vendredi 20 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2212212 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SELARL MOCK-FREDERIC ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 décembre 2022, M. A C, représenté par Me Frédéric, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, et jusqu'il soit statué sur sa légalité :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté en date du 17 octobre 2022 par lequel le ministre de l'intérieur et des outre-mer l'a exclu définitivement du service, ainsi que l'avis de la commission administrative paritaire du 28 juin 2022 ;
2°) de mettre à l'Etat la somme de 2.500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il indique qu'il a réussi le concours de gardien de la paix et a été affecté à l'école de police de Nîmes, qu'il a été nommé stagiaire à compter du 4 juillet 2021 et affecté au commissariat de police de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), qu'il a été ensuite affecté au centre de rétention administrative de Sète (Hérault), qu'il a fait l'objet d'une enquête administrative qui a abouti à une comparution devant un conseil de discipline le 28 juin 2022 qui a donné un avis favorable à son exclusion définitive du service et que, par un arrêté du 17 octobre 2022, le ministre de l'intérieur l'a exclu définitivement du service.
Il soutient que la condition d'urgence est satisfaite, s'agissant d'une mesure d'exclusion du service, et, sur le doute sérieux, que la décision contestée a été signée par une personne ne disposant pas d'une délégation régulière, qu'elle a été prise à la suite d'une procédure irrégulière dès lors que son dossier personnel ne lui a pas été communiqué, qu'il n'a pas été mis à même d'être assisté par un avocat lors de l'enquête administrative, que la commission administrative n'était pas constituée de manière paritaire, que la décision est entachée d'une erreur de fait car il a rendu compte à sa hiérarchie ainsi que d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistrée le 10 janvier 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens ne sont pas fondés, la condition d'urgence n'étant au surplus pas satisfaite.
Par un mémoire en réplique, enregistrée le 10 janvier 2023, M. A C, représenté par Me Frédéric, conclut aux mêmes fins.
Vu :
- la décision contestée,
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité intérieure ;
- le décret n°82-451 du 28 mai 1982 relatif aux commissions administratives paritaires ;
- le décret n° 84-961 du 25 octobre 1984 modifié relatif à la procédure disciplinaire concernant les fonctionnaires de l'Etat ;
- le décret n°94-874 du 7 octobre 1994 fixant les dispositions communes applicables aux stagiaires de l'Etat et de ses établissements publics ;
- le décret n°2005-850 du 27 juillet 2005 relatif aux délégations de signature des membres du Gouvernement ;
- l'arrêté du 6 juin 2006 portant règlement général d'emploi de la police nationale ;
- la note d'information de la direction générale de la police nationale du 22 octobre 2012 relative à l'assistance et à l'information de l'agent dans le cadre de l'enquête administrative ;
- le code de justice administrative.
M. A C a présenté une requête, enregistrée le 19 décembre 2022 sous le numéro 2212223, demandant l'annulation de la décision attaquée.
La présidente du Tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Après avoir, au cours de l'audience du 12 janvier 2023, présenté son rapport en présence de Mme Do Novo, greffière d'audience, et entendu les observations de Me Frédéric, représentant M. C, requérant, absent, qui rappelle qu'il a fait l'objet d'une exclusion définitive du service alors qu'il était gardien de la paix stagiaire, qu'il est donc révoqué et n'a plus de revenus, et qui maintient, sur le doute sérieux, qu'il devait bénéficier d'une copie de son dossier avant la commission de discipline, que seule le volet disciplinaire lui a été fourni et pas le dossier personnel, que, s'il a précisé lors du conseil qu'il avait eu connaissance de son dossier, cela ne concernait que son dossier disciplinaire, et il n'était pas assisté par un avocat, que lui-même a eu des difficultés pour se voir communiquer le dossier personnel de son client, que l'enquête administrative a été faite en contradiction avec la note de 2012 car il n'a pas été représenté lors de l'enquête et, sur le fond, que la décision comporte une erreur de fait importante car il a bien rendu compte auprès de sa hiérarchie de ses initiatives pour récupérer le véhicule de son père.
