jeudi 21 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2302784 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre, JU |
| Avocat requérant | AHMAD |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 9 mars 2023, enregistrée le 10 mars 2023 au greffe du tribunal administratif de Melun, le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, en vertu des dispositions de l'article R. 351-3 du code de justice administratif, a transmis la requête de
M. F D au tribunal administratif de Melun territorialement compétent.
Par cette requête, enregistrée le 2 mars 2023, au greffe du tribunal administratif de
Cergy-Pontoise, et un mémoire, enregistré le 5 mars 2024 au greffe du tribunal administratif de Melun, M. F D, représenté par Me Ahmad, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale ;
2°) d'annuler l'arrêté du 1er mars 2023 en tant que le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français ;
3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation en vue d'une admission exceptionnelle au séjour pour vie privée et familiale.
Il soutient que :
- l'arrêté a été signé par une autorité incompétente ;
- l'obligation de quitter le territoire français est dépourvue de base légale ; si l'arrêté fait mention de ce qu'il ne justifie d'aucune circonstance particulière justifiant son maintien en France à défaut d'être titulaire d'un titre de séjour ou d'un document administratif valable, et qu'il n'a sollicité aucune demande de délivrance d'un titre de séjour, il a indiqué devant
l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile qu'il fait l'objet de menaces d'opposants politiques au Bangladesh ; un retour dans son pays d'origine lui est ainsi impossible ; il a formulé une demande d'admission exceptionnelle au séjour mention vie privée et familiale dès lors qu'il réside en France depuis plus de cinq ans et il est intégré socio professionnellement dans la société ;
- il remplit les conditions d'admission exceptionnelle au séjour prévues à l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et il tente d'obtenir un rendez-vous pour déposer sa demande ; compte tenu des considérations humanitaires, il est demandé au tribunal d'annuler l'arrêté pour lui permettre déposer sa demande ;
- l'interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans n'est pas motivée dans la mesure où elle ne tient pas compte de son ancienneté sur le sol français, en méconnaissance de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est disproportionnée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 février 2024, le préfet des Hauts-de-Seine, qui a transmis les pièces afférentes au dossier, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la requête de M. D n'appelle pas d'observation particulière.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du
17 mai 2023 du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal administratif de Melun.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Bonneau-Mathelot pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 614-5 et L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en application de l'article R. 776-13-3 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Bonneau-Mathelot.
M. F D et le préfet des Hauts-de-Seine n'étaient ni présents ni représentés.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique à 10 h 48.
Considérant ce qui suit :
1. M. F D, ressortissant bangladais né en 1994 à Sylhet (Bangladesh), a présenté une demande d'asile, qui a été rejetée par une décision du 19 juillet 2018 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), confirmée par une décision du 15 mars 2019 de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Par un arrêté du 1er mars 2023, le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français, sur le fondement des dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans. M. D demande au tribunal d'annuler cet arrêté en tant que le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant deux ans.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Par une décision du 17 mai 2023, le président du bureau de l'aide juridictionnelle du tribunal administratif de Melun a accordé l'aide juridictionnelle totale à M. D. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à son admission à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle, lesquelles sont devenues sans objet.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
3. En premier lieu, par un arrêté n° 2023-009 du 9 février 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du même jour, le préfet des Hauts-de-Seine a donné à M. B E, adjoint au chef du bureau des examens spécialisés et de l'éloignement, délégation de signature aux fins de signer, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme C, directrice des migrations et de l'intégration et de Mme A chef du bureau des examens spécialisés et de l'éloignement, les décisions en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.
4. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () ; 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; / () ".
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France et qui a introduit sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français ". Aux termes de l'article L. 542-1 de ce code : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci ".
