thibault-des-Vignes les sommes de 750 euros et de 750 euros à verser respectivement à la société Groupe Capelli et à la commune de Lagny-sur-Marne, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de la commune de Saint-Thibault-des-Vignes est rejetée.
Article 2 : La commune de Saint-Thibault-des-Vignes versera à la société Groupe Capelli une somme de 750 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La commune de Saint-Thibault-des-Vignes versera à la commune de Lagny-sur-Marne une somme de 750 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Saint-Thibault-des-Vignes, à la commune de Lagny-sur-Marne et à la société Groupe Capelli.
Fait à Melun, le 11 décembre 2024.
La présidente de la 4ème chambre,
N. MULLIE
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026