vendredi 30 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2300189 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP DIDIER, PINET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés respectivement le 9 janvier 2023 et le 12 octobre 2023, la société Lactalis International, représentée par Me Bombardier, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 12 juillet 2022 par laquelle l'inspectrice de la concurrence, consommation et de la répression des fraudes à la direction départementale de la protection des populations du Val-de-Marne et son chef de service lui ont enjoint de mettre en conformité les étiquetages de camemberts ne bénéficiant pas de l'AOP " Camembert de Normandie ", ainsi que la décision du 10 novembre 2022 rejetant son recours hiérarchique contre cette décision ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 août 2023, la préfète du Val-de-Marne conclut au rejet de la requête.
Par une ordonnance du 8 novembre 2023, la clôture de l'instruction a été prononcée avec effet immédiat.
Une intervention présentée pour l'Institut national de l'origine et de la qualité, a été enregistrée le 29 janvier 2024, et un second mémoire en défense présenté par la préfète du Val-de-Marne a été enregistré le 23 février 2024, après la clôture d'instruction.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 351-8 du code de justice administrative : " Lorsque des considérations de bonne administration de la justice l'imposent, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, de sa propre initiative ou sur la demande d'un président de tribunal administratif () attribue, par une ordonnance motivée qui n'est pas susceptible de recours, le jugement d'une ou plusieurs affaires à la juridiction qu'il désigne ".
2. Le présent litige, qui relève en principe de la compétence du tribunal administratif de Melun, a le même objet que des demandes jugées par le tribunal administratif de Caen, notamment par deux jugements du 12 février 2024, n° 2302054 et n°s 2202022-2202024-2202025-2302053, qui statuent sur deux demandes qui lui ont été attribuées par des ordonnances du président de la section du contentieux du Conseil d'Etat prises le 25 juillet 2023 en application de l'article précité. Ainsi, dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice et en application des dispositions précitées du code de justice administrative, il y a lieu de transmettre la présente requête au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, afin qu'il attribue le jugement de l'affaire à la juridiction qu'il désignera.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de la société Lactalis International est transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Lactalis International à la préfète du Val-de-Marne et au président de la section du contentieux du Conseil-d 'Etat.
Copie en sera adressée à l'Institut national de l'origine et de la qualité.
La présidente du tribunal,
C. Ledamoisel
Pour expédition conforme
La greffière,
N°2300189
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026