Le ministre de l'intérieur et des outre-mer, dûment convoqué, n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1 Par un arrêté du 17 octobre 2022, notifié le 19 octobre 2022, le ministre de l'intérieur et des outre-mer a prononcé l'exclusion définitive du service de M. A C, gardien de la paix stagiaire affecté à la circonscription de sécurité de proximité de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), décision motivée par des faits survenus en octobre 2021 alors qu'il était élève gardien de la paix à l'école nationale de police de Nîmes (Gard). Par une requête enregistrée le 19 décembre 2022, l'intéressé a demandé au présent tribunal l'annulation de cette décision, dont il demande également, par une requête enregistrée le lendemain, de prononcer la suspension de son exécution.
2 Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".
3 En premier lieu, aux termes de l'article 1er du décret n° 2005-850 du 25 juillet 2005 susvisé : " A compter du jour suivant la publication au Journal officiel de la République française de l'acte les nommant dans leurs fonctions ou à compter de l'enregistrement de cet acte au recueil spécial mentionné à l'article L. 861-1 du code de la sécurité intérieure, lorsqu'il est fait application de cet article, ou à compter du jour où cet acte prend effet, si ce jour est postérieur, peuvent signer, au nom du ministre ou du secrétaire d'Etat et par délégation, l'ensemble des actes, à l'exception des décrets, relatifs aux affaires des services placés sous leur autorité : 1° Les secrétaires généraux des ministères, les directeurs d'administration centrale, les chefs des services à compétence nationale mentionnés au premier alinéa de l'article 2 du décret du 9 mai 1997 susvisé et les chefs des services que le décret d'organisation du ministère rattache directement au ministre ou au secrétaire d'Etat ; () ". Il ressort des pièces du dossier que le signataire de la décision attaquée a été nommé directeur des ressources et des compétences de la police nationale à compter du 23 août 2022 par un décret publié au Journal officiel de la République française du 30 juillet 2022. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte ne pourra qu'être écarté comme manquant en fait.
4 En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 532-4 du code général de la fonction publique : " Le fonctionnaire à l'encontre duquel une procédure disciplinaire est engagée a droit à la communication de l'intégralité de son dossier individuel et de tous les documents annexes. L'administration doit l'informer de son droit à communication du dossier. Le fonctionnaire à l'encontre duquel une procédure disciplinaire est engagée a droit à l'assistance de défenseurs de son choix ". Aux termes de l'article 1er du décret n° 84-961 du 25 octobre 1984 susvisé : " L'administration doit dans le cas où une procédure disciplinaire est engagée à l'encontre d'un fonctionnaire informer l'intéressé qu'il a le droit d'obtenir la communication intégrale de son dossier individuel et de tous les documents annexes et la possibilité de se faire assister par un ou plusieurs défenseurs de son choix. Les pièces du dossier et les documents annexes doivent être numérotés ". Il résulte de ces dispositions qu'un agent public faisant l'objet d'une mesure prise en considération de sa personne, qu'elle soit ou non justifiée par l'intérêt du service, doit être mis à même d'obtenir communication de son dossier. Toutefois, ces mêmes dispositions n'obligent pas l'administration à communiquer spontanément l'ensemble de son dossier individuel à l'agent concerné, mais seulement à le mettre à même d'en demander la communication.
5 Il ressort des pièces du dossier que, par une lettre à lui notifiée le 1er juin 2022, portant convocation devant le conseil de discipline prévu le 28 juin 2022, M. C a été informé qu'il pouvait, s'il le souhaitait " obtenir la communication intégrale et disciplinaire de (ses) dossiers individuel et disciplinaire ", que le même jour, par un courrier électronique, il a demandé la communication intégrale de son dossier et que le service, le 7 juin 2022, lui a communiqué son dossier disciplinaire tout en le renvoyant vers les services de l'école nationale de police de Nîmes pour disposer de son dossier individuel. Si l'intéressé, qui a accusé réception de la communication de son dossier disciplinaire, soutient que son dossier personnel ne lui a jamais été communiqué, il n'établit pas, et ne soutient d'ailleurs même pas, qu'il aurait formulé une demande en ce sens auprès des services de l'école nationale de police de Nîmes et qu'il n'y aurait pas été répondu favorablement. Par suite, le moyen tiré de ce qu'il aurait été privé d'une garantie, en raison de l'absence de communication par l'administration, de son dossier personnel, à supposer même qu'il ait pu contenir des éléments susceptibles d'influer sur la décision contestée, n'est pas, en l'état de l'instruction de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
6 En troisième lieu, aux termes de l'article L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute personne peut se prévaloir des documents administratifs mentionnés au premier alinéa de l'article L. 312-2, émanant des administrations centrales et déconcentrées de l'Etat et publiés sur des sites internet désignés par décret. (.) ". Aux termes de l'article R. 312-10 du même code : " Les sites internet sur lesquels sont publiés les documents dont toute personne peut se prévaloir dans les conditions prévues à l'article L. 312-3 précisent la date de dernière mise à jour de la page donnant accès à ces documents ainsi que la date à laquelle chaque document a été publié sur le site. Ces sites comportent, sur la page donnant accès aux documents publiés en application de l'article L. 312-3, la mention suivante : " Conformément à l'article L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration, toute personne peut se prévaloir de l'interprétation d'une règle, même erronée, opérée par les documents publiés sur cette page, pour son application à une situation qui n'affecte pas des tiers, tant que cette interprétation n'a pas été modifiée, sous réserve qu'elle ne fasse pas obstacle à l'application des dispositions législatives ou réglementaires préservant directement la santé publique, la sécurité des personnes et des biens ou l'environnement ". Les circulaires et instructions soumises aux dispositions de l'article R. 312-8 sont publiées sur les sites mentionnés au premier alinéa au moyen d'un lien vers le document mis en ligne sur le site mentionné à ce même article ".
