jeudi 12 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2302400 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre, JU |
| Avocat requérant | FRESARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 mars 2023, M. A B, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 février 2023 en tant que le préfet de Seine-et-Marne l'a obligé à quitter le territoire français ;
2°) d'enjoindre à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides de le convoquer à un entretien au titre de l'asile.
Il soutient que :
- il n'a reçu aucun courrier de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ; l'office ne l'a jamais convoqué à un entretien au titre de l'asile ; il ignorait que les décisions de l'office n'étaient pas notifiées par voie postale et qu'il convenait de consulter son espace personnel, toutes les deux semaines, sur le site " OFPRA.FR " ;
- la Cour nationale du droit d'asile a rejeté son recours au motif qu'il avait été présenté hors délai ;
- il craint pour sa vie en cas de retour dans son pays d'origine.
Par un mémoire, enregistré le 19 septembre 2023, le préfet de Seine-et-Marne, qui transmet au tribunal les pièces afférentes au dossier, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Bonneau-Mathelot pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 614-5 et L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bonneau-Mathelot, qui a informé les parties, sur le fondement de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que la requête était tardive ;
- et les observations de Me Frésard-Sebti, représentant M. B, qui n'est pas présent, et qui indique qu'elle n'a pas rencontré le requérant et qu'elle s'en remet aux écritures initiales ;
- la préfète du Val-de-Marne n'était ni présente ni représentée.
Après avoir prononcé la clôture d'instruction à l'issue de l'audience publique à 15 h 29.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant sri lankais, né le 3 avril 1978 à Nochichikulam
(Sri Lanka), a, le 17 mai 2022, sollicité l'asile. Par une décision du 31 août 2022, le directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté se demande. Par un arrêté du 8 février 2023, le préfet de Seine-et-Marne l'a obligé à quitter le territoire français, sur le fondement des dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office. M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté en tant que le préfet de Seine-et-Marne l'a obligé à quitter le territoire français.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 1°, 2° ou 4° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quinze jours suivant la notification de la décision. / () ". Aux termes de l'article R. 776-2 du code de justice administrative : " (). / Conformément aux dispositions de l'article L. 614-5 du [code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile], la notification d'une obligation de quitter le territoire français avec délai de départ volontaire, prise en application des1°, 2° ou 4° de l'article L. 611-1 du même code, fait courir un délai de quinze jours pour contester cette obligation ainsi que les décisions relatives au séjour, au délai de départ volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour notifiées simultanément. / () ". Aux termes de l'article R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".
3. Il ressort des pièces du dossier, et n'est ailleurs pas contesté par M. B, que l'arrêté du 8 février 2023 litigieux en tant que le préfet de Seine-et-Marne l'a obligé à quitter le territoire, pris sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qui mentionnait les voies et délais de recours, lui a été notifié le 17 février 2023 ainsi que cela ressort de l'accusé de réception produit par le préfet de
Seine-et-Marne. L'intéressé avait donc un délai franc de quinze jours pour saisir le tribunal administratif aux fins de demander l'annulation de cet arrêté. Or, à la date à laquelle sa requête a été enregistrée au greffe du tribunal, soit le 8 mars 2023, le délai de recours contentieux était expiré. Il suit de là que la requête de M. B est tardive et ne peut qu'être rejetée.
4. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté du 8 février 2023 en tant que le préfet de Seine-et-Marne a obligé M. B à quitter le territoire français ne peuvent qu'être rejetées ainsi que, par voie de conséquences, les conclusions aux fins d'injonction qu'il a présentées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de
Seine-et-Marne.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 octobre 2023.
La magistrate désignée,
S. BONNEAU-MATHELOT
La greffière,
S. SCHILDER
La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026