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AccueilJurisprudence administrativeN° TA77-2301740

Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2301740

lundi 31 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2301740
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantMATOUANDOU MASSENGO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 14 février 2023, M. A C D, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 février 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et l'a interdit de retour pour une durée d'un an ;

2° d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.

M. C D soutient que les décisions en litige :

- sont entachées d'incompétence ;

- sont insuffisamment motivées et entachées d'un défaut d'examen attentif et personnalisé de sa situation ;

- sont entachées d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- ont été prises en méconnaissance du principe du contradictoire ;

- portent une atteinte excessive à son droit de mener une vie privée et familiale normale " et/ou " méconnaissent l'intérêt supérieur de l'enfant.

Par un mémoire complémentaire et des pièces, enregistrés les 4 et 5 juin 2023, M. A C D, représenté par Me Matouandou Massengo, avocat commis d'office à l'audience du 6 juin 2023, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 février 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et l'a interdit de retour pour une durée de trois ans ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne Marne de lui délivrer une autorisation de séjour ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer sous astreinte et dans un délai fixé par le Tribunal une autorisation provisoire de séjour le temps de cet examen ;

3°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. C D soutient que :

- les décisions portant obligation de quitter le territoire français, refusant un délai de départ volontaire et portant interdiction de retour sur le territoire français sont entachées d'incompétence ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français :

* est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;

* méconnaît l'article " 41-2 " de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

* viole l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision refusant un délai de départ volontaire :

* est insuffisamment motivée ;

* est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision fixant le pays de destination est illégale par voire de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

* est illégale par voir de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

* est insuffisamment motivée ;

* est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur d'appréciation.

Par deux mémoires, enregistrés les 18 et 19 juin 2023, M. A C D, représenté par Me Jovy, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 février 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et l'a interdit de retour pour une durée de trois ans ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour portant la mention vie privée et familiale " dans un délai de trente jours sous astreinte de cinq cents euros ou, à titre de subsidiaire, de prendre à nouveau une décision sur sa demande de titre de séjour dans le même délai et sous la même astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 au titre des frais irrépétibles.

M. C D soutient que :

- la décision portant obligation de quitter le territoire français :

* est entachée d'incompétence ;

* est entachée d'une erreur de droit pour violation des dispositions du 2° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ;

* est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision fixant le pays de destination :

* est entachée d'incompétence ;

* est illégale par la voie de l'exception d'illégalité ;

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

* est entachée d'incompétence ;

* est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

La requête a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne, représentée par le cabinet Actis Avocats, qui n'a pas présenté de mémoire en défense mais qui a communiqué des pièces enregistrées les 22 février et 5 et 16 juin 2023.

Une première audience s'est tenue le 6 juin 2023 avec Me Matouandou Massengo, avocat commis d'office, mais l'affaire a été renvoyée à la présente audience avec Me Jovy, avocat initialement choisi par le requérant.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la directive n° 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les États membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

La présidente du Tribunal a désigné M. Girard-Ratrenaharimanga, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles R. 776-13-1 et suivants, R. 776-15, R. 777-1 et suivants, R. 777-2 et suivants et R. 777-3 et suivants du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Girard-Ratrenaharimanga, qui a informé les parties, en application des dispositions de l'article R. 611-7-3 du code de justice administrative, de ce que la juridiction est susceptible de prononcer d'office une mesure d'injonction tendant à enjoindre à l'autorité préfectorale de réexaminer la situation de M. C D et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour et de prendre toute mesure propre à mettre fin au signalement de M. C D dans le système d'information Schengen ;

- M. C D, non représenté, qui indique avoir toute sa famille en France où il a fait ses études, qu'il parle mieux le français que le portugais et qu'il n'a plus personne au Cap-Vert. Il termine en précisant qu'il n'a pas pu répondre favorablement à une proposition de contrat de travail car il n'avait pas d'autorisation de travail ;

- et Me Rahmouni, représentant la préfète du Val-de-Marne, absente, qui conclut au rejet de la requête, aucun des moyens soulevés n'étant fondé.

Après avoir prononcé la clôture d'instruction à l'issue de l'audience publique à 12h08.

Considérant ce qui suit :

1. M. C D, ressortissant capverdien, né le 10 juin 1999 à Praia (République de Cabo Verde dite Cap-Vert), est entré en France le 1er janvier 2008 selon ses déclarations. L'intéressé a été interpellé le 11 février 2023 et placé le jour même en garde à vue pour des faits de dégradations de biens publics. Par arrêté du 12 février 2023, la préfète du Val-de-Marne a obligé l'intéressé à quitter le territoire français sans délai en application textuellement du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé une interdiction de retour pour une durée de trois ans. M. C D demande au tribunal d'annuler cet arrêté du 12 février 2023.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. D'une part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; (). ".

3. D'autre part, le 2° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français " l'étranger qui justifie par tous moyens résider habituellement en France depuis qu'il a atteint au plus l'âge de treize ans ; ". Il résulte de ces dispositions que le législateur a entendu protéger de l'éloignement les étrangers qui sont en France depuis l'enfance, à raison de leur âge d'entrée et d'établissement sur le territoire. Dans ce cadre, les éventuelles périodes d'incarcération en France, si elles ne peuvent être prises en compte dans le calcul d'une durée de résidence, ne sont pas de nature à remettre en cause la continuité de la résidence habituelle en France depuis au plus l'âge de treize ans, alors même qu'elles emportent, pour une partie de la période de présence sur le territoire, une obligation de résidence, pour l'intéressé, ne résultant pas d'un choix délibéré de sa part.