7 Une irrégularité commise au cours d'une enquête administrative est sans influence sur la procédure suivie devant un conseil de discipline dès lors que celle-ci a respecté le principe du contradictoire. Par suite, la circonstance que M. C n'ait pas été assisté par un tiers ou par un avocat au cours de l'enquête diligenté par l'administration n'est pas de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, quand bien même la note du 22 octobre 2012 susvisée, au demeurant non publiée en application des dispositions précitées, préconiserait de " permettre à toute fonctionnaire stagiaire ou titulaire () de bénéficier, s'il le souhaite, de l'assistance de la personne ou du conseil de son choix lorsqu'il est entendu dans le cadre d'une enquête administrative ".
8 En quatrième lieu, aux termes de l'article 35 du décret n° 82-451 susvisé : " Lorsque les commissions administratives paritaires siègent en formation restreinte, seuls les membres titulaires et, éventuellement, leurs suppléants représentant le grade auquel appartient le fonctionnaire intéressé et les membres titulaires ou suppléants représentant le grade immédiatement supérieur ainsi qu'un nombre égal de représentants de l'administration sont appelés à délibérer ". Aux termes de l'article 41 du même décret : " Les commissions administratives ne délibèrent valablement qu'à la condition d'observer les règles de constitution et de fonctionnement édictées par la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat et par le présent décret, ainsi que par le règlement intérieur. En outre, les trois quarts au moins de leurs membres doivent être présents lors de l'ouverture de la réunion. Lorsque ce quorum n'est pas atteint, une nouvelle convocation est envoyée dans le délai de huit jours aux membres de la commission qui siège alors valablement si la moitié de ses membres sont présents. Un membre quittant la séance peut donner délégation à tout autre membre de la commission, titulaire ou suppléant, pour voter en son nom. () ". En vertu de ces dispositions, une commission administrative paritaire ne peut valablement délibérer, en formation restreinte comme en formation plénière, qu'à la condition qu'aient été régulièrement convoqués, en nombre égal, les représentants de l'administration et les représentants du personnel, membres de la commission, habilités à siéger dans la formation considérée, et eux seuls, et que le quorum ait été atteint. Si la règle de la parité s'impose ainsi pour la composition des commissions administratives paritaires, en revanche, la présence effective en séance d'un nombre égal de représentants du personnel et de représentants de l'administration ne conditionne pas la régularité de la consultation d'une commission administrative paritaire, dès lors que ni les dispositions précitées, ni aucune autre règle, ni enfin aucun principe ne subordonnent la régularité des délibérations des commissions administratives paritaires à la présence en nombre égal de représentants de l'administration et de représentants du personnel.
9 Il ressort des pièces du dossier qu'ont été convoqués à la commission administrative paritaire du 28 juin 2022 les six représentants du personnel. Si seuls cinq d'entre eux ont été présents et que le sixième n'a pas été remplacé par son suppléant, cette circonstance est sans incidence sur la régularité de l'avis émis par ladite commission non plus que sur la légalité de la décision en litige. Le moyen ne pourra donc qu'être écarté.
