LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2211960

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2211960

jeudi 19 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2211960
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantRICCARDI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 décembre 2022, Mme C A représentée par Me Arvis, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du 26 octobre 2022 par laquelle le maire de Collégien a refusé la reconnaissance de l'imputabilité au service de l'accident survenu le 23 juillet 2021 et de ses arrêts de travail consécutifs, décidé que ces derniers seraient pris en charge au titre de la maladie ordinaire et du congé de longue maladie, et retiré l'arrêté du 22 novembre 2021 la plaçant en CITIS provisoire ;

2°) d'enjoindre à la commune de Collégien de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident du 23 juillet 2021, du syndrome anxio-dépressif réactionnel et des arrêts de travail en résultant, dans le délai de quinze jours à compter de l'ordonnance à intervenir, à tout le moins de réexaminer sa demande dans le délai d'un mois, en saisissant effectivement le conseil médical en formation plénière pour que celui-ci émette un avis, le cas échéant après une nouvelle expertise, et en toute hypothèse de la placer rétroactivement et pour l'avenir en CITIS provisoire jusqu'à ce qu'il soit statué définitivement sur sa situation ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Collégien une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

Sur l'urgence :

- la commune est fondée à réclamer un trop-perçu depuis le 23 juillet 2022 ; elle est placée à demi-traitement depuis novembre 2022 ; elle vit seule avec sa fille de 14 ans ; elle ne dispose pas d'autres revenus que ceux de son travail ; à demi-traitement, avec de plus un trop-perçu à rembourser, elle ne pourra plus faire face aux charges de son foyer ;

Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision :

- la décision est entachée d'une double insuffisance de motivation : l'avis de la commission de réforme qui lui est annexé est stéréotypé ; il ne comporte aucun élément circonstancié ni médical ni factuel ; le vote a été effectué avant qu'elle ne prenne la parole pour formuler des observations comme en atteste la représentante syndicale qui l'accompagnait ; l'arrêté vise des pièces fournies par le centre de gestion et son refus de saisir le comité médical d'une nouvelle demande qui ne sont pas joints à la décision attaquée ;

- la décision est entachée de vices de procédure : le vote de la commission de réforme a eu lieu avant qu'elle ne formule des observations orales ; la commission a été saisie sur la base d'un rapport d'enquête administrative où ni elle-même ni une collègue n'ont été invitées à témoigner à l'inverse de collègues non présents ; le rapport d'enquête faisant état de manquements professionnels la concernant ne correspond pas à la mission de l'enquêteur prévue par l'article

37-4 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987 ; la présence d'un médecin spécialiste était nécessaire : en délibérant hors de la présence d'un spécialiste pour faire prévaloir le rapport d'enquête administrative sur tous les éléments médicaux favorables à l'imputabilité au service, la commission de réforme l'a privée d'une garantie ; il n'est pas établi que le médecin de prévention ait été avisé de la réunion de la commission afin de pouvoir y assister ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation et d'une violation de la loi au regard des dispositions de l'article 21 bis de la loi portant droits et obligation des fonctionnaires : les principes relatifs à l'imputabilité au service commandaient de la reconnaître la concernant: elle souffre depuis un AVC, d'un handicap la rendant particulièrement perméable aux situations anxiogènes, bruyantes ou conflictuelles : elle avait des relations difficiles avec la collègue partageant son bureau depuis un an et était fragilisée par ses conditions de travail : elle a été tournée en ridicule par certains d'entre eux du fait d'une difficulté informatique ; le choc psychologique subi et son syndrome anxio dépressif réactionnel sont en lien direct avec le service ; tous les médecins et professionnels de santé spécialisés qui ont eu à connaître de sa situation ont d'ailleurs attesté de ce lien dont notamment le psychiatre agréé ayant réalisé l'expertise ;

- la décision attaquée est entachée d'un détournement de pouvoir et d'une méconnaissance, sinon de l'autorité de chose jugée du moins du droit au recours du requérant ; après avoir considéré l'existence de vices de procédure devant la commission de réforme, le maire a retiré une première fois son arrêté en indiquant saisir une nouvelle fois la commission de réforme ; dans ces conditions, les juges de référé et de fond du présent tribunal ont conclu à un non-lieu à statuer ; mais le maire n'a pas saisi la commission de réforme et a pris l'arrêté attaqué ;

