mardi 8 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2211587 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | DUFFOUR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 30 novembre 2022, 1er mars 2023, 10 mars 2023, et 17 juillet 2023, Mme C, représentée par Me Auger, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 30 mai 2022 par lequel la préfète du Val-de-Marne a délivré à la société DIP un permis de construire valant permis de démolir en vue de la réalisation d'un immeuble de douze logements sur un terrain situé 47 bis rue de la Gaité au Perreux-sur-Marne ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat et de la société DIP une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable dès lors qu'elle dispose notamment de la qualité et d'un intérêt à agir en tant que propriétaire d'une maison voisine au terrain d'assiette, le projet étant de nature à affecter les conditions d'occupation de son bien immobilier en créant notamment des vues sur sa propriété ;
- le dossier de demande du permis de construire présente des insuffisances dès lors que les plans de masse sont incohérents en ce qui concerne les arbres à conserver et à abattre ;
- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article UM 3 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que la largeur minimale de l'accès à la voie publique n'est pas respectée ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UM 6 de ce règlement, la construction étant implantée en retrait à une distance insuffisante par rapport à l'alignement à la voie publique ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UM 13 du règlement du plan local d'urbanisme, le projet ne permettant pas la conservation des plantations existantes ;
- il méconnaît l'article 14 du décret du 24 décembre 2015 relatif à l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite dès lors que les plans de masse indiquent un écart important entre l'altimétrie des niveaux R+1 et combles et celle des balcons ;
- il est entaché d'une erreur d'appréciation dès lors qu'il méconnaît les dispositions de l'alinéa 2 de l'article L. 421-6 du code de l'urbanisme et celles de l'article UM 11 du règlement du plan local d'urbanisme.
La requête a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 6 janvier 2023 et 12 juin 2023, la société DIP, représentée par la Sarl Arnaud Duffour avocat, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors Mme C ne dispose pas d'un intérêt pour agir en l'absence de troubles susceptibles d'affecter directement la jouissance de son bien ;
- les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article UM 3 du règlement du plan local d'urbanisme et des dispositions de l'article 14 du décret du 24 décembre 2015 relatif à l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite sont irrecevables au regard des dispositions de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme dès lors qu'ils ont été soulevés pour la première fois plus de deux mois après la communication du premier mémoire en défense ;
- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une intervention et des mémoires enregistrés le 30 janvier 2023 et 12 juin 2023 la SCCV " Gabriel ", représentée par la Sarl Arnaud Duffour avocat, demande au tribunal de rejeter la requête n° 2211587. Elle demande en outre au tribunal qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors Mme C ne dispose pas d'un intérêt pour agir en l'absence de troubles susceptibles d'affecter directement la jouissance de son bien ;
- les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article UM 3 du règlement du plan local d'urbanisme et des dispositions de l'article 14 du décret du 24 décembre 2015 relatif à l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite sont irrecevables au regard des dispositions de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme car ils ont été soulevés pour la première fois plus de deux mois après la communication du premier mémoire en défense ;
- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un mémoire distinct, enregistré le 12 juin 2023, la société " Gabriel ", représentée par la Sarl Arnaud Duffour avocat, demande au tribunal de condamner Mme C sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme, à lui verser une indemnité de 219 817 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subie du fait de son recours devant le tribunal à l'encontre du permis de construire délivré le 30 mai 2022 et de la condamner à une amende de 10 000 euros sur le fondement de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Duhamel,
- les conclusions de M. Grand, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 30 mai 2022, la préfète du Val-de-Marne a délivré à la société " DIP " un permis de construire un bâtiment de douze logements sur la parcelle cadastrée section M n° 51 située 47 bis, rue de la Gaité au Perreux-sur-Marne. Par un courrier du 25 juillet 2022 notifié en préfecture le 29 juillet 2022, Mme A C a sollicité de la préfète du Val-de-Marne le retrait de cet arrêté. En l'absence de réponse de l'administration, ce recours gracieux a été implicitement rejeté. Par un arrêté du 20 septembre 2022, la préfète du Val-de-Marne a transféré le permis de construire délivré à la société " DIP " à la société " Gabriel ". Mme C demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 30 mai 2022 ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur l'intervention de la société " Gabriel " :
2. La société " Gabriel ", à laquelle a été transféré le permis de construire litigieux, soutient avoir intérêt au maintien de l'arrêté contesté et, par suite, au rejet de la requête. En sa qualité de bénéficiaire du permis de construire, elle a la qualité de partie à l'instance. Son intervention doit donc être regardée comme constituant en réalité un mémoire en défense.
Sur les conclusions en annulation :
3. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : () e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer () ".
4. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité l'autorisation d'urbanisme qui a été accordée que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
5. Il ressort du dossier de demande du permis de construire, notamment de la notice descriptive et des plans de masse qui y sont annexés, que les arbres à couper et à protéger sur le terrain d'assiette y sont identifiés. Si le plan de masse projeté précise qu'au droit de la rue de la gaité, quatre arbres seront conservés alors que le plan de masse de l'existant au même endroit répertorie cinq arbres dont trois à conserver et deux à couper, cette incohérence est toutefois palliée par la notice descriptive du projet qui précise que " deux arbres de haute tige existant à l'alignement de la rue seront préservés pour conserver l'esprit du lieu ainsi que ceux en fond de parcelle. En complément des arbres de haute tige seront plantés. " L'ensemble de ces documents a permis à l'autorité administrative d'apprécier la conformité du projet à la réglementation applicable. Le moyen tiré de la composition irrégulière du dossier de demande de permis doit donc être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes du point 1 de l'article UM 6 du règlement du plan local d'urbanisme alors applicable : " Toute construction devra être implantée en retrait par rapport à l'alignement actuel ou futur. Le retrait est fixé à 5 m minimum () ", le point 6 précisant que : " () Les débords de balcons pourront être autorisés s'ils n'excèdent pas 0,80 mètres () ". Le lexique du règlement du plan local d'urbanisme précise qu' : " Une façade est une face verticale en élévation d'un bâtiment délimitant l'enveloppe d'une construction à partir du sol naturel. ", qu' " Un élément de façade correspond à toute partie d'une façade en débord ou en retrait, d'au moins 0,80 m excepté les balcons, les corniches et les éléments de modénature. " et enfin que le recul "est la distance séparant une construction () des voies " .