10 En cinquième lieu, aux termes de l'article 10 du décret n° 94-874 du 7 octobre 1994 susvisé : " Les sanctions disciplinaires susceptibles d'être infligées au fonctionnaire stagiaire sont : 1° L'avertissement ; 2° Le blâme ; 3° L'exclusion temporaire, avec retenue de rémunération à l'exclusion du supplément familial de traitement, pour une durée maximale de deux mois ; 4° Le déplacement d'office ; 5° L'exclusion définitive de service ". Aux termes de l'article R. 434-4 du code de la sécurité intérieure : " I. - L'autorité investie du pouvoir hiérarchique prend des décisions, donne des ordres et les fait appliquer. Elle veille à ce que ses instructions soient précises et apporte à ceux qui sont chargés de les exécuter toutes informations pertinentes nécessaires à leur compréhension. L'autorité hiérarchique assume la responsabilité des ordres donnés. Ordres et instructions parviennent à leurs destinataires par la voie hiérarchique. Si l'urgence impose une transmission directe, la hiérarchie intermédiaire en est informée sans délai.II. - Le policier ou le gendarme porte sans délai à la connaissance de l'autorité hiérarchique tout fait survenu à l'occasion ou en dehors du service, ayant entraîné ou susceptible d'entraîner sa convocation par une autorité de police, juridictionnelle, ou de contrôle ". Aux termes de l'article 113-1 de l'arrêté du 6 juin 2006 susvisé : " () Outre l'obligation de compte-rendu prévue à l'article 111-6 ci-dessus du présent règlement général d'emploi, les fonctionnaires actifs des services de la police nationale sont soumis à celle, également, de rendre compte sans délai et par écrit à la hiérarchie, qui, dès lors, prend toute mesure qui s'impose, de tout fait ou incident à caractère personnel ou se rapportant à l'exécution du service, et des circonstances dans lesquelles ils se sont produits, ayant entraîné ou susceptible d'entraîner leur présentation devant une autorité de police ou devant une autorité juridictionnelle. La hiérarchie est tenue informée sans délai de l'évolution des faits ainsi signalés et des suites qu'ils ont comporté ".
11 Il ressort des pièces du dossier que la décision du 17 octobre 2022 est motivée par le fait que, au début du mois d'octobre 2021, l'intéressé a pris l'initiative de mener des recherches à titre privé, arbitrairement et à l'insu de sa hiérarchie dans les fichiers de police, en parallèle avec l'enquête judiciaire diligentée à la suite de la plainte déposée le 6 octobre 2021 par son père victime d'une escroquerie, afin d'identifier l'auteur des faits et de récupérer le véhicule dérobé à celui-ci, qu'il a ensuite mené avec son frère, également gardien de la paix stagiaire, une opération en région parisienne aux fins de récupérer le dit véhicule, le tout sans aviser les services compétents et en montrant au surplus à un passant un brassard " police " qu'il n'avait pas le droit de détenir, et enfin d'être rentrés dans le département de l'Hérault avec le véhicule et que ces faits n'ont été révélés à la hiérarchie qu'à la suite de discussions impromptues avec des collègues.
12 Eu égard aux obligations qui sont les siennes en qualité de gardien de la paix stagiaire, dès lors que le requérant, qui avait déjà fait l'objet d'une sanction disciplinaire de cinq jours d'exclusion temporaire de fonctions, ne conteste pas la matérialité des faits qui lui sont reprochés, en particulier lors du conseil de discipline où il a admis " ne pas avoir pensé à aviser sa hiérarchie " mais indique uniquement avoir avisé de son expédition le commissariat de sécurité publique de Bondy (Seine-Saint-Denis), qui lui avait d'ailleurs conseillé de faire appel à " Police Secours " ainsi que l'adjoint au chef de centre à son retour dans le département de l'Hérault, en l'état de l'instruction, c'est sans avoir commis d'erreur d'appréciation ni avoir entaché sa décision d'une erreur de fait que le ministre de l'intérieur et des outre-mer a prononcé à son encontre la sanction de l'exclusion définitive de fonctions.
13 Il résulte de l'ensemble de ce qui précède qu'aucun des moyens soulevés par M. C n'est de nature, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision dont la suspension de l'exécution est demandée, et que sa requête ne peut donc qu'être rejetée, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence, dans l'ensemble de ses composantes.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Le juge des référés,
Signé : M. B
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°221221
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026