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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2212271

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2212271

jeudi 13 avril 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2212271
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET SEBAN & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 décembre 2022, la préfète du Val-de-Marne demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 554-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'article 5 de la délibération n° 2022-06-28 de l'établissement public territorial " Grand-Orly-Seine-Bièvre " en date du 28 juin 2022 relatif à la " prise en compte des pénibilités dans la durée annuelle du travail " sur la durée annuelle du travail et l'organisation des temps et ses annexes relatives aux tableaux de facteurs de pénibilité.

Elle indique que, par une délibération du 15 février 2022, le conseil de territoire de l'établissement public territorial " Grand-Orly-Seine-Bièvre " a défini les sujétions particulières applicable à ses agents pour la prise en compte des " pénibilités dans la durée annuelle du travail ", qu'elle a adressé un recours gracieux le 6 avril 2022, que cette délibération a été modifiée le 28 juin 2022 mais que les dispositions de son article 5 demeurent illégales en qu'il octroie une réduction de la durée légale du temps de travail à des agents en l'absence de sujétions particulières, qu'il a adressé un nouveau recours gracieux le 30 août 2022, resté sans réponse.

Elle soutient que les dispositions de l'article 5 de la délibération du 28 juin 2022 méconnaissent celles de l'article 2 du décret n° 2001-623 du 12 juillet 2001 en ce qu'elle ne précise pas les sujétions particulières justifiant des dérogations à la durée du travail accordées à ses agents, que les nouveaux facteurs de risques professionnels retenus ne répondent pas à la définition de sujétions particulières, et notamment le travail sur écran, les " responsabilités complexes/la charge cognitive " pour l'encadrement, le contact permanent avec le public, ou les déplacements en milieu urbain, que, pour l'exposition à des agents chimiques dangereux, ce critère est redondant avec d'autres, déjà reconnus, et que l'application de ces critères aux trois quarts des agents de l'établissement démontre l'illégalité du cadre des sujétions retenu par l'établissement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 janvier 2023, l'établissement public territorial Grand-Orly-Seine-Bièvre, représenté par Me Carrère, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de l'Etat de la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens ne sont pas fondés et que les critères retenus pour motiver les sujétions particulières et, partant, les réductions de temps de travail accordées sont légales, étant d'ailleurs également divisibles entre elles.

Vu :

- la délibération n° 2022-06-28 du 28 juin 2022 du conseil de territoire de l'établissement public territorial " Grand-Orly-Seine-Bièvre ";

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code général de la fonction publique ;

- la loi n° 2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique ;

- le décret n°2000-815 du 25 août 2000 relatif à l'aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique de l'Etat et dans la magistrature ;

- le décret n° 2001-623 du 12 juillet 2001 pris pour l'application de l'article 7-1 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et relatif à l'aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique territoriale ;

- la décision n° 2022-1006 QPC du 29 juillet 2022 par laquelle le Conseil constitutionnel a déclaré conforme à la Constitution la première phrase du premier alinéa du paragraphe I de l'article 47 de la loi n°2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Par une requête enregistrée le 21 décembre 2022 sous le numéro 2212272, la préfète du Val-de-Marne a demandé l'annulation de l'article 5 de la décision contestée.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir, au cours de l'audience du 24 mars 2023, tenue en présence de Mme Aubret, greffière d'audience, présenté son rapport et entendu :

- les observations de Mesdames Boucher, Belbol, Leopold, Chambrillon et Onyibo, représentant la préfète du Val-de-Marne, qui s'en remettent principalement aux écritures de la requête, qui rappellent que le durée annuelle du temps de travail peut être aménagée mais que le champ de la dérogation doit être limité par des sujétions particulières et que les tribunaux sont unanimes pour limiter les réductions du temps de travail, que les cinq facteurs supplémentaires retenus par la collectivité ne correspondent pas aux conditions du décret et que la réduction concernera 1175 agents sur 1550, soit les trois quarts et qui maintiennent que l'article 5 est illégal et que son exécution doit être suspendue ;

- les observations de Me Cadoux, représentant l'établissement public territorial " Grand-Orly-Seine-Bièvre " , soutient que le déféré repose sur une appréciation du droit qui est fausse ainsi que sur une mauvaise appréciation des textes applicables, que la question de la spécification de la sujétion ne figure pas dans la jurisprudence, que le dispositif a vocation à compenser des facteurs de risque professionnel, que la réduction du temps de travail est d'une amplitude très faible, jusqu'à 3 % de celui-ci, que cela a été fait sur les points qui ont un impact sur les agents, qu'il a été démontré par l'institut national de recherche et de sécurité que le travail sur écran ou la conduite en milieu urbain sont facteurs de risque pour les personnels, qu'il faut distinguer entre les conditions et les sujétions, que la liste des emplois a été faite pour informer l'assemblée délibérant.