7. D'une part, en se bornant à se prévaloir d'un zoom du plan de masse, la requérante ne démontre pas la méconnaissance du point 1 de l'article UM6 alors qu'il ressort des plans représentant le niveau R+1 et les combles, joints au dossier de demande de permis de construire, que la façade de la construction est implantée à 5 mètres de la voie publique. D'autre part, si Mme C soutient qu'un débord d'étage en encorbellement est implanté à une distance de retrait inférieure à 5 mètres de la voie publique, contrairement à ce qu'elle affirme, il ne saurait être tenu compte de la définition de l'emprise au sol pour calculer le retrait par rapport à l'alignement de la voie et il résulte de la combinaison des dispositions citées au point précédent que le retrait se calcule au nu de la façade. Par suite, ce moyen devra être écarté.
8. En troisième lieu, si Mme C soutient que l'arrêté attaqué est entaché d'erreur d'appréciation dès lors qu'il méconnaît les dispositions de l'alinéa 2 de l'article L. 421-6 du code de l'urbanisme et celles de l'article UM 11 du règlement du plan local d'urbanisme, ce moyen n'est pas assorti des précisions suffisantes pour permettre au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, il y a lieu de l'écarter.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article UM 13.1.8 du règlement du plan local d'urbanisme alors applicable : " La protection des plantations existantes devra impérativement être assurée au maximum ".
10. Il ressort des pièces du dossier, notamment des plans de coupe, du plan de masse projeté et de la notice architecturale joints au dossier de demande de permis de construire que si un affouillement du terrain par rapport au niveau du terrain naturel avant travaux est prévu en fond de parcelle, huit arbres seront conservés sur le terrain d'assiette et sept seront plantés. Le permis de construire n'ayant d'autre objet que d'autoriser la construction conforme aux plans et indications fournis par le pétitionnaire, l'autorité administrative n'a pas à vérifier l'exactitude des déclarations du demandeur relatives à la consistance du projet à moins qu'elles ne soient contredites par les autres éléments du dossier joint à la demande. En se bornant à se prévaloir du plan de coupe élévation Sud qu'elle a annoté pour soutenir que l'affouillement du terrain d'assiette empêchera la préservation des arbres existants, notamment leurs collets, la requérante ne démontre pas l'existence d'une contradiction sur la consistance du projet révélant que les dispositions de l'article UM 13.1.8 du règlement du PLU seront méconnues.
11. En cinquième et dernier lieu, aux termes de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme : " Par dérogation à l'article R. 611-7-1 du code de justice administrative, et sans préjudice de l'application de l'article R. 613-1 du même code, lorsque la juridiction est saisie d'une requête relative à une décision d'occupation ou d'utilisation du sol régie par le présent code, ou d'une demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant une telle décision, les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense. Cette communication s'effectue dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article R. 611-3 du code de justice administrative. () ".
12. Les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article UM 3 du règlement du plan local d'urbanisme applicable et de l'article 14 du décret du 24 décembre 2015 relatif à l'accessibilité aux personnes à mobilité réduite sont irrecevables, ainsi que le font valoir les sociétés requérantes, dès lors qu'il s'agit de moyens nouveaux soulevés pour la première fois dans le mémoire de Mme C enregistré le 10 mars 2023, soit plus de deux mois après la communication à la requérante, le 9 janvier 2023, du premier mémoire en défense qui a été présenté par la société " DIP ".
13. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées par la société " DIP " et la société " Gabriel " que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme C doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'application de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme :
14. Aux termes de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme : " Lorsque le droit de former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire () est mis en œuvre dans des conditions qui traduisent un comportement abusif de la part du requérant et qui causent un préjudice au bénéficiaire du permis, celui-ci peut demander, par un mémoire distinct, au juge administratif saisi du recours de condamner l'auteur de celui-ci à lui allouer des dommages et intérêts. () ".
15. Il ne résulte pas de l'instruction que le droit de la requérante à former un recours contre le permis de construire accordé à la société " DIP " puis transféré à la société " Gabriel " aurait été mis en œuvre dans des conditions qui traduiraient de sa part un comportement abusif. Par suite, les conclusions indemnitaires présentées par la société " Gabriel " doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat et de la société DIP, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, la somme que Mme C demande au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme C une somme de 1 800 euros à verser à la société " DIP " au titre de ces mêmes dispositions. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme C les sommes demandées par la société " Gabriel " au même titre.
D E C I D E:
Article 1er : La requête de Mme A C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la société " Gabriel " sur le fondement des dispositions de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme sont rejetées.
Article 3 : Mme C versera une somme de 1 800 euros à la société " DIP " au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions de la société " Gabriel " présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C, à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la Prévention des risques, à la société " DIP " et à la société " Gabriel ".
Copie en sera adressée à la préfète du Val-de-Marne.
Délibéré après l'audience du 24 septembre2024, à laquelle siégeaient :
Mme Gougot, présidente,
M. Duhamel, premier conseiller,
Mme Prissette, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 octobre 2024.
Le rapporteur,
B. DUHAMEL
La présidente,
I. GOUGOTLa greffière,
M. B
La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la Prévention des risques en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026