lundi 13 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2300566 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DE SA - PALLIX |
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de Genève du 28 juillet 1951 et le protocole signé à New York le 31 janvier 1967 relatifs au statut des réfugiés ;
- la convention internationale sur les droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 modifié pris pour son application ;
-le code de justice administrative.
Par une requête enregistrée le 1er août 2022 sous le numéro 2207558, M. C a demandé l'annulation de la décision contestée du préfet de Seine-et-Marne.
La présidente du tribunal administratif de Melun a désigné M. Aymard, vice-président, pour statuer en tant que juge des référés en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Après avoir, au cours de l'audience du 2 février 2023, présenté son rapport en présence de Mme Do Novo, greffière d'audience, et entendu les observations de Me De Sa-Pallix, représentant M. C, requérant, absent, qui rappelle qu'il est en régime de semi-liberté depuis le 23 janvier 2023 avec une obligation de formation et de travail, qu'il devra retourner en détention s'il ne la respecte pas, qu'il dispose d'un suivi personnel qui lui permet d'avoir des permissions de sortie, que la chambre d'application des peines a admis la possibilité de sorties et d'insertion professionnelle malgré la lourdeur de ses condamnations, qu'il ne représente plus une menace pour l'ordre public, que les liens avec son enfant ont été distendus parce que les parloirs de la maison d'arrêt de Melun ne sont pas adaptés aux visites des familles et que sa compagne qui travaillait à Paris ne pouvait venir que le samedi matin, jour où son fils avait ses consultations chez son psychologue, qu'il doit être en mesure de participer à la vie familiale en travaillant, que le préfet de Seine-et-Marne n'a pas examiné son dossier et aurait dû consulter la commission du titre de séjour, qui sollicite aussi la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail sur la seule base du sauf-conduit de l'administration pénitentiaire car il n'est pas en mesure de présenter un passeport angolais, ayant toujours la qualité de réfugié, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ne s'occupant plus de son état civil depuis que la qualité de réfugié lui a été retirée.
Le préfet de Seine-et-Marne, dûment convoqué, n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, ressortissant angolais né le 16 août 1990 à Landana (Province du Cabinda), entré en France le 27 septembre 2002, a été reconnu réfugié par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 16 avril 2004. Il a sollicité, le 26 décembre 2011, la délivrance d'une carte de résident en qualité de réfugié. Le 10 juin 2012, il est devenu le père d'un enfant né de sa relation avec une ressortissante française. Toutefois, à cette époque, il était incarcéré depuis le 9 janvier 2012, en raison notamment de condamnations, prononcées le 15 janvier 2014 par la chambre des appels correctionnels de la cour d'appel de Bordeaux à trois ans et 6 mois d'emprisonnement pour des faits d'enlèvement et de violence avec armes, pour des faits survenus le 19 décembre 2009, et le 19 juin 2015, par la cour d'assises de Paris pour des faits de viol, vol avec arme, escroquerie et violence commise en réunion, pour des faits commis le 30 octobre 2011. Le 12 janvier 2021, le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides lui a retiré sa protection internationale par une décision confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 19 novembre 2021. Le 14 février 2021, il avait sollicité du préfet de Seine-et-Marne territorialement compétent en raison de son incarcération au centre pénitentiaire de Melun, à titre principal la délivrance d'une carte de résident en qualité de réfugié ou, à titre subsidiaire, d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en qualité de parent d'enfant français. Des récépissés de demande de titre de séjour lui ont été remis les 1er juillet 2021 et 12 octobre 2021, ce dernier valable jusqu'au 11 janvier 2022. Par une décision du 29 mars 2022, le préfet de Seine-et-Marne a refusé de faire droit à sa demande, sans toutefois prononcer à son encontre d'obligation de quitter le territoire français, au motif de la menace pour l'ordre public que constituait sa présence sur le territoire. M. C a formé un recours demandant l'annulation de cette décision le 1er août 2022. Par un arrêt du 29 novembre 2022, la chambre de l'application des peines de la Cour d'appel de Paris, constatant qu'il était libérable le 22 octobre 2024, l'a admis au régime de la semi-liberté à compter du 23 janvier 2023 au centre de semi-liberté de Paris (Maison d'arrêt de Paris-La Santé) et jusqu'à la date de la fin de peine, lui a accordé une permission de sortir du lundi au vendredi de 7 heures à 19 heures, et du samedi 8 heures au dimanche 19 heures ainsi que chaque jour férié de 8 heures à 19 heures, a assujetti le maintien du régime de semi-liberté à l'obligation pour l'intéressé d'exercer une activité professionnelle ou suivre un enseignement ou une formation professionnelle, continuer de réparer les dommages aux victimes ainsi que les sommes dues au Trésor Public, l'absence de ces obligations pouvant entraîner sa réintégration dans le régime ordinaire de la détention. Par une requête enregistrée le 22 janvier 2023, M. C demande la suspension de l'exécution de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour en date du 29 mars 2022.