- la décision est entachée d'incompétence négative ; il n'appartient pas au centre de gestion de décider ou non de saisir la commission de réforme ou le conseil médical siégeant en formation plénière mais à l'autorité territoriale : or le maire s'est fondé sur le refus du centre gestion ;

- la décision de retirer l'arrêté du 15 mars 2022 était illégale du fait qu'elle était créatrice de droits.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 janvier 2023, le maire de Collégien, représenté par Me Riccardi, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la requérante une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

Il soutient que :

Sur l'urgence :

- la requérante ne justifie pas de la condition d'urgence : elle aurait pu faire une demande de congé de longue durée qui aurait évité le passage à demi-traitement et lui aurait garanti un droit à plein traitement jusqu'en octobre 2024 ; elle n'indique pas qu'elle bénéficie de la garantie de maintien de salaire ; elle ne justifie pas suffisamment de ses charges et recettes mensuelles en ne fournissant que son relevé de compte du mois de juillet 2022 ;

Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :

- la décision comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement;

- son état dépressif n'est pas contesté mais l'accident imputable fait défaut ;

- la commission de réforme a rappelé le dossier pour écouter les observations des intéressées et procédé à une délibération après cette audition, comme le relate le compte-rendu de séance ; pour regrettable que soit l'erreur de la commission, il ne constitue pas un vice de procédure puisqu'il a été corrigé ;

- le fait qu'elle n'ait pas été entendue lors de l'enquête administrative est sans incidence: elle était en congés de maladie et avait fait parvenir son rapport à la collectivité ; le témoignage de Madame D était inutile : elle n'était pas présente et s'est bornée à indiquer que la tablette de la requérante ne fonctionnait pas ce jour-là ;

- la présence d'un médecin spécialiste n'était pas nécessaire, la dépression n'étant pas contestée, la commission s'étant prononcée sur un dossier extrêmement complet ; l'imputabilité au service d'un accident n'est pas du ressort d'un médecin spécialiste ;

- le médecin de prévention a été informé par lettre du 23 février 2022 ;

- en ce qui concerne l'erreur d'appréciation, les faits décrits dans le rapport d'enquête administrative excluent tout caractère accidentel : les circonstances sont banales : une tablette qui ne fonctionnait pas ; un dysfonctionnement dans le service de distribution des repas aux seniors et le fait que le directeur général des services l'a rassuré sur la circonstance de retrouver un bureau individuel ; les moqueries et brimades ne sont pas établies ;

- les prétendues détournements de pouvoir et méconnaissance du droit au recours sont inopérants ;

- il n'y a pas d'incompétence négative, l'avis émis par la commission de réforme étant finalement régulier ; la demande de communications de documents date d'un mois et il y est fait droit dans la présente instance ;

- à supposer que la décision attaquée lui retirait illégalement le droit à une nouvelle saisine du conseil médical, la commune a bien saisi à nouveau le conseil qui a décliné la demande de réexamen et le droit au CITIS n'est que provisoire.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée sous le numéro 2211967 par laquelle Mme A demande l'annulation de la décision attaquée.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;

- le décret n° 2022-350 du 11 mars 2022 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Guillou, premier conseiller honoraire, pour statuer en qualité de juge des référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 9 janvier 2023, en présence de Mme Aubret, greffière d'audience, M. B a lu son rapport et entendu :

- les observations de Me Le Sueur substituant Me Arvis, représentant Mme A qui persiste en tous points dans les termes de sa requête ;

- les observations de Me Riccardi représentant le maire de Collégien qui persiste en tous points dans les termes de son mémoire en défense ;

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Deux notes en délibéré ont été produites par Mme A le 10 janvier 2022 et une note en délibéré a été produite par la commune de Collégien le 10 janvier 2022.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, attachée territoriale, exerce ses fonctions, à temps partiel, au sein de la commune de Collégien. Par arrêté du 15 mars 2022, le maire de Collégien a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident survenu le 23 juillet 2021 et retiré l'arrêté du

