mercredi 2 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2301805 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | HERVET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 février 2023, Mme B D, représentée par Me Hervet, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet de police de lui donner un rendez-vous afin de récupérer son récépissé de demande de changement de statut dans un délai de trois jours à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 2 000 euros hors taxes, soit 2 400 euros toutes taxes comprises, au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi 10 juillet 1991, sous réserve de la renonciation à la part contributive de l'État.
Elle soutient que :
- elle est titulaire d'un titre de séjour portant la mention " étudiant " valable jusqu'au
30 juillet 2022 ; le 18 juillet 2022, elle a demandé un changement de statut vers un titre portant la mention " recherche d'emploi - création d'entreprise " et s'est vu délivrer un récépissé valable jusqu'au 17 novembre 2022 ; le 9 octobre 2022, elle s'est mariée avec un compatriote titulaire d'une carte de séjour portant la mention " passeport talent - salarié qualifié " ; elle n'a obtenu aucune réponse à sa demande de changement de statut, ni du préfet de police, ni de la préfète du Val-de-Marne, département dans lequel elle a déménagé ; la préfecture de police se déclare incompétente en raison de son déménagement, et la préfecture du Val-de-Marne indique ne pas pouvoir traiter sa demande dans la mesure où son dossier est pendant devant la préfecture de police ;
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle est dépourvue de récépissé et se trouve en conséquence en situation irrégulière, dans une situation d'insécurité juridique impactant considérablement sa situation professionnelle, financière et familiale, alors même qu'elle a entamé les démarches nécessaires pour renouveler ses droits au séjour en changeant de statut depuis le 18 juillet 2022 ;
- la mesure sollicitée est utile en raison des atteintes portées à son droit au travail, à sa liberté de circulation et à sa vie privée et familiale et de l'impossibilité dans laquelle elle se trouve de poursuivre la procédure devant la préfète du Val-de-Marne ;
- elle ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes d'une part de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence, et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
2. Il ressort des pièces du dossier que Madame D a déposé, le
18 juillet 2022, à la préfecture de police, un dossier de demande de renouvellement de son titre de séjour et s'est vu remettre un récépissé. En vertu des dispositions combinées des articles R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et faute de réponse de l'administration dans un délai de trois mois, elle doit ainsi être réputée s'être vu opposer une décision implicite de rejet, à l'exécution de laquelle sa demande d'injonction ferait obstacle. Il y a lieu par suite de rejeter les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par Mme D.
3. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions que Mme D présente sur leur fondement à l'encontre de l'Etat qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Madame D est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Madame B D et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée à la préfète du Val-de-Marne.
Fait à Melun, le 2 août 2023.
La juge des référés,
Signé : C. C
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026