- les observations complémentaires de Mesdames Boucher, Belbol, Leopold , Chambrillon et Onyibo, représentant la préfète du Val-de-Marne, qui maintiennent que l'analyse de la préfecture repose sur la jurisprudence, que le rapport se base sur des recommandations et non sur des sujétions et que le tableau annexé à la délibération a été établi à la demande de la préfecture.

Considérant ce qui suit :

1 Par une délibération du 28 juin 2022, le conseil de territoire de l'établissement public territorial " Grand-Orly-Seine-Bièvre " a modifié les termes d'une précédente délibération en date du 15 février 2022 relative à la durée annuelle du travail et à l'organisation des temps, en particulier son article 5, au vu des observations émises par la préfète du Val-de-Marne le 6 avril 2022. Ce nouvel article est ainsi rédigé : " Article 5 : Prise en compte des pénibilités dans la durée annuelle du travail / Conformément à l'article 2 du décret n° 2001-623 du 12 juillet 2001 pris pour l'application de l'article 7-1 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et relatif à l'aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique territoriale, le Grand-Orly Seine Bièvre dans le cadre de son dialogue social et de l'élaboration d'un règlement des temps de travail qui lui soit propre s'est emparé de ce mécanisme et a étudié la fréquence d'exposition aux risques professionnels des différents métiers exercés par les agents territoriaux. Il a ainsi établi une grille cotant pour chaque métier l'exposition à 14 facteurs de risques professionnels et aboutissant à un classement des métiers en fonction de cette cotation (tableaux joints en annexe). En complément de sa politique de prévention et de lutte contre l'exposition aux risques professionnels, le Grand-Orly Seine Bièvre reconnait ainsi les facteurs de pénibilité et d'exposition aux risques professionnels et d'usure professionnelle dans les métiers. Les métiers non éligibles à la réduction du temps de travail ne sont pas pour autant considérés comme dépourvus de pénibilité. Celle-ci est traitée dans le cadre de la politique de prévention. Quatre groupes de métiers ont ainsi été identifiés : - Des métiers intensément exposés (221 agents) pour lesquels il est proposé une durée annuelle de travail à temps complet de 1 544 heures, soit l'équivalent de 9 jours ARTT, - Des métiers exposés fortement (202 agents) pour lesquels il est proposé une durée annuelle de travail à temps complet de 1 565 heures, soit l'équivalent de 6 jours ARTT, - Des métiers exposés modérément (751 agents) pour lesquels il est proposé une durée annuelle du temps de travail de 1 586 heures, soit l'équivalent de 3 jours ARTT, - Des métiers non exposés aux facteurs de risque professionnels retenus. Ces jours d'aménagement et de réduction du temps de travail (ARTT) doivent être utilisés au cours de l'année au titre de laquelle ils sont accordés. Ils ne peuvent être reportés sur l'année suivante et ne peuvent être versés sur un compte épargne-temps ". Par une lettre du 30 août 2022, la préfète du Val-de-Marne a formé un recours gracieux contre cette délibération, en retenant que " les sujétions particulières apparaissent ainsi insuffisamment motivées ", et que les situations de " déplacements / conduite en milieu urbain dense ", de " travail sur écran " et de " responsabilités complexes / charge cognitive " ne caractérisaient pas des sujétions particulières au sens de l'article 2 du décret n° 2001-623 du 12 juillet 2001. Aucune réponse n'a été apportée à ce recours. Par une requête enregistrée le 21 décembre 2022, la préfète du Val-de-Marne a donc demandé au présent tribunal l'annulation de l'article 5 de la délibération du 15 février 2022 modifié par celle du 28 juin 2022 et demande au juge des référés, par une requête du même jour, d'en suspendre l'exécution.

Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 554-1 du code de justice administrative

2 Aux termes de l'article L. 554-1 du code de justice administrative : " Les demandes de suspension assortissant les requêtes du représentant de l'Etat dirigées contre les actes des communes sont régies par le 3e alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales ci-après reproduit : " Art. L. 2131-6, alinéa 3.- Le représentant de l'Etat peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois. " Les demandes de suspension assortissant les requêtes du représentant de l'Etat dirigées contre les actes d'autres collectivités ou établissements suivent, de même, les règles fixées par les articles L. 2541-22, L. 2561-1, L. 3132-1, L. 4142-1, L. 4411-1, L. 4421-1, L. 4431-1, L. 5211-3, L. 5421-2, L. 5711-1 et L. 5721-4 du code général des collectivités territoriales. () ".

3 En vue de l'harmonisation de la durée du temps de travail au sein des fonctions publiques, l'article 47 de la loi du 6 août 2019 susvisée de transformation de la fonction publique imposent aux collectivités territoriales qui en ont fait usage de fixer, par une délibération prise dans le délai d'un an à compter du renouvellement de leurs assemblées délibérantes, les règles relatives au temps de travail de leurs agents dans les limites applicables à ceux de l'État. En premier lieu, en adoptant ces dispositions, le législateur a entendu contribuer à l'harmonisation de la durée du temps de travail au sein de la fonction publique territoriale ainsi qu'avec la fonction publique de l'État afin de réduire les inégalités entre les agents et faciliter leur mobilité. Ce faisant, il a poursuivi un objectif d'intérêt général. En second lieu, d'une part, les dispositions contestées se bornent, en matière d'emploi, d'organisation du travail et de gestion de leurs personnels, à encadrer la compétence des collectivités territoriales pour fixer les règles relatives au temps de travail de leurs agents. D'autre part, les collectivités territoriales qui avaient maintenu des régimes dérogatoires demeurent libres, comme les autres collectivités, de définir des régimes de travail spécifiques pour tenir compte des sujétions liées à la nature des missions de leurs agents.

4 Aux termes d'une part de l'article L. 611-1 du code général de la fonction publique : " La durée du travail effectif des agents de l'Etat est celle fixée à l'article L. 3121-27 du code du travail, sans préjudice des dispositions statutaires fixant les obligations de service pour les personnels enseignants et de la recherche. Le décompte du temps de travail est réalisé sur la base d'une durée annuelle de travail effectif de 1 607 heures, dans des conditions prévues par un décret en Conseil d'Etat précisant notamment les mesures d'adaptation tenant compte des sujétions auxquelles sont soumis certains agents ". Aux termes de l'article L. 611-2 du même code, qui a repris les termes de l'article 7-1 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 relative à la fonction publique territoriale : " Les règles relatives à la définition, à la durée et à l'aménagement du temps de travail des agents territoriaux sont fixées par la collectivité ou l'établissement, dans les limites applicables aux agents de l'Etat, en tenant compte de la spécificité des missions exercées par ces collectivités ou établissements. Les modalités d'application du présent article sont fixées par un décret en Conseil d'Etat, qui prévoit notamment les conditions dans lesquelles la collectivité ou l'établissement peut, par délibération, proposer une compensation financière d'un montant identique à celle dont peuvent bénéficier les agents de l'Etat, en contrepartie des jours inscrits à leur compte épargne temps ".

5 Aux termes de l'article 1er du décret du 12 juillet 2001 susvisé, pris pour l'application de l'article 7-1 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 et relatif à l'aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique territoriale : " Les règles relatives à la définition, à la durée et à l'aménagement du temps de travail applicables aux agents des collectivités territoriales et des établissements publics en relevant sont déterminées dans les conditions prévues par le décret du 25 août 2000 susvisé () ". L'article 2 du même texte poursuit, dans sa version applicable à la date de la délibération contestée : " L'organe délibérant de la collectivité ou de l'établissement peut, après avis du comité technique compétent, réduire la durée annuelle de travail servant de base au décompte du temps de travail défini au deuxième alinéa de l'article 1er du décret du 25 août 2000 susvisé pour tenir compte des sujétions liées à la nature des missions et à la définition des cycles de travail qui en résultent, et notamment en cas de travail de nuit, de travail le dimanche, de travail en horaires décalés, de travail en équipes, de modulation importante du cycle de travail ou de travaux pénibles ou dangereux ". Aux termes de l'article 1er du décret susvisé du 25 août 2000 relatif à l'aménagement et à la réduction du temps de travail dans la fonction publique de l'Etat et dans la magistrature : " La durée de travail effectif est fixée à trente-cinq heures par semaine dans les services et établissements publics administratifs de l'Etat (). / Le décompte du temps de travail est réalisé sur la base d'une durée annuelle de travail effectif de 1607 heures maximum, sans préjudice des heures supplémentaires susceptibles d'être effectuées. / Cette durée est susceptible d'être réduite () pour tenir compte des sujétions liées à la nature des missions et à la définition des cycles de travail qui en résultent, et notamment en cas de travail de nuit, de travail le dimanche, de travail en horaires décalés, de travail en équipes, de modulation importante du cycle de travail, ou de travaux pénibles ou dangereux ".

6 Il ressort des pièces du dossier qu'en application de l'article 5 de la délibération du 15 février 2022 tel que modifié le 28 juin 2022, trois groupes de métiers ont été identifiés, concernant 1174 agents, soit un peu plus des trois quarts des 1551 agents de l'établissement, qui bénéficient d'une ou plusieurs sujétions, soit en l'espèce l' " exposition à des agents biologiques ", les " déplacements / conduites en milieu urbain dense ", le " travail sur écran ", la " responsabilités complexes / charge cognitive " et le " contact permanent avec le public " permettant de réduire leur temps de travail de 3 à 9 jours par an, selon qu'ils exercent des métiers exposés modérément, fortement ou intensément.

7 Par son caractère largement majoritaire, faisant référence à des caractéristiques de métier qui leur sont inhérentes comme le travail sur écran, les déplacements en milieu urbain dense, les responsabilités complexes ou le contact permanent avec le public, la préfète du Val-de-Marne est fondée à soutenir qu'il existerait, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité de l'article 5 de la délibération en litige au regard des dispositions de l'article 2 du décret du 12 juillet 2001 et à en demander la suspension de son exécution en tant qu'elle prendrait en compte ces quatre critères pour définir les sujétions particulières des agents de l'établissement public leur permettant de bénéficier de jours de congés supplémentaires.

8 Dans ses conditions, il y a lieu de suspendre l'exécution de l'article 5 de la délibération en date du 15 février 2022 du conseil de territoire de l'établissement public territorial " Grand-Orly-Seine-Bièvre " et relative à la durée annuelle du travail et à l'organisation des temps, tel que modifié par la délibération du 28 juin 2022, ensemble ses annexes relatives aux tableaux de facteurs de pénibilité, est suspendue en tant qu'elle a pris en compte les critères de " déplacements / conduites en milieu urbain dense ", de " travail sur écran ", de " responsabilités complexes / charge cognitive " et de " contact permanent avec le public " pour faire bénéficier aux agents concernés de jours de congés supplémentaires.

Sur les frais du litige

9 Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ".

10 L'Etat (préfète du Val-de-Marne) n'étant pas la partie perdante dans la présente affaire, il n'y a pas lieu de mettre à sa charge une somme à verser à l'établissement public territorial " Grand-Orly-Seine-Bièvre " une somme en application de ces dispositions citées.

O R D O N N E

Article 1er : L'exécution de l'article 5 de la délibération en date du 15 février 2022 du conseil de territoire de l'établissement public territorial " Grand-Orly-Seine-Bièvre " et relative à la durée annuelle du travail et à l'organisation des temps, tel que modifié par la délibération du 28 juin 2022, ensemble ses annexes relatives aux tableaux de facteurs de pénibilité, est suspendue en tant qu'elle a pris en compte les critères de " déplacements / conduites en milieu urbain dense ", de " travail sur écran ", de " responsabilités complexes / charge cognitive " et de " contact permanent avec le public " pour faire bénéficier aux agents concernés de jours de congés supplémentaires.

Article 2 : Les conclusions de l'établissement public territorial " Grand-Orly-Seine-Bièvre sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la préfète du Val-de-Marne et à l'établissement public territorial Grand-Orly-Seine-Bièvre.

Le juge des référés, Le greffière

A : M. B A : S. Aubret

La République mande et ordonne au ministre de la transformation et de la fonction publiques, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2212271

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