22 novembre 2021 plaçant l'intéressée en congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS), à titre conservatoire. Suite à une première requête en référé, le 22 juillet 2022, le maire, par arrêté du 1er août 2022 a procédé au retrait de l'arrêté du 15 mars 2022 et, en vertu de l'article 2, décidé de saisir le conseil médical en vue d'émettre un nouvel avis sur la demande présentée par Mme A. Il a donc rétabli dans l'ordonnancement juridique l'arrêté du 22 novembre 2021 plaçant la requérante en CITIS à titre conservatoire, dans l'attente de la décision à venir sur sa demande. Dans ces conditions, par une ordonnance du 16 août 2022, la juge des référés a constaté le non-lieu à statuer. Toutefois, par arrêté du 26 octobre 2022, sans avoir saisi le conseil médical, le maire de Collégien a refusé une seconde fois la reconnaissance de l'imputabilité au service de l'accident survenu le 23 juillet 2021 et des arrêts de travail consécutifs, décidé que ces derniers seraient pris en charge au titre de la maladie ordinaire et du congé de longue maladie, et retiré les arrêtés du 22 novembre 2021 et du 1er août 2022 plaçant Me A en CITIS provisoire ; cette dernière demande au juge des référés la suspension de l'exécution de cet arrêté.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. L'article L. 521-1 du code de justice administrative dispose : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () " ; enfin aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. "

3. Il résulte de ces dispositions que la condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, à la date à laquelle il se prononce, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de la décision sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.

4. Pour justifier de l'urgence, Mme A relève que la décision attaquée la place à

demi-traitement et qu'elle ne peut faire face à ses charges de la vie courante qu'elle détaille. En réponse au maire de Collégien, elle établit par les pièces produites notamment à l'appui de sa première note en délibéré qu'elle ne bénéficie pas d'une mutuelle de garantie de maintien de salaire ; les pièces financières produites établissent la réalité de ses charges ; le fait ou non d'effectuer une demande de congé de longue durée est sans incidence à cet égard ; eu égard à ses charges de famille (elle élève seule une enfant mineure de 14 ans), la décision contestée a eu pour conséquence de placer l'intéressée dans une situation de précarité financière et préjudicie ainsi de manière suffisamment grave et immédiate à ses intérêts ; dès lors la condition d'urgence au sens figurant au point précédent doit être regardée comme remplie.

Sur le doute sérieux quant à la légalité de décision attaquée :

5. En l'état de l'instruction, le moyen tiré de ce que la commission de réforme ne s'est pas adjoint un médecin spécialiste privant ainsi Mme A d'une garantie et le moyen tiré de l'erreur d'appréciation sont de nature à faire naitre un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

6. Il résulte de ce qui précède que les deux conditions fixées par les dispositions de l'article L. 521-1 figurant au point 2 étant remplies, il y a lieu de suspendre l'exécution de la décision attaquée.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

7. La suspension prononcée implique que le maire de Collégien saisisse le conseil médical siégeant en formation plénière afin que ce dernier rende un avis sur l'imputabilité ou non au service de l'accident du 23 juillet 2021, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance et place Mme A à titre provisoire en congé pour invalidité temporaire imputable au service jusqu'à ce qu'il soit statué définitivement sur sa situation.

Sur les frais de l'instance :

8. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. "

9. Les dispositions précitées s'opposent à ce que soit mise à la charge de Mme A qui n'est pas dans la présente instance de référé la partie perdante la somme demandée par la commune de Collégien au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ; en revanche, il y a lieu en application de ces dispositions de mettre à la charge de ladite commune une somme de 1 200 euros à verser à Mme A.

O R D O N N E

Article 1er : L'exécution de la décision du 26 octobre 2022 du maire de Collégien refusant la reconnaissance de l'imputabilité au service de l'accident survenu à Mme A le

23 juillet 2021 et de ses arrêts de travail consécutifs, décidant que ces derniers seraient pris en charge au titre de la maladie ordinaire et du congé de longue maladie, et retirant l'arrêté du 22 novembre 2021 la plaçant en CITIS provisoire est suspendue.

Article 2 : Il est enjoint au maire de Collégien de saisir le conseil médical siégeant en formation plénière de la demande de Mme A de reconnaissance de l'imputabilité au service de l'accident survenu le 23 juillet 2021 dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance et de la placer à titre provisoire en congé pour invalidité temporaire imputable au service jusqu'à ce qu'il soit statué définitivement sur sa situation.

Article 3 : La commune de Collégien versera à Mme A une somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Les conclusions de la commune de Collégien tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A et à la commune de Collégien.

Le juge des référés,

Signé : J-R. B

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2211960

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions