mardi 18 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2302818 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DJAMAL ABDOU NASSUR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 mars 2023, M. E B, représenté par
Me Djamal Abdou Nassur, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 27 février 2023 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne lui a refusé la délivrance d'un passeport et d'une carte nationale d'identité ainsi que de la décision du même jour par laquelle cette autorité l'a inscrit au fichier des personnes recherchées ;
2°) d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un passeport et une carte nationale d'identité et de retirer son identité du fichier des personnes recherchées ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat (préfet de Seine-et-Marne) une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur l'urgence :
- il risque à tout moment en cas de contrôle d'être expulsé ; cette situation ne résulte pas de son fait ;
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- il est titulaire d'un certificat de nationalité française délivrée le 13 juillet 2010 par le tribunal d'instance d'Auch ; la filiation avec son père est établie par déclaration ; il a été titulaire d'un passeport français du 10 janvier 2013 au 9 janvier 2023 et d'une carte nationale d'identité du 22 novembre 2012 au 26 novembre 2022 ; il est titulaire d'une carte électorale délivrée par la commune de La Courneuve ; son père M. A B est titulaire d'une déclaration de nationalité française souscrite le 24 juin 1977 au tribunal d'instance de Marseille et d'une copie intégrale d'acte de naissance délivrée par le service de l'état civil à Nantes ; sa fille C née le
16 juillet 2016 est titulaire d'une carte nationale d'identité délivrée le 20 octobre 2016 et valable jusqu'au 19 octobre 2026 ; ces preuves ne sont pas remises en cause par la préfecture.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 avril 2023, le préfet de Seine-et-Marne conclut au rejet de la requête :
Il soutient que :
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
- la décision comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement ;
- elle est signée par une autorité compétente ;
- la décision n'est pas entachée d'erreur de droit : l'administration doit s'assurer de l'identité du demandeur ;
- la décision n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation : le certificat de nationalité française joint à sa requête ne comporte aucune photo ; la photo présentée en 2010 n'est pas la sienne mais celle d'un autre individu ; deux individus ont présenté des demandes de titre d'identité français en revendiquant un même état civil ; le certificat de nationalité française obtenu en 2010 correspond au passeport détenu par l'autre individu ; lors de la convocation du
2 février 2022, il s'est présenté sans membre de sa famille pouvant attester de son identité ; lors de cette audition ses déclarations ne correspondaient pas aux éléments recueillis lors de l'enquête administrative : il a déclaré être fils unique ; or son père et sa mère ont eu plusieurs enfants ; il se déclare célibataire; or, il vit en concubinage ; les adresses ne correspondent pas.
Vu :
- la décision attaquée du 27 février 2023 et la copie de la requête n°2302576 aux fins d'annulation présentée contre cette décision.
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le décret n°55-1397 du 22 octobre 1955 ;
- le décret n°2005-1726 du 30 décembre 2005 ;
- le code de justice administrative ;
La présidente du tribunal a désigné M. Guillou, premier conseiller honoraire, pour statuer sur les demandes de référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 11 avril 2023 en présence de Mme Aubret greffière d'audience, M. D a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Djamal Abdou Nassur, représentant M. B, qui se désiste du moyen tiré de l'incompétence et persiste dans les autres points de la requête ;
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, né le 14 juillet 1980 à Mitsamiouli (Comores) a sollicité le 22 août 2019 le renouvellement de son passeport pour cause de perte et de sa carte nationale d'identité le
17 janvier 2023 qui était arrivée à expiration ; il s'est vu opposer le 25 mai 2020 un sursis à statuer en raison de la revendication de son état-civil par une autre personne ; après enquête administrative, par une décision du 27 février 2023 le préfet de Seine-et-Marne a rejeté sa demande. Par la présente requête, M. B demande la suspension de l'exécution de la décision du 27 février 2023 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de lui délivrer un passeport et une carte nationale d'identité ainsi que de la décision du même jour par laquelle cette autorité l'a inscrit au fichier des personnes recherchées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. L'article L. 521-1 du code de justice administrative dispose : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () " et l'article L. 522-1 dudit code dispose : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () " ; enfin le premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code dispose : "La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".
Sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Dès lors, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence, l'une des deux conditions posées par l'article L. 521-1 précité du code de justice administrative n'étant pas remplie, il y a lieu, de rejeter les conclusions de M. B aux fins de suspension de l'exécution de la décision attaquée ; par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles relatives aux frais d'instance doivent être rejetées.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de Seine-et-Marne et au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Le juge des référés,
Signé : J-R. D
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026