jeudi 27 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2301258 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Avocat requérant | MARMIN SEBASTIEN |
Vu la procédure suivante :
Par un courrier, enregistré le 9 février 2021, M. B A, représenté par
Me Marmin, a saisi le tribunal d'une demande tendant à obtenir l'exécution du jugement n°1803916 rendu le 18 juillet 2019 par lequel le tribunal, d'une part, a annulé l'arrêté du
30 janvier 2018 par lequel le préfet du Val-de-Marne avait refusé à M. A la délivrance d'un titre de séjour, l'avait obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et avait fixé le pays de destination, et, d'autre part, a enjoint à l'État (préfet du Val-de-Marne ou à tout préfet territorialement compétent) de lui délivrer dans un délai de 2 mois une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ".
Le requérant demande en outre de prononcer une astreinte de 100 euros par jour de retard dans l'exécution du jugement n°1803916 en date du 18 juillet 2019 et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de la justice administrative.
Par une ordonnance du 8 février 2023, le vice-président du tribunal a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement n°1803916 du 18 juillet 2019.
Par un mémoire enregistré le 22 mars 2023, la préfète du Val-de-Marne doit être regardée comme concluant à ce que le tribunal prononce un non-lieu à statuer.
Elle fait valoir qu'à la suite du jugement du 18 juillet 2019, le requérant a été convoqué le 4 septembre 2019 et que, après une demande de compléments faite le 4 octobre 2019, l'intéressé a été muni d'un certificat de résidence algérien valable du 3 décembre 2020 au
2 décembre 2021, qui par ailleurs a été renouvelé du 3 décembre 2021 au 2 décembre 2022.
Vu :
- le jugement n° 1803913 du tribunal administratif de Melun du 18 juillet 2019 ;
- les autres pièces du dossier.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Par un mémoire, enregistré le 22 mars 2023, la préfète du Val-de-Marne fait valoir qu'à la suite du jugement du 18 juillet 2019, le requérant a été muni d'un certificat de résidence algérien valable du 3 décembre 2020 au 2 décembre 2021, qui par ailleurs a été renouvelé du
3 décembre 2021 au 2 décembre 2022, et elle produit en ce sens une copie d'écran, issue de
l'" application de gestion des dossiers des ressortissants étrangers en France " (AGDREF). Si le requérant fait valoir qu'il n'a obtenu que des récépissés de demandes de titre, et s'il produit au soutien de ses allégations la copie de plusieurs récépissés, il ressort de ces éléments que le récépissé le plus récent était valable du 7 décembre 2020 au 8 juin 2021. En outre, M. A, à qui le mémoire du 22 mars 2023 a été communiqué le 24 mars suivant, et qui en a accusé la réception le 27 mars 2023, n'a pas présenté d'observations en réplique, dans le délai de 15 jours qui lui a été imparti, ou même depuis lors. Dans ces conditions, les conclusions de M. A présentées au titre de l'article L. 911-4 du code de justice administrative sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de prononcer l'astreinte sollicitée, ni de mettre à la charge de l'État la somme demandée par le requérant au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par M. A au titre de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
Article 2 : Le surplus des conclusions de M. A est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à la préfète du Val-de-Marne.
Le président de la 2ème chambre,
D. LALANDE
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026