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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2300577

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2300577

jeudi 3 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2300577
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation9ème chambre
Avocat requérantZOUATCHAM

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 20 janvier, 24 janvier et 1er juin 2023, M. B A, représenté par Me Zouatcham, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures:

1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 26 décembre 2022 en tant que la préfète du Val-de-Marne l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office ;

3°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou à défaut " salarié " ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 500 euros à verser directement à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.

Il soutient que :

- les décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français sont insuffisamment motivées ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'irrégularité à défaut pour la préfète du Val-de-Marne d'avoir saisi la commission du titre de séjour ; il remplit les conditions fixées, d'une part, par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en qualité de père d'un enfant français et, d'autre part, par l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison de sa présence en France depuis plus de dix ans ;

- cette décision méconnaît son droit à être entendu dès lors qu'il n'a pas été mis en mesure, préalablement à son édiction, de présenter ses observations ;

- la préfète du Val-de-Marne a nécessairement commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ; le refus de séjour qui lui est opposé est de nature à porter une atteinte excessive au respect de sa vie privée et à contrevenir à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il remplit les conditions fixées au 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le titre de séjour qu'il a sollicité doit lui être accordé eu égard à l'intensité de ses liens familiaux en France et aux efforts entrepris pour mener à bien sa réinsertion ; la décision doit donc être annulée au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans que ne soit pris en considération le respect de sa vie privée et familiale ; la préfète du Val-de-Marne aurait dû accorder une suite favorable à sa demande de titre de séjour au regard des stipulations de l'article 3.1 de la convention internationale des droits de l'enfant ; la décision de refus de délivrance porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale et ne procède aucunement de l'intérêt supérieur de l'enfant ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français a été prise sur un fondement inopérant ;

- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ; elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît la loi ; au regard de sa situation, il remplit toutes les conditions pour la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ; une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " doit être accordée de plein droit à l'étranger qui possède des liens personnels et familiaux en France ; il remplit les conditions des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le refus de délivrance d'un titre de séjour et la notification d'une obligation de quitter le territoire français portent une atteinte disproportionnée à son droit à une vie familiale normale.

La requête a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne, qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Par une ordonnance du 7 juillet 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 22 juillet 2023 à 12 heures.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience, en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Luneau,

- et les observations de Me Zouatcham, représentant M. A, requérant présent.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant malien né en 1990 à Bamako (Mali), a fait l'objet d'un arrêté du 12 mars 2021 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par un jugement du 6 mai 2021, le tribunal administratif de Nice a annulé cet arrêté et a enjoint au préfet compétent de se prononcer à nouveau sur la situation de l'intéressé dans un délai d'un mois. M. A a déposé, le 3 septembre 2021, une demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile auprès des services de la préfecture du Val-de-Marne. Par arrêté du 26 décembre 2022, la préfète du

Val-de-Marne a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office. Par la présente requête, M. A demande au tribunal d'annuler cet arrêté en tant que la préfète du Val-de-Marne l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination.

Sur la demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ". En l'espèce, en raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

3. En premier lieu, si M. A soutient, sous l'intitulé " I - Sur l'obligation de quitter le territoire ", soit au titre du " A. Sur la légalité externe ", soit au titre du " B. Sur la légalité interne ", que la décision portant refus de titre de séjour, d'une part, n'est pas motivée et, d'autre part, est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation, méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers du droit d'asile, porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en se prévalant des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du même code et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et ne procède aucunement de l'intérêt supérieur de l'enfant, il est constant, outre le fait que ces moyens n'ont fait l'objet d'aucune indexation spécifique relative au refus de titre de séjour dans ses requête et mémoires, au demeurant confus, peu structurés et lisibles, que M. A n'a présenté devant le tribunal aucune conclusion tendant à l'annulation de l'arrêté en litige en tant que la préfète du Val-de-Marne a refusé de l'admettre au séjour.

4. En deuxième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français étant prise en conséquence de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour à M. A suffisamment motivé et édicté sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la préfète du Val-de-Marne était dispensée de la motiver de manière distincte. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision critiquée, qui ne se confond pas avec le bien-fondé des motifs, doit être écarté.

5. En troisième lieu, le moyen tiré de ce que la préfète du Val-de-Marne aurait dû saisir la commission du titre de séjour est inopérant à l'encontre de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.