Sur les conclusions sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : "Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision".
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le demandeur, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence s'apprécie objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de chaque espèce.
Sur l'urgence :
4. Il ressort des pièces du dossier que M. C a été admis au bénéfice d'un régime de semi-liberté vingt-un mois avant sa date de libération du centre pénitentiaire et que ce régime est soumis en particulier à une obligation de travail ou de formation professionnelle, lesquelles ne sont possibles que si l'intéressé dispose du droit de résider sur le territoire et d'y travailler légalement. La décision du 29 mars 2022, dont la suspension de l'exécution est demandée, le mettant dans l'impossibilité de justifier de la régularité de son séjour sur le territoire, et par conséquent d'y travailler, expose ainsi le requérant à la révocation de son régime de semi-liberté par le juge d'application des peines dès lors qu'il ne pourra pas respecter les obligations mises à sa charge par l'arrêt du 29 novembre 2022, et rendre ainsi plus difficile sa réinsertion sociale alors même que ce même arrêt a reconnu que le condamné s'était " mobilisé depuis la décision entreprise ", justifiait d'un " suivi psychologique régulier ainsi qu'une prise en charge en addictologie ", reconnaissait " son entière et plaine responsabilité dans ses actes " estimant avoir commis un " crime inacceptable " ", avait " maintenu des liens avec sa compagne " et qu'il souhaitait " pouvoir s'occuper de leur enfant commun ", qui constitue " son principal facteur de stabilisation ", et qu'il s'était inscrit " dans une dynamique favorable ".
5. Dans ces circonstances, la condition d'urgence doit être réputée satisfaite, l'exécution de la décision contestée aboutissant dans les faits sinon à briser du moins sérieusement à entraver cette dynamique favorable.
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige :
6. Aux termes d'une part de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ", et d'autre part de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Pour l'application des stipulations précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France, et le respect des droits de l'enfant, doit apporter tout élément permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
7. S'il appartient en principe à l'autorité administrative de délivrer, lorsqu'elle est saisie d'une demande en ce sens, une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie qui remplit les conditions prévues par le code de l'entrée et du séjour des étrangers, elle ne peut opposer un refus à une telle demande que pour un motif d'ordre public suffisamment grave pour que ce refus ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du demandeur.
8. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. C est entré en France à l'âge de douze ans avec sa mère et ses deux frères, son père étant décédé, qu'il n'a donc plus aucune famille dans son pays d'origine où d'ailleurs il ne peut retourner puisqu'il dispose toujours de la qualité de réfugié au sens de la convention de Genève susvisée, qu'il a été scolarisé, qu'il est lui-même le père d'un enfant né, alors qu'il était incarcéré, de sa relation avec une ressortissante française qui l'a toujours soutenu lors de sa détention en allant le visiter dans la mesure de ses moyens et de ses disponibilités et qui s'est engagée à l'héberger dans le cadre de son régime de semi-liberté et que son enfant est marqué par l'absence de son père qu'il n'a pu voir qu'à de très rares occasions lors des visites en centre pénitentiaire.