6. M. D soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire français est dépourvue de base légale. A l'appui de son moyen, le requérant se prévaut de la circonstance que l'arrêté énonce qu'il n'y a " aucune circonstance particulière qui motiverait [son] maintien sur le territoire français car [il n'est] pas titulaire d'un titre de séjour ou [d'un] document administratif valable et [qu'il n'a] sollicité aucune demande de délivrance de titre de séjour " alors " pourtant [qu'il a] énoncé devant l'OFPRA et la CNDA [qu'il est] menacé par des opposants politiques au Bangladesh. Dès lors [il lui est] impossible de retourner dans [son] pays ". Il ressort, toutefois, des termes de la décision portant obligation de quitter le territoire français que le préfet des
Hauts-de-Seine ne s'est pas fondé sur les dispositions précitées du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à supposer que M. D ait entendu s'en prévaloir, pour l'obliger à quitter le territoire français, mais sur les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 précité. En outre, il ressort des pièces du dossier, notamment de la fiche extraite de la base de données " Telemofpra ", que son recours contre la décision du 19 juillet 2018 de rejet de sa demande d'asile de l'OFRPA a été rejetée par une décision du 15 mars 2019 de la CNDA, notifiée le 27 mars 2019. A supposer que M. D soutient avoir déposé une demande d'admission exceptionnelle au séjour, il ne l'établit pas. Son droit de se maintenir sur le territoire français a donc pris fin le 15 mars 2019, soit à la date de la lecture en audience publique de la décision de la CNDA. Par suite, M. D pouvait faire l'objet, en application des dispositions précitées du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, sans que la circonstance qu'il réside en France depuis cinq ans et qu'il soit intégré professionnellement et socialement en France, au demeurant non établie, n'ait d'incidence.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ". Lorsque la loi prescrit l'attribution de plein droit d'un titre de séjour à un étranger, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une mesure d'obligation de quitter le territoire français.
8. D'une part, à supposer que M. D ait entendu se prévaloir des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il n'établit pas, en l'espèce, avoir déposé une demande d'admission exceptionnelle sur ce fondement. Il ne peut par suite utilement soutenir que le préfet aurait méconnu ces dispositions, lesquelles ne prévoient pas la délivrance d'un titre de séjour de plein droit. D'autre part, la légalité de l'obligation de quitter le territoire français s'apprécie à la date à laquelle cette mesure d'éloignement a été prise. Par suite, la circonstance, à la supposer établie, qu'il " tente d'obtenir un rendez-vous en vue de déposer sa demande [d'admission exceptionnelle au séjour] " est dépourvue de toute incidence sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Ce moyen inopérant ne peut donc qu'être écarté.
9. En quatrième et dernier lieu, aux termes L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et
L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées ". Aux termes de l'article L. 612-6 du même code: " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ". Il résulte des dispositions précitées que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ volontaire, il lui appartient d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
10. Il ressort des termes de la décision litigieuse que le préfet des Hauts-de-Seine, après avoir refusé d'accorder un délai de départ volontaire à M. D et après avoir rappelé qu'il ne justifiait d'aucune circonstance humanitaire particulière, lui a, en application des dispositions précitées de l'article L. 612-6 du même code, interdit le retour sur le territoire français et a fixé la durée de cette interdiction à deux ans en application de l'article L. 612-10 de ce code. Le délai d'interdiction de retour est fixée à deux ans au motif que la situation familiale de l'intéressé ne fait pas état de fortes attaches sur le territoire, qu'il a déjà fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 29 mars 2019 prononcé par le préfet de Police de Paris à laquelle il ne s'est pas conformée, et que compte tenu des circonstance propres au cas d'espèce, cette durée ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au regard de sa vie privée et familiale. Dans ces conditions, M. D n'est pas fondé à soutenir que la décision d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans serait insuffisamment motivée, faute d'avoir pris en compte son ancienneté sur le territoire français. Il ne résulte pas davantage de ce qui précède que cette décision serait disproportionnée compte tenu des éléments du dossier. Par suite ces moyens doivent être écartés.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. D ne peuvent qu'être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, et en tout état de cause, les conclusions aux fins d'injonction qu'il a présentées.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. D est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F D et au préfet des
Hauts-de-Seine.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 mars 2024.
La magistrate désignée,
S. BONNEAU-MATHELOT
La greffière,
S. SCHILDER
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2302784
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026