6. En quatrième lieu, lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Il suit de là que le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français qui est prise concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour. M. A, qui a déposé une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article

L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et droit d'asile, a eu la possibilité dans le cadre de l'instruction de sa demande de porter à la connaissance de l'administration l'ensemble des informations relatives à sa situation personnelle dont il souhaitait se prévaloir et ne pouvait ignorer qu'en cas de rejet de cette demande, il était susceptible de faire l'objet d'une mesure d'éloignement. Il n'est, en tout état de cause, pas allégué ni même établi que M. A aurait été empêché de porter à la connaissance de l'administration toute information qu'il aurait estimé utile et susceptible d'avoir une incidence sur l'édiction de la mesure d'éloignement en litige. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que la préfète du Val-de-Marne a méconnu son droit d'être entendu avant l'édiction de l'arrêté attaqué.

7. En cinquième lieu, la préfète du Val-de-Marne ne s'est pas fondée, contrairement à ce que soutient M. A, sur les dispositions du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour prononcer à son encontre la décision portant obligation de quitter le territoire français contestée mais sur celles du 3° de l'article L. 611-1 du même code.

8. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

9. D'une part, M. A, sous l'intitulé " I - Sur l'obligation de quitter le territoire ", a soulevé le moyen tiré de " la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3 de la convention de New York ". S'il a précisé, à cette occasion, que la préfète du Val-de-Marne n'a pas procédé à un véritable examen de sa situation individuelle et qu'elle a commis une erreur manifeste d'appréciation, il n'a pas indexé de tels moyens dans le plan de son argumentation et ne peut donc être regardé comme ayant soulevé de tels moyens.

10. D'autre part, M. A soutient qu'il n'a pas quitté la France depuis 2014, qu'il a rencontré son épouse en 2015, qu'ils vivent ensemble depuis près de huit ans à la date de la décision attaquée avec leur fille, que ses liens familiaux " sont ancrés en France et non au Cameroun " où résident, notamment, la majorité des membres de sa famille. Toutefois, l'intéressé n'établit ni l'ancienneté ni la continuité de son séjour sur le territoire français. Par ailleurs, s'il ressort des pièces du dossier qu'il est le père de deux enfants, nés en 2016 et 2021, il n'établit pas la réalité de la communauté de vie avec ces derniers ni avec sa compagne, de nationalité algérienne, ni la réalité du mariage dont il se prévaut. En outre, s'il soutient exercer un emploi d'éboueur sur la commune de Chilly Mazarin au sein de la société Sépur, il n'en justifie pas. De même, s'il fait valoir qu'il exerce comme livreur chez Uber eat et qu'il ressort de ses relevés de compte bancaire qu'il a bénéficié de virements au cours de l'année 2022 émis par cette société et qu'il produit deux promesses d'embauche des 18 janvier et 3 juillet 2023, soit postérieurement à la date de la décision attaquée, ces circonstances ne sont pas suffisantes pour conclure à l'intégration sociale et professionnelle de M. A. Enfin, les pièces qu'il produit ne permettent pas d'établir la réalité des liens qu'il entretient avec son père et les autres membres de sa fratrie, la circonstance qu'ils bénéficient de cartes de résident n'étant pas de nature à faire obstacle à la mesure d'éloignement. Ainsi, M. A n'est pas fondé à soutenir que la préfète du Val-de-Marne aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels la décision critiquée et méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

11. En septième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.

12. S'il est établi que le fils aîné du requérant a été scolarisé en école maternelle au titre des années scolaires 2019-2020, 2020-2021, 2021-2022, en l'absence de tout autre élément particulier invoqué et compte tenu de ce qui a été dit au point 10. du présent jugement, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

13. En huitième et dernier lieu, à supposer même que M. A, sous l'intitulé " C. Sur la délivrance d'un titre de séjour ", ait entendu soutenir qu'il ne pouvait faire l'objet d'une mesure d'éloignement, motif pris de ce qu'il peut prétendre à la délivrance de plein droit d'un titre de séjour, il ressort des considérations énoncées au point ci-dessus qu'il ne remplit pas les conditions pour se voir délivrer de plein droit un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui ont repris celles du 7° de l'article L. 313-11, abrogé à la date de la décision attaquée, et n'est pas fondé à soutenir qu'il ne pouvait faire l'objet d'une mesure d'éloignement. A cet égard, il ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce qu'elles n'impliquent pas la délivrance de plein droit d'un titre de séjour.

14. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 26 décembre 2022 en tant que la préfète du Val-de-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il pourrait être reconduit d'office. Il y a lieu, par voie de conséquence, de rejeter ses conclusions aux fins d'annulation ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du

10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : M. A est admis, à titre provisoire, à l'aide juridictionnelle.

Article 2 : La requête de M. A est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète du Val-de-Marne.

Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Bonneau-Mathelot, présidente,

Mme Luneau, première conseillère,

M. Demas, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2024.

La rapporteure,

F. LUNEAU

La présidente,

S. BONNEAU-MATHELOTLa greffière,

S. SCHILDER

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2300577

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