9. Dans ces circonstances, et dans la mesure où il a été retenu par l'arrêt du 29 novembre 2022 qu'au regard notamment de la dynamique favorable dans laquelle le requérant semblait s'inscrire et d'une stabilité affective et familiale, l'aménagement de la peine d'emprisonnement sous la forme d'un régime de semi-liberté apparaissait comme " la plus adaptée à la préservation du sens de la condamnation, tout en permettant une insertion socio-professionnelle pérenne, gage de la prévention de la récidive ", M. C est fondé à soutenir qu'en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, quand bien même elle n'aurait été accompagnée d'aucune obligation de quitter le territoire français, le préfet de Seine-et-Marne ne l'a pas mis en situation de respecter les obligations de son régime de semi-liberté définies par l'autorité judiciaire, l'exposant ainsi à un risque de retour en centre pénitentiaire, et a ainsi entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations citées au point 6, et qu'il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
10. Par suite, il y a lieu de suspendre l'exécution de la décision en date du 29 mars 2022 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer à M. B C un titre de séjour, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
11. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. Il n'est pas saisi du principal et se prononce dans les meilleurs délais ". Si, pour le cas où l'ensemble des conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative est rempli, le juge des référés peut suspendre l'exécution d'une décision administrative et prescrire par la même décision juridictionnelle que l'auteur de la décision prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, de telles mesures doivent, ainsi que l'impose l'article L. 511-1 du même code, présenter un " caractère provisoire ".
12. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".
13. Si les conditions posées à l'octroi de la suspension d'une décision refusant un avantage sont remplies, il appartient donc au juge administratif d'assortir le prononcé de cette suspension de l'indication des obligations qui en découleront pour l'administration et qui pourront consister à réexaminer les droits de l'intéressé à cet avantage dans un délai déterminé ou, le cas échéant, à prendre toute mesure conservatoire utile prescrite par le juge compte tenu de l'objet du litige, du moyen retenu et de l'urgence.
14. En l'espèce, la présente ordonnance, qui ordonne la suspension de l'exécution de la décision du 29 mars 2022 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer à M. B C un titre de séjour implique seulement qu'il lui soit délivré, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail valable jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité, et que cette autorisation de séjour lui soit délivrée sur la seule foi du sauf-conduit pour travail en semi-liberté délivré le 29 novembre 2022 par le directeur de la maison d'arrêt de la Paris-La Santé à l'intéressé, ce dernier n'étant pas en mesure de présenter des documents d'état-civil, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides étant déchargé de cette fonction depuis la révocation définitive de son statut de réfugié et l'intéressé ne pouvant en solliciter de la part des autorités angolaises, eu égard à sa qualité de réfugié.
15. Il y a donc lieu de prononcer une injonction en ce sens au préfet de Seine-et-Marne, ou à tout autre préfet territorialement compétent.
Sur les frais liés au litige :
16. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation ". Aux termes de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée : " () Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens, ou qui perd son procès, et non bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, à payer à l'avocat du bénéficiaire de l'aide juridictionnelle, partielle ou totale, une somme qu'il détermine et qui ne saurait être inférieure à la part contributive de l'État, au titre des honoraires et frais non compris dans les dépens que le bénéficiaire de l'aide aurait exposés s'il n'avait pas eu cette aide. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. Si l'avocat du bénéficiaire de l'aide recouvre cette somme, il renonce à percevoir la part contributive de l'État. S'il n'en recouvre qu'une partie, la fraction recouvrée vient en déduction de la part contributive de l'État. Si, à l'issue du délai de douze mois à compter du jour où la décision est passée en force de chose jugée, l'avocat n'a pas demandé le versement de tout ou partie de la part contributive de l'État, il est réputé avoir renoncé à celle-ci () ".
17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat (préfet de Seine-et-Marne) une somme de 1 000 euros qui sera versée à Me Nicolas de Sa-Pallix, conseil de M. C, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celui-ci de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui aura été confiée. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas attribuée à l'intéressé, cette somme lui sera versée directement.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de la décision en date du 29 mars 2022 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer à M. B C un titre de séjour est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de Seine-et-Marne, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de délivrer à M. C, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail valable jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de la décision du 29 mars 2022, et que cette autorisation de séjour lui soit délivrée sur la seule foi du sauf-conduit pour travail en semi-liberté délivré le 29 novembre 2022 par le directeur de la maison d'arrêt de Paris-La Santé à l'intéressé.
Article 3 : L'Etat (préfet de Seine-et-Marne) versera une somme de 1 000 euros à Me Me Nicolas de Sa-Pallix, conseil de M. B C, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celui-ci de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État à la mission d'aide juridictionnelle qui lui aura été confiée. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas attribuée à l'intéressé, cette somme lui sera versée directement.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C, à Me Nicolas de Sa-Pallix et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera communiquée au préfet de Seine-et-Marne et au préfet de police de Paris.
Le juge des référés,
Signé : M. A
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2300566
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026