4. Il ressort des pièces du dossier que M. C D produit des certificats de scolarités pour l'année scolaire 2008/2009, des factures pour la cantine scolaire pour les années 2008 à 2012, une attestation d'hébergement signée d'une assistante sociale pour 2009, un bulletin de situation hospitalière en 2011, un courrier de l'inspection académique en 2012, des certificats de scolarités pour l'année 2012/2013 avec les bulletins trimestriels, un courrier de la Société nationale des chemins de fer (SNCF) en 2013 au titre d'une famille nombreuse sur lequel son nom figure, une assurance scolaire pour 2013, un bulletin scolaire pour 2014, un courrier du collège en 2014, un certificat de scolarité pour l'année 2014/2015 avec les bulletins trimestriels, une ordonnance du juge pour enfant le concernant en 2014 et une autre en 2015, un certificat de scolarité pour l'année 2015/2016 avec les bulletins trimestriels, une convention de stage signée en 2015, une convocation au certificat de formation générale en 2016, le relevé de notes au brevet en 2016, une convention de stage signée en 2016, l'attestation scolaire de sécurité routière de niveau 2 en 2016, le bulletin du deuxième trimestre pour l'année scolaire 2016/2017, une convention de stage signée en 2017, une attestation d'une association en 2017, une demande de titre de séjour en 2019, un courrier du groupe de protection sociale du bâtiment et travaux publics et de la construction " Pro BTP " en 2020, un courrier d'une banque en 2020, une attestation d'assurance maladie en 2021, un courrier d'une banque en 2021. Par ailleurs, par un premier jugement n° 2000646 du 24 février 2020, le tribunal administratif de Montreuil a annulé l'arrêté du 13 janvier 2020 par lequel le préfet du Val-de-Marne a obligé le requérant à quitter le territoire français, a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire d'une durée de trois ans pour violation des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et par un deuxième jugement n° 2200391 du 17 février 2023, le tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté en date du 12 janvier 2022 par lequel la préfète du Val-de-Mame a fait obligation à M. C D de quitter sans délai le territoire français dans un délai de trente jours et a prononcé à son encontre une interdiction de retour pour une durée de trois ans pour violation des dispositions précitées du 2° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont il ne ressort d'aucune pièce du dossier qu'ils ne soient pas définitifs en sorte que le présent arrêté viole au demeurant l'autorité absolue de la chose jugée. Il ressort de l'ensemble de ces pièces qu'elles montrent une présence habituelle de M. C D sur le territoire français depuis 2008, depuis l'âge de neuf ans sans que les faits reprochés ne puissent lui être opposés (CE, 8 avril 2021, n° 446427, A). Dans ces conditions, et alors que l'intéressé bénéficie d'une protection contre l'éloignement, la préfète du Val-de-Marne a, en prenant à son encontre une obligation de quitter le territoire français, violé les dispositions précitées du 2° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite ce moyen doit être accueilli.

5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. C D est fondé à demander l'annulation de la décision du 12 février 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne l'a obligé à quitter le territoire français ainsi que, par voie de conséquence, l'annulation des autres décisions attaquées, privées de base légale, par lesquelles cette autorité lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et l'a interdit de retour pour une durée de trois ans.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

6. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure. ".

7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 911-3 de ce code : " La juridiction peut assortir, dans la même décision, l'injonction prescrite en application des articles L. 911-1 et L. 911-2 d'une astreinte qu'elle prononce dans les conditions prévues au présent livre et dont elle fixe la date d'effet. ". Aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, () l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas. ". Il appartient au juge, saisi de conclusions sur le fondement des dispositions précitées, de statuer sur ces conclusions, en tenant compte, le cas échéant après une mesure d'instruction, de la situation de droit et de fait existant à la date de sa décision.

8. Eu égard aux motifs du présent jugement qui annule l'arrêté attaqué pour violation du 2° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et, ce, pour la deuxième fois, l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français contestée implique nécessairement l'existence d'un droit au séjour au profit de M. C D dès lors que la réserve de l'ordre public ne peut plus lui être opposée. Il y a donc lieu que la préfète du Val-de-Marne lui délivre une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de trente jours, sous astreinte de cent euros par jour de retard, et qu'elle lui délivre dans l'attente une autorisation provisoire de séjour.

9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006. (). ".

10. Le présent jugement, qui annule l'interdiction de retour sur le territoire français prise à l'encontre de M. C D, implique nécessairement que l'administration efface le signalement dont il fait l'objet dans le système d'information Schengen aux fins de non-admission. Il y a donc lieu d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de prendre toute mesure propre à mettre fin à ce signalement.

11. Enfin, les annulations prononcées n'impliquent aucune autre injonction.

Sur les frais liés au litige :

12. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État, qui est, dans la présente instance, la partie perdante, une somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par M. C D et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 12 février 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne a obligé M. A C D à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et l'a interdit de retour pour une durée de trois ans est annulé.

Article 2 : Il est enjoint à la préfète du Val-de-Marne, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de délivrer à M. A C D une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai de trente jours à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de cent euros par jour de retard, et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour.

Article 3 : Il est enjoint à la préfète du Val-de-Marne, ou à tout autre préfet territorialement compétent, de prendre toute mesure propre à mettre fin au signalement de M. A C D dans le système d'information Schengen procédant de l'interdiction de retour du 12 février 2023 ci-dessus annulée.

Article 4 : L'État (préfète du Val-de-Marne) versera à M. A C D une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C D est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. A C D et à la préfète du Val-de-Marne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 juillet 2023.

Le magistrat désigné,

Signé : G. Girard-Ratrenaharimanga

La greffière,

Signé : M. B

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Signé